Menus et recettes

Ketchup aux fruits

Conserves A

4 kg (8 livres 1/2) de tomates

6 pêches fermes

6 poires fermes

4 oignons

3 poivrons rouges

1.25 ml (5 tasses) de vinaigre blanc

875 ml (3 tasses 1/2) de cassonade

50 ml (3 c. à table) de gros sel

10 ml (2 c. à thé) de clous de girofle

1 bâton de cannelle

Blanchir les tomates dans l’eau bouillante 5 minutes, les découper et les peler. Peler et découper les poires et les pêches. Découper les oignons et les poivrons. Dans un grand chaudron, placer les tomates, pêches, poires, poivrons et oignons. Ajouter le vinaigre, la cassonade et le gros sel. Amener à ébullition. Réduire le feu, ajouter le clou de girofle et la cannelle et laisser mijoter pendant 2 heures en remuant de temps en temps. Verser bouillant dans des pots chauds. Stériliser et sceller.

 

Méthodes de conservation des fruits et légumes

 

Mise en conserve par traitement thermique

 Outils : Grand chaudron, pots, couvercles et bagues, pince

Méthode :

  1. Nettoyer les pots et les couvercles.
  2. Préparer la recette choisie.
  3. Préparer un grand chaudron avec de l’eau et amener à ébullition.
  4. Chauffer les pots et les couvercles à 350°F (180°C) pendant 5 minutes. Chauffer les bagues dans l’eau bouillante 5 minutes également.
  5. Verser la préparation dans les pots chauds en laissant un espace (confitures et gelées : 0,5 cm (1/4 po), fruits, marinades, tomates, relish, ketchup : 1 cm (1/2 po).
  6. Retirer les bulles d’air avec un ustensile non métallique.
  7. Déposer le couvercle et visser la bague jusqu’au point de résistance, puis resserrer du bout des doigts.
  8. Déposer les pots dans le chaudron d’eau bouillante à l’aide de la pince. Les pots doivent être recouverts d’eau. Couvrir et porter à ébullition.
  9. Lorsque l’eau boue à grand bouillon, commencer le traitement thermique. Les pots doivent bouillir pendant 5 minutes. Retirer du feu et laisser la pression tomber pendant 5 minutes.
  10. Retirer les pots de la marmite à l’aide des pinces et laisser refroidir pendant 24 heures.
  11. Une fois les pots refroidis, vérifier le sceau en pressant sur le centre du couvercle. Le bocal est bien scellé si le couvercle ne bouge pas et qu’on ne peut pas l’enlever facilement.
  12. Réfrigérer ou traiter de nouveau les pots mal scellés.
  13. Étiqueter et ranger les pots dans un endroit sombre et frais.
  14. Pour une meilleure qualité, consommer les conserves maison dans l’année qui suit.

(Source: La cuisinière Five Roses, édition 1984)

Fêtes et événements, Menus et recettes, Pâtisseries en tous genres

Menu pour un jour de cannage

Voici ma suggestion de menu après plusieurs heures consacrées à la mise en conserve de délicieux fruits et légumes.

Légumes et trempettes au cari

Saucisses porc et boeuf de votre boucher préféré

Pommes de terre pilées ou bouillies

Ketchup aux fruits

Cornichons à l’aneth

Croustade aux pommes

Pour 4 personnes

 

Légumes et trempettes au cari

Couper des légumes en bâtonnets

Trempette

250 ml (1 tasse) de mayonnaise

7.5 ml (1 c. à thé) de cari

Mélanger le tout et ajuster l’assaisonnement si besoin.

 

Saucisses

Saucisse de votre boucher préféré

 

Pommes de terre pilées

8 à 10 pommes de terre

125 ml (1/2 tasse) de lait

30 g (2 c. à soupe) de beurre

1 petit oignon ou 1 ml (1/4 c. à thé) de sel d’oignon

Sel et poivre au goût

Cuire les pommes de terre.

Lorsque cuite, égoutter l’eau et ajouter le lait, le beurre, l’oignon, le sel et le poivre puis mélanger le tout avec un pilon. Ajuster l’assaisonnement.

 

 

Croustade aux pommes

5 à 6 pommes moyennes, pelées et évidées et coupées en quartier

125 ml (1/2 tasse) de cassonade

15 ml (1 c. à table) de jus de citron

Placer les pommes dans un plat allant au four, préalablement beurré. Mélanger la cassonade et le jus de citron et saupoudrer sur les pommes. Réserver. Chauffer le four à 350°F (180°C).

