Menus et recettes

Riz frit à la chinoise de Jehane Benoit

Riz frit à la chimoise de Jehane Benoit

Note : Remarquez que cette recette contient du Glutamate monosodique (!?) et comme je suis intolérante à cet exhausteur de goût, inutile de vous dire que jamais au grand jamais, j’en ajouterai dans mes recettes. Le sel et le poivre suffisent ou des fines herbes suffisent amplement à assaisonner un plat et le rendre très goûteux. Que fait le glutamate, il vous donne une sensation de brûlure et une envie de boire abondamment sans vraiment ressentir un épanchement. J’avais consulté ce site à l’époque http://www.ladietetiquedutao.com/glutamate.html il donne une bonne idée de ce qu’est ce produit. Et si un jour vous ne pouvez manger des croustilles sans passer à travers le sac… Eh bien! dites-vous, que ce n’est pas tant un manque de volonté que le glutamate!

Récit

Riz frit à la chinoise de Jehane Benoit

Jehanne et moi : Riz frit aux oeufs

  

L’Encyclopédie de la cuisine canadienne de Jehane Benoit (Messagerie St-Laurent, 1963, 6e édition) aussi appelé le gros livre de recettes jaune pesant de ma mère. Ce livre m’a toujours impressionnée. Il y avait tellement de pages et de recettes. Pour avoir l’édition complète, maman avait dû semaine après semaine acheter tous les fascicules. À l’époque, Jehane Benoit était la Julia Child du « Canada français ». Comme elle l’expliquait, notre bonne cuisine « canadienne-française » était un mélange de cuisines québécoise, française et américaine.

 

L’introduction, écrite par l’éditeur, est à elle seule est succulente 😊 :

 « Nos femmes veulent plaire à l’homme gourmand et elles ont longtemps rivalisé d’imagination pour adapter aux besoins ou aux nécessités du pays les plats de nos ancêtres, transmis de mère en fille. »

 

Hum ! Plaire à l’homme gourmand. Disons que le féminisme me démange un peu. Mais pour l bien de cette chronique, je vais le prendre historique et non personnel. Surtout si on prend le temps de connaître le parcours de Jehane Benoit. Comment elle s’est rendue dans les années ’30 étudier à l’école du Cordon bleu à Paris et comment elle y est retournée pour étudier à la Sorbonne en chimie alimentaire, alors que pour les femmes, ces études n’étaient que peu accessibles et surtout pour plusieurs, inutiles. Heureusement, le monde a bien changé…

 

La recette de Jehanne que je préférais à l’époque, car elle me sauvait des éternels œufs du vendredi soir, est située à la page 550 : Riz frit à la chinoise. Cette recette en alternance avec le spaghetti sauce à la viande et champignons rôtis remplaçaient ces repas du vendredi à consonnance de tradition judéo-chrétienne où le midi, on mangeait du poisson et le soir des œufs. Disons que les lundis sans viande d’aujourd’hui sont beaucoup plus diversifiés et attrayants. Mais pas grave, rien de mieux que l’âge de la révolte adolescente pour sortir du carcan des coutumes familiales.

 

Avec les années, j’ai enfin compris que ma mère profitait de cette journée pour se simplifier la vie et ne pas avoir à prévoir et cuisiner des repas compliqués qui plaisent à tout le monde…

 

Celli

https://cellirelcenecrivaine.wordpress.com/2014/01/26/riz-frit-a-la-chimoise-de-jehane-benoit/