Les envolées de Celli

Écrire

Le désir d’écrire

Je m’ennuie d’écrire. Mon retour aux études, plutôt que de me faciliter la tâche, la rend plus difficile. Comment ai-je pu croire – à mon âge — qu’après une journée debout à courir pour réussir mes mets, je me sentirais assez fringante pour en fin de journée, écrire ? Du coup, l’écrivaine la nuit en a pris pour son rhume et au sens littéral du terme ces jours-ci !

Bref ! J’écris très peu et je m’en ennuie, car l’activité de créer tous ces mondes, ces gens, ses histoires fait partie de ma vie comme de respirer. Et que là, dans cette folie sucrée, je n’inhale qu’une fois sur deux.

Ce n’est pas ma créativité qui est en panne, c’est mon corps. En témoigne, mon agenda qui se rempli de post-it avec des idées, des intrigues, des corrections, des personnages sympathiques ou pas et tout plein d’autres choses.

Mais je n’arrive pas à faire un choix. Je veux les deux. Je veux arriver le soir chez moi, zen, et grappiller quelques minutes pour écrire. Continuer les romans graphiques sur lesquels je travaille et commencer à élaborer un projet intéressant qui dort dans mon agenda. Je veux aussi assister à mes cours et apprendre de nouveaux desserts sans me dire que je dois courir séance tenante après les ingrédients de la prochaine recette sans avoir vraiment intégré les aspects importants de la première. Et me dire en arrivant chez moi que les biscuits que j’ai dans les mains sont bien réels, que c’est moi qui les ai faits. Parce que certains jours, je ne suis pas sûre tellement tout a été rapide ! D’ailleurs, en passant, étranges pratiques pédagogiques que la formation professionnelle et ses compétences à acquérir…

Alors que faire ? J’aime écrire et j’aime ce corpus de pâtisserie malgré l’étourdissement de la vitesse. Et néanmoins dans notre monde où le travail est glorifié comme partie intégrante du libéralisme économique et de l’identification du soi au détriment parfois de bien d’autres éléments structurants de l’être, comment puis-je affirmer que je suis à bout de souffle ? Que peut-être suis-je paresseuse, une adepte de la lenteur qui a besoin de ce rythme pour créer, réfléchir, œuvrer ? Ou peut-être suis-je une épicurienne en mal d’expérience gustative devant une production qui nait et part aussi vite que les secondes ? Je ne sais pas, je ne sais plus.

Non, je sais. Je sais le désir, je sais cette force qui nous pousse à tout arrêter pour donner vie à une idée. Ça, je sais. C’est à partir de là que je dois construire…

Celli Relcen

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s