Récit

La crème de tomates… un met réconfortant?

15 décembre 2013

La crème de tomates… un met réconfortant?

J’ai compris très vite qu’un repas sans soupe, ce n’était pas un vrai repas. À la maison, il y avait toujours de la soupe. Que je le veuille ou non, il fallait la manger sinon, pas de dessert. D’ailleurs, j’y pense, pourquoi on entendait jamais « si tu ne manges pas ta soupe tu n’auras pas de poisson? De ragoût de boulettes? Non, c’était toujours pas de dessert.

 Alors chaque jour, il fallait la manger. Chaque jour, il fallait soit la faire, soit aller en chercher dans un plus petit chaudron au frigo du sous-sol. Pour moi, c’était toujours un périple. Ledit frigo étant situé juste à côté de la fournaise, celle qui me faisait si peur avec ses tuyaux bleus et argentés et son bruit horrible chaque fois qu’elle démarrait. J’avais vraiment peur et encore aujourd’hui, la vue des tuyaux ne me rassure pas. Étrange, non?

Bien sûr les sortes de soupe variaient : soupe au barley (à l’orge), aux patates, aux tomates, aux pois (la préférée de mon père). Avec le recul, les soupes cuisinées par ma mère étaient toutes délicieuses, sauf peut-être les fonds de chaudronne. C’est juste qu’à l’usure, on s’en lassait.

Il y avait tout de même une sorte de soupe qui à tout coup gagnait mon cœur par son caractère réconfortant : la crème de tomates. Mais pas n’importe laquelle, la Aylmer. Elle avait ce petit quelque chose de différent comme le fait d’être une crème et de venir d’une boîte. Et qu’elle m’était servie en plein après-midi par ma grand-mère.

Le dimanche, nous allions toujours passer l’après-midi et souper chez ma grand-mère où habitait aussi un de mes oncles. Ce dernier, l’hiver nous amenait faire du ski doo (ou motoneige, mais à l’époque on disait toujours Ski Doo, comme la marque de commerce) et lorsque nous rentrions, ma grand-mère ouvrait une boîte de crème de tomates qui à l’instar du chocolat chaud, nous réchauffait après quelques heures de plein air. La soupe devenait alors réconfortante! Encore aujourd’hui, en temps de déprime, rien de mieux qu’une crème de tomates parsemée de cubes de fromage.

Plus tard au Cegep, la crème de tomates allait devenir la seule soupe autorisée à entrer dans mon appartement. Maintenant que j’avais l’opportunité de ne plus en manger à tous les repas…

Pendant longtemps, j’ai très peu cuisiné, je n’y voyais pas l’intérêt (pour mieux comprendre, lisez mon prochain blogue 🙂 . Par contre, je possédais sur le bout de mes doigts douze recettes et elles revenaient en rotation. Et même si cela peut paraître simpliste ou carrément niaiseux, la crème de tomates faisait partie de ces douze recettes.

Celli

https://cellirelcenecrivaine.wordpress.com/2018/07/25/creme-de-tomates/

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