 

Croustade (formule type)

150 ml (2/3 tasse) de farine

150 ml (2/3 tasse) de gruau rapide

125 ml (1/2 tasse) de cassonade

2 ml (1/2 c. à thé) de cannelle

1 ml (1/4 c. à thé) de muscade

1 ml (1/4 c. à thé) de sel

125 ml (1/2 tasse) de beurre mou

Mélanger la farine, le gruau, la cassonade, la cenelle, la muscade et le sel dans un bol. Ajouter le beurre et le couper jusqu’à ce qu’il soit bien intégrer aux ingrédients secs.

Étendre la préparation sur les fruits.

Cuire pendant environ 30 minutes. Servir chaud.

(Source: La cuisinière Five Roses, édition 1984)

 

Celli

Fêtes et événements, Récit

Les conserves

L’automne au Québec, nous donne droit à une multitude de légumes, tous plus appétissants les uns que les autres. Gorgés du soleil de l’été qui s’en va, ils dégagent des odeurs enivrantes de fraîcheur qui promettent un goût des plus prometteurs.

Et pourtant, même si nous pouvons en manger jusqu’à plus faim, il n’en demeure pas moins que c’est déjà l’époque de l’année où si on veut en avoir pendant l’hiver, il faut les transformer un peu pour les conserver.

Parce qu’il ne faut pas le nier, même si de nos jours nous en trouvons sur les tablettes du super marché pendant tout l’hiver, ils viennent de loin, de très loin. Et des fruits et légumes qui voyagent longtemps, perdent, selon moi, de leur saveur, de leur qualité première. Il n’y a que les légumes racines qui sont entreposés localement et que l’on peut retrouver sur nos tablettes sans qu’ils aient fait le tour de la terre.

Et donc, si l’on veut manger local malgré l’hiver, il devient important de se mettre au chaudron et de faire quelques conserves. Mais la vie va très vite et il est parfois impossible de les faire soi-même. Alors on peut voir avec les agriculteurs locaux qui souvent nous offrent le fruit de leurs récoltes transformées. Il existe aussi des fruits et légumes congelés qui proviennent d’agriculteurs locaux ou nationaux. Eh oui! il faut lire les étiquettes et parfois, ça me prend un temps fou pour faire l’épicerie.

Tout cela, ça s’appelle vivre selon les saisons. Et aussi, prendre un petit peu de temps pour le faire. On en sort gagnant. Et quelle belle activité en famille! On met tout le monde à l’oeuvre, les petits comme les grands et on invite aussi les amis. Pourquoi pas?

Maïs (ou blé d’Inde, c’est selon), tomates, fèves, petits fruits, citrouilles, panais, carottes, piments, zucchinis, courgettes, pommes… sucrés, vinaigrés, en pots pressurisés, en ketchup, en confitures… tous les moyens sont bon pour qu’en janvier, on puisse préparer un bon repas qui nous rappellera l’été.

Je ne veux pas paraître moralisante. Je veux juste vous montrer comment depuis que je vis en suivant les saisons, on peut bénéficier de belles saveurs toute l’année, tout en aidant la planète.

À tous et toutes, bonnes récoltes, d’agréables conserves et un hiver douillet rempli de saveurs estivales :-).

Celli

https://cellirelcenecrivaine.wordpress.com/2015/09/26/menu-pour-un-jour-de-cannage/

Au fil des saisons

Vive l’automne!

À l’automne, il y a une certaine pureté dans l’air qui oriente les paysages  dans la brunante. Il y a aussi les couleurs et le bruit des feuilles mortes sous nos pieds qui se mêle aux odeurs de terre mélangées aux végétaux. Il y a le soleil moins fort, mais agréable lorsque l’on sirote un chocolat chaud sur la terrasse emmaillotée dans un chaud manteau. Il y a toutes les possibilités à l’automne, il y a la dormance de la nature, mais il y a surtout l’espoir d’un repos, d’un temps pour faire les choses, de la magie des soirées plus longues propices à la réflexion, à la création. L’automne, c’est une saison d’ambiance.

Et quoi de mieux que cette saison pour mon grand projet de retraite : Écriture et Nourriture. Comme je le dis si bien sur l’en-tête de mon blogue Les mots et le sucre comme moyen d’expression.

