Les envolées de Celli

« Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger. »

17 décembre 2013

 « Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger. »

L’avare de Molière

Sans souffrir du mal de l’avare, cet adage a gouverné mon parcours culinaire pendant très longtemps.

Je n’avais pas de talent pour la cuisine et franchement, ça ne m’intéressait pas vraiment. Il y avait trop de livres à lire, d’histoires à découvrir et de films à regarder pour « perdre » mon temps devant un comptoir de cuisine où la plupart du temps, j’étais de corvée de patates.

De toute façon, je ne voyais pas l’intérêt d’intégrer toutes ces notions culinaires, alors qu’il y avait tant d’autres choses intéressantes à faire. C’était ça, juste une question d’intérêt et pas nécessairement un manque de talent. De toute manière, pourquoi me casser la tête, à chacun son métier et les vaches seront bien gardés.

Cependant dans la tête de bien des gens, le mystère du comment une personne dont la mère et les tantes étaient les championnes de l’exploration culinaire pouvait-elle ne pas avoir hérité de quelques gênes alimentaires pour l’aider? Alors que socialement – nous sommes au milieu des années 1970 – j’aurais dû, selon eux, apprécier et réussir cette tâche typiquement féminine, c’est mon frère qui aimait regarder ma mère cuisiner et syntoniser à Radio-Canada, Le gourmet farfelu! (http://www.radio-canada.ca/emissions/bien_dans_son_assiette/2012-2013/chronique.asp?idChronique=290087)

Plus tard, au Cégep loin du frigo de ma mère, je me suis rabattue sur la crème de tomates, bien sûr, le Dinner Kraft et le bar à salade de la cafétéria. Ce qui faisait à l’époque bien mon affaire.

Seul problème, lorsque je recevais des amis. On ne peut tout de même pas faire de la fondue chinoise chaque fois! Premièrement, cela fait un méchant trou dans un budget étudiant et on finit par s’écoeurer. Aussi, je me suis dit que je devais minimalement posséder les techniques de quelques recettes. De là, ma liste de douze recettes réussies que j’alternais d’un groupe d’amis à l’autre.

Tout cela – mets en boîtes et cafèt – m’a permis de survivre jusqu’à ce que je rencontre mon amoureux. Le destin avait bien fait les choses, en plus d’être mon amour, il savait et aimait cuisiner. Avec lui, je me suis retrouvée, culinairement parlant, spécialiste en décoration de table et en gâteaux en tous genres. Un poste qui me convenait parfaitement.

Et puis un jour, je me suis retrouvée à la maison pour toute sorte de raisons qui ne sont pas importantes ici, et je me suis mise à cuisiner, à explorer, à rechercher, à essayer, à me régaler et surtout, à découvrir une activité à laquelle j’aurais pu m’intéresser bien avant. Dans le tumulte du début de ma quarantaine, cuisiner m’a sauvée!

Celli

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