Les envolées de Celli

L’étiquette

Dans 18 jours, ce sera Noël et je me suis dit qu’il serait important de se rappeler les règles de l’étiquette… Façon 1945 🙂

À quoi sert la serviette de table en public ou en visite?
On la met sur ses genoux non complètement dépliée. On s’en sert pour s’essuyer les lèvres seulement. Le repas terminé,elle est déposée, non pliée, près de l’assiette.
(Que fait-on si nos doigts sont sales ou que nous ne sommes pas en visite ou en public? On s’essuie sur la nappe?)

Comment mange-t-on de la viande?
On coupe la viande par bouchées, morceau par morceau, en tenant la fourchette de la main gauche et le couteau de la main droite. On porte la viande à la bouche à l’aide de la fourchette.
(on ne précise pas ici si il faut garder la fourchette dans la main gauche pour manger la bouchée)

Où doit-on déposer les os en mangeant?
Quand la chair en a été enlevée, on les dépose sur le bord supérieur de l’assiette opposé à celui qui est près de soi.
(un grand merci à St-Hubert qui a eu l’idée d’inventer la petite assiette pour les os)

Doit-on prendre de tous les plats?
Il est loisible de ne pas goûter tous les plats, mais à condition de ne pas avoir l’air de se réserver pour les plus succulents.
(loisible?????)

Quel usage fait-ton de la serviette de table en famille?
En famille il est permis d’attacher sa serviette à son col ou à sa boutonnière, afin de préserver davantage ses vêtements.
(voilà ma réponse pour ce qui est de la bouffe en famille, mais pour les doigts, je suis toujours sans réponse)

Dans quel défauts tombent certaines personnes oublieuses des règles de l’étiquette?
Elles manifestent leur goût ou leur répugnance pour certains mets, elles palpent les fruits pour connaître leur degré de maturité ou choisir le meilleur.
(Hum! Me voilà bien embêtée, moi qui aime palper les fruits et légumes, sentir les effluves du mets et tasser fortement loin de moi, les petits pois verts et tout ce qui contient du beurre d’arachides. Sans être impolie, il me semble que ça fait partie de l’expérience gastronomique!)

Comment reconnaît-on qu’un enfant est mal élevé?
L’enfant mal élevé est capricieux. Il ne trouve rien à son goût. À commencer par la soupe, il y a des mets auxquels il ne touche pas; d’autres qu’il fait semblant de manger pour ne pas être privé de dessert. Il lui faudrait des langues de rossignols ou des cervelles d’autruches pour le satisfaire.
Mafalda de tous les pays levez-vous contre les adeptes de la soupe! Et que la PÉTA protège les rossignols et les autruches. En tant qu’enfant difficile, je refuse d’être accusée de la disparition des autruches et des rossignols. Et pour ce qui est de la soupe, je ne parlerai qu’en présence de mon avocat.

J’espère que vous avez apprécié cette petite incursion dans l’histoire. Moi, ce petit bout d’étiquette et de politesse à table m’a presque autant plu que le chapitre sur la propreté du corps…

Celli

Source : Manuel d’hygiène, de bienséance, de civisme, approuvé par le Comité catholique du Conseil de l’instruction publique, rédigé par une réunion de professeurs, Montréal, 1945.

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