Je sais, il existe déjà des milliers de sources sur le sujet, des milliers de gens parlent de leurs lectures, de leurs repas, de recettes, publient de merveilleux textes, mais j’aime communiquer, parler de bouffe, de livre, d’expériences amicales ou familiales autour d’un repas. Mais je ne peux m’en empêcher tant j’ai envie d’écrire, de cuisiner, de rechercher tant les saveurs que les informations relatives à ce domaine et ensuite de vous les communiquer en bloguant.

Je veux à travers de chacune de ces publications revisiter les traditions culinaires à travers les fêtes du calendrier et celles pour lesquelles on se fait plaisir en invitant tout simplement des amis autour de notre table ou en exploitant un thème qui agrémentera la réunion familiale ou amicale. Chaque fascicule présentera un menu, des recettes — de desserts surtout J, d’activités, d’informations et bien sûr, d’un court récit… festif? Informatif? Gourmand?

Voici pour le sucre! Et maintenant, les mots.

Ces fêtes seront donc entrecoupées dans un premier temps par un récit des années ’80 qui racontera le parcours d’une jeune fille de l’adolescence à ses premières expériences de femme. Histoire à laquelle j’ajouterai, en hommage à ma mère, les recettes familiales qui ont fait nos délices.

Et dans un deuxième temps, par le partage de ma meilleure lecture du mois présent et celle que j’avais partagée du temps où je sévissais en tant que Bouquinière. À ces lectures, j’ajouterai des pistes de discussion pour un club de lecture ainsi que des petits en-cas pour accompagner ces dernières ou simplement pour vous lorsque vous vous retrouvez en tête-à-tête avec votre livre.

D’une semaine à l’autre, le blogue défilerait donc ainsi :

Fête ou événement

Récit des années ’80

Fête ou événement

Lecture

Voilà! J’espère que cela vous plaira autant que j’ai eu de plaisir à tout préparer. Sur ce, bonne lecture et bon appétit!

Celli 🙂

Les envolées de Celli

Moi par les temps qui courent

Je suis vraiment fébrile ces temps-ci. Dans cinq jours, ce sera le lancement de la nouvelle mouture de mon blogue. Toujours menés par les mots et le sucre, n’ayez crainte.

En attendant, je travaille frénétiquement à composer, mélanger, trouver, analyser, comprendre, goûter, lire et relire mes premières publications, mes recettes, mes photos…

J’écris, je suis satisfaite jusqu’à ce qu’arrive trois heures du matin et que là, une idée, un doute, un nouvel angle m’assaille jusqu’à ce que je prenne le temps de l’écrire pour ne pas l’oublier. Sauf que, après quinze à vingt minutes de ce régime, mes deux yeux restent grand ouverts. Rien à faire. Je n’arrive plus à m’endormir.

Le bon côté de ces moments d’insomnie, c’est que je peux reprendre mon livre là où je l’avais laissé lorsque mes yeux se sont mis à se fermer tout seul. Et je lis pour arrêter la bousculade des idées dans ma tête. Habituellement, vers 4 h – 4 h 30, je peux replonger pour quelques heures de sommeil supplémentaires.

Certains matins, c’est plus difficile, mais rien qu’un ou deux ou trois cafés ne peuvent arranger. C’est la beauté de travailler de la maison, on peut faire ses horaires et travailler en linge mou sans que cela offense quelqu’un.

Il y a des jours où je suis tellement concentrée que j’oublie de sortir de la maison pour m’aérer les poumons et l’esprit! La semaine dernière, par exemple, j’ai mis le nez dehors le jeudi en soirée seulement. Depuis ma petite marche pour laisser un livre traîner dans un parc (événement Facebook « Oublie un livre quelque part »), je m’étais installée devant mon ordinateur et je ne l’ai plus quitté ou presque.

Enfin, tout ça pour dire que j’adore ma retraite! Cuisiner, lire, écrire à mon rythme. Ça doit être un peu ça le paradis.

Celli

P.S. C’est le 23 septembre que ça commence! 🙂

Récit

La chaise de grand-papa

Mon grand-père a été gardien du phare le pilier de pierre en face de Saint-Jean-Port-Joli sur le fleuve Saint-Laurent. Pendant ses temps libres, il fabriquait des maquettes des voiliers qu’il voyait voguer sur le fleuve du haut de son phare.

Plus tard, ce hobby est devenu son métier, celui de mon père, de ma mère et pendant quelques années de mon frère. Moi, eh bien! j’étais l’écrivain de la famille. Les articles, les lettres, les historiques, les traductions, ç’a été mon lot dans l’entreprise familiale jusqu’à ce que mon père prenne sa retraite.

