Au fil des saisons

Vive l’automne!

À l’automne, il y a une certaine pureté dans l’air qui oriente les paysages  dans la brunante. Il y a aussi les couleurs et le bruit des feuilles mortes sous nos pieds qui se mêle aux odeurs de terre mélangées aux végétaux. Il y a le soleil moins fort, mais agréable lorsque l’on sirote un chocolat chaud sur la terrasse emmaillotée dans un chaud manteau. Il y a toutes les possibilités à l’automne, il y a la dormance de la nature, mais il y a surtout l’espoir d’un repos, d’un temps pour faire les choses, de la magie des soirées plus longues propices à la réflexion, à la création. L’automne, c’est une saison d’ambiance.

Et quoi de mieux que cette saison pour mon grand projet de retraite : Écriture et Nourriture. Comme je le dis si bien sur l’en-tête de mon blogue Les mots et le sucre comme moyen d’expression.

Je sais, il existe déjà des milliers de sources sur le sujet, des milliers de gens parlent de leurs lectures, de leurs repas, de recettes, publient de merveilleux textes, mais j’aime communiquer, parler de bouffe, de livre, d’expériences amicales ou familiales autour d’un repas. Mais je ne peux m’en empêcher tant j’ai envie d’écrire, de cuisiner, de rechercher tant les saveurs que les informations relatives à ce domaine et ensuite de vous les communiquer en bloguant.

Je veux à travers de chacune de ces publications revisiter les traditions culinaires à travers les fêtes du calendrier et celles pour lesquelles on se fait plaisir en invitant tout simplement des amis autour de notre table ou en exploitant un thème qui agrémentera la réunion familiale ou amicale. Chaque fascicule présentera un menu, des recettes — de desserts surtout J, d’activités, d’informations et bien sûr, d’un court récit… festif? Informatif? Gourmand?

Voici pour le sucre! Et maintenant, les mots.

Ces fêtes seront donc entrecoupées dans un premier temps par un récit des années ’80 qui racontera le parcours d’une jeune fille de l’adolescence à ses premières expériences de femme. Histoire à laquelle j’ajouterai, en hommage à ma mère, les recettes familiales qui ont fait nos délices.

Et dans un deuxième temps, par le partage de ma meilleure lecture du mois présent et celle que j’avais partagée du temps où je sévissais en tant que Bouquinière. À ces lectures, j’ajouterai des pistes de discussion pour un club de lecture ainsi que des petits en-cas pour accompagner ces dernières ou simplement pour vous lorsque vous vous retrouvez en tête-à-tête avec votre livre.

D’une semaine à l’autre, le blogue défilerait donc ainsi :

Fête ou événement

Récit des années ’80

Fête ou événement

Lecture

Voilà! J’espère que cela vous plaira autant que j’ai eu de plaisir à tout préparer. Sur ce, bonne lecture et bon appétit!

Celli 🙂

Les envolées de Celli

Moi par les temps qui courent

Je suis vraiment fébrile ces temps-ci. Dans cinq jours, ce sera le lancement de la nouvelle mouture de mon blogue. Toujours menés par les mots et le sucre, n’ayez crainte.

En attendant, je travaille frénétiquement à composer, mélanger, trouver, analyser, comprendre, goûter, lire et relire mes premières publications, mes recettes, mes photos…

J’écris, je suis satisfaite jusqu’à ce qu’arrive trois heures du matin et que là, une idée, un doute, un nouvel angle m’