Les envolées de Celli

Le bonheur s’assoit parfois

Ce jour-là, le soleil brillait et nous réchauffait malgré une brise fraîche venue du fleuve. Assise sur un banc, j’attendais l’arrivée d’une amie avec qui je devais dîner. Et comme toujours, j’avais avec moi le dernier roman que j’étais en train de lire.

J’avais à peine commencé ma lecture, qu’une dame âgée s’est assise mollement à côté de moi. « J’aime bien cet auteur. » J’ai levé la tête, un peu surprise qu’elle m’ait adressé la parole. « Oui, moi aussi. J’ai lu presque tous ses livres. »

Ne voulant pas vraiment entamer une conversation, je suis retournée à ma lecture même si je sentais toujours son regard sur moi. « Avant de m’asseoir, je vous ai observée et votre joli visage, penché sur ce livre avec une telle plénitude, m’est apparu comme celui d’une personne sereine, heureuse. » Ma bouche s’est ouverte sans qu’aucun son réussisse à en sortir. « Vous savez à mon âge, on a vu bien des choses, et quand je vois le bonheur assis sur un banc, je le salue. Continuez d’être heureuse, vous êtes comme une bouffée d’air frais dans notre monde cynique. »

Elle m’a souri une dernière fois et est repartie tranquillement sans se retourner. Dans mon livre, les mots dansaient. Je n’avais que ses paroles en tête. Étais-je heureuse? Ou tout simplement n’étais-je pas capable de le reconnaître? Car, peut-être, que le bonheur n’est qu’un instant de sérénité comme celui-ci, sur lequel on peut voguer pendant longtemps, mais qu’au fil des jours, on a tendance à oublier jusqu’à ce qu’un ange aux cheveux blancs passe et vienne vous le rappeler.

« Qu’est-ce que tu as à sourire béatement? » J’ai levé les yeux et dans la lumière du soleil est apparue mon amie. J’ai étiré mon sourire, me suis levée, l’ai prise par le bras et lui ai dit tout doucement : « Viens, que je te raconte… »

Celli Relcen

Récit

Moi, je voulais juste apprendre à faire des cupcakes

Eh oui! Lorsque j’ai décidé de retourner sur les bancs d’école en pâtisserie, ce que je voulais perfectionner, apprendre, découvrir, cuisiner et garnir plus que tout, c’était les cupcakes. Faire un module entier de petits gâteaux aux saveurs variées et garnis de différentes décorations. Et à la fin, les regarder aligner dans leurs beaux moules de papier colorés pour ensuite entendre s’extasier les gens qui viendraient les voir et les manger.

À la différence que le module Petits gâteaux est passé et je n’ai pas cuisiné un seul cupcake. Pas un seul! Des dizaines de petits gâteaux à étage sous toutes leurs formes, mais aucun cupcake. D’accord, j’ai appris de belles techniques et d’intéressants produits tous plus intéressants les uns que les autres, mais il n’en demeure pas moins que je n’ai fait aucun cupcake.

Et non, ce n’est pas une affaire de mode chez moi. Sex and the city ne m’a aucunement influencée. Je fais des cupcakes depuis que je suis toute petite. J’aurais tellement aimé me perfectionner ne serait-ce que l’espace d’une journée. J’en entends déjà me dire que les petits gâteaux tiennent de mêmes techniques que les gros. Non. Absolument non! Ils existent par eux-mêmes. Bon, j’exagère, mais à peine.

Enfin… il me reste encore quelques semaines de formation et peut-être aurais-je la joie d’en faire. Il faut garder espoir.

Et pourquoi ne pas utiliser le module chocolat qui commence cette semaine pour prendre une journée et cuisiner une douzaine de cupcakes qui seraient décorés de crème au beurre ainsi que d’un délicieux morceau de chocolat? 😉

Celli