De toute cette aventure lors de la vente de l’atelier, il m’est resté, outre quelques bateaux, un banc et une chaise.

La chaise appartenait à mon grand-père. C’est assis là qu’il sculptait, peignait, montait, gréait ses bateaux. On y remarque les coups de couteaux, de ciseaux, de pinceaux. On n’y voit pas par contre, les histoires qu’il racontait aux vieux de la paroisse, aux touristes, à ses amis.

Heureusement pour moi, mon père y était et les entendait. C’est comme cela que j’ai pu comprendre l’historiographie de cette entreprise. Un pan d’histoire locale et maritime à portée d’oreilles. Et comme j’aimais bien —j’aime toujours— écouté, j’ai retenu, noté et plus tard écrit.

Chaise grand-papa détail Chaise grand-papa dos

Mais outre les histoires venues de la chaise, il y a aussi celles qui viennent de mon père qui du haut de son banc derrière le comptoir du magasin observait la société touristique dans sa splendeur. Et comme on le sait, il faut de tout pour faire un monde, des érudits, des cons, d’autres artistes, des voyeurs, des intéressés, des amoureux d’autres patentes gossées, des chercheurs d’informations et bien d’autres encore. Tous ces gens, ont formé pour mon frère et moi, de nouvelles histoires. Nul besoin du petit chaperon rouge et du grand méchant loup, il en existait des similaires qui venaient de la vraie vie!

Banc papa-paint

Deux pièces d’ameublement qui aujourd’hui sont purement décoratifs, mais qui me rappellent mes racines, ma mémoire et les histoires qui ont fait les délices de mes soirées. C’est de tout ça que je m’ennuie maintenant qu’ils ne sont plus là pour les raconter, même s’il me reste des écrits.

Celli

Fêtes et événements, Les envolées de Celli

La rentrée

Je suis allée à l’école longtemps et souvent, car j’aime apprendre. Cette année, il n’y aura pas de rentrée pour moi. Je vais tout simplement voguer sur mes connaissances quelques années et m’en servir à toutes les sauces. Sauce sucrée, sauce salée, sauce de mots, sauce d’idées, sauce d’émotions.

Mais la rentrée, c’est aussi celle de la télé. Celle qui nous raconte des histoires qui nous touchent, nous font rire ou nous énervent carrément. J’adore les histoires. J’en lis, mais j’en écoute aussi beaucoup. Perte de temps? Parfois oui. Parfois non. Il y a des bijoux à découvrir.

Comme Nouvelle adresse de l’auteur Richard Blaimert dont j’ai eu la chance de voir l’épisode 1 de la troisième saison. Toujours aussi saisissant d’émotions. Ou House of cards avec l’excellent Kevin Spacey que je reprends avec tant d’impatience tous les mois de février. Et il y a tant de nouveautés à découvrir!

Oui, il y a certains jours où je passe trop de temps devant le petit écran, devant les écrans. Je suis une multitâche de l’écran 😎. Mais bon, je m’assume ces jours-là parce qu’il y en a tant d’autres où j’écris, je cuisine, je fais des recherches, je lis… Souvent avec la télé en sourdine.

J’ai besoin d’être entourée de sons pour vivre. Quelques minutes de silence le matin et me voilà prête à entendre mon environnement. La scie à onglet du voisin, les camions dans la rue, les enfants jouant au loin dans la cour de l’école primaire, le son de mon malaxeur, une conversation entre voisins, les chats et les oiseaux ou ces derniers jours, une pomme qui tombe lourdement de l’arbre. Tous ces sons me confortent lorsque je travaille, ils m’aident à réfléchir. Quoi de mieux que de lever la tête pour étoffer une pensée et de regarder par hasard un chef qui exécute une recette qui semble délicieuse ou un bout de film qu’on a déjà vu, mais dont la meilleure réplique arrive. Ou de créer des phrases charmantes en chantant par dessus la musique que j’écoute. Ou de mettre en place mes idées dans un café et d’espionner — même si ce n’est pas poli — ce qui se dit à la table d’à côté.

Bref! Ça me prend du son. Et la rentrée télé m’offre tout ce dont j’ai besoin.

Celli

P.S. Il y a tout de même un bruit qui me dérange un peu, qui ne fait pas zen dans ma sélection de sons d’atmosphère : la scie à onglet de mon voisin!