Les envolées de Celli

De la politique comme du glutamate monosodique

Une campagne électorale fédérale de soixante-dix-huit jours, c’est un peu comme le glutamate monosodique qu’on ajoute dans les croustilles, même si tu veux en manger seulement une, tu ne pourras faire autrement que de plonger sans relâche dans le sac. Sauf qu’au bout de ces soixante-dix-huit jours, tu auras probablement souffert de maux de tête ou fait quelques poussées de boutons!!

Au Canada, la dernière campagne électorale qui a duré si longtemps a eu lieu en 1872, comportait plusieurs dates de scrutin et les candidats devaient se déplacer en train des maritimes aux Rocheuses. Alors qu’aujourd’hui, tu peux presque faire campagne dans ton salon en microbloguant, nous voilà les deux mains dans le sac de croustilles qu’on le veuille ou non! Ils sont partout se poursuivant les uns les autres afin de prouver qui est le pire et non qui est le meilleur. Ce qui a pour effet de ne pas vraiment connaître le programme des partis, puisque tout est dissimulé sous une tonne de commentaires sur les réseaux sociaux, sous des débats politiques creux, des scandales associés, le tout dilué dans une sauce de style nouvelles saveurs Lays représentant notre mosaïque sociale typiquement canadienne. L’Ouest n’est pas comme l’Est et le Centre n’est pas là pour faire le lien alors que le Nord se sent abandonné. De la pure courtepointe à la canadienne!

Alors qu’à une époque, une campagne électorale m’aurait enchantée — j’ai longtemps milité —, j’éprouve aujourd’hui moins d’engouement. Et pourtant, la politique, je baigne dedans depuis toute petite, tout simplement parce que mon père en faisait.

Que ce soit de la politique fédérale ou provinciale à un moment de l’histoire où l’on échangeait un vote contre un « frigidaire », électrification rurale ou pas! Ou de la politique municipale qui, plus près des gens, amène avec elle son lot de chicane de pouvoir. L’art du lobbyisme à petite échelle.

À vivre au contact de tout cela, je me suis politisée assez rapidement. De faire partie de la démocratie, de débattre d’idées, de plonger dans une campagne électorale comme dans le fameux sac de croustilles du début en savourant sa saveur préférée, rien n’était plus exaltant! À part un bon livre, bien sûr.  Mais là, je suis comme blasée même si j’ouvre mon sac de « chips » tous les matins pour savoir. Parce que malgré tout, nous avons la chance de vivre en démocratie et cela implique que nous devions agir en citoyen afin que le jour de l’élection, nous puissions choisir celui qui répondra le mieux aux besoins de la communauté. Je dis bien communauté et non, individu ou corporation. Et là, je ne fais pas de la politique pour un parti. Non, en disant cela, je me situe plutôt dans le politique…!

Celli

P.S. Si vous aimé les intrigues tant politique que policière bien senties, je cous suggère de plonger dans l’oeuvre de Jean-Jacques Pelletier. Que ce soit dans sa saga des gestionnaires de l’apocalypse aux éditions Alire ou de ses essais chez Hurtubise, vous vous délecterez des luttes de pouvoir, des conspirations et des enquêtes. Son dernier, Dix petits hommes blancs (Hurtubise, 2014) reprend plusieurs personnages des gestionnaires et est écrit comme toujours dans un style relevant du scénario ou s’entremêlent les différentes situations abordées sous des angles philosophiques, politiques ou sociaux. Moi, j’adore! Mais, je sais, Jean-Jacques Pelletier fait partie de ses auteurs qu’on aime à la folie ou pas du tout.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s