Les envolées de Celli

Bibliothèques et librairies

J’ai toujours aimé les livres du plus loin que je me souvienne. Même qu’il y a quelques années, j’ai fait mes premières armes de blogueuse en tenant le blogue de La Bouquinière (2009-2012). L’original n’est plus disponible en ligne outre peut-être quelques récidives l’an dernier.

Dans mes premiers articles, j’ai revisité 52 livres qui avaient sillonné ma vie. 52 lectures pendant 52 semaines. 52 instants remplis de souvenirs, d’auteurs marquants, de personnages, mais surtout d’histoires qui ont fait à une époque mes jours et mes nuits. Au bout de cette année, j’ai continué en visitant les genres littéraires, les oeuvres d’auteur que j’affectionnais, certains livres de recettes, des coups de coeur, et cetera. Je me suis arrêtée en 2012 plus par manque que temps que par manque d’intérêt. La vie nous rattrape fort parfois.

Mais je me souviens qu’à cette époque, j’avais caressé le rêve d’ouvrir une librairie de livres usagés en ligne. La maison était remplie de livres usagés — parfois en plusieurs exemplaires — relatifs pour la plupart à La Bouquinière et à d’autres projets de lecture que je préparais. Je me suis donc dit que je pourrais en vendre ou en échanger en les accompagnant du sceau particulier de La Bouquinière. Que je pourrais conseiller les gens, leur faire découvrir des intrigues, un nouvel auteur, des personnages hors du commun! Tout cela à partir de chez moi, du lieu même où je lisais et je bloguais.

Enfin… comme je le disais, la vie m’a rattrapée fort. Alors…

Finalement, outre ce que j’appelle MES classiques, ces histoires déterminantes, j’ai donné ou vendu tout le fond de La Bouquinière afin qu’ils puissent continuer de vivre dans le monde plutôt qu’au fond d’un garde-robe dans des boîtes. Et je crois que j’ai fait des heureux.

Cependant à la lecture de La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina Bivald (Denoël, 2013), toute l’essence de ce rêve bouquinier m’est revenue. Le voyage de Sara à Broken Wheel dans l’Iowa aurait pu tourner en un aller-retour sans lendemain puisque la mort d’Amy, la correspondante chez qui Sara allait en visite, remettait bien des choses en question.

C’était sans compter les habitants de cet étrange village et la volonté de Sara de transformer l’héritage livresque d’Amy en une librairie où elle se donne comme défi d’apporter la littérature aux villageois en échange de leur accueil.

Jour après jour, Sara voit défiler dans sa librairie, non seulement les gens de Broken Wheel et leurs particularités, mais aussi les gens de la région intrigués par cette suédoise étrange qui semble mieux vivre parmi les livres que dans la société. Et pourtant, elle jette un regard sur la vie dans les petites villes états-uniennes dont l’avenir apparait souvent difficile et sans lendemain. Avec sa librairie, c’est cet espoir que Sara apporte aux habitants de Broken Wheel. C’est pourquoi ils feront tout pour la garder lorsque son séjour tirera à sa fin.

C’est ainsi que j’ai été ramenée au temps de La Bouquinière et que malgré les clichés, malgré une intrigue cousue de fil blanc, cette histoire m’a enchantée. De beaux souvenirs à rééditer un jour peut-être et une lecture que je vous conseille fortement. Le feel good book de l’été.

Celli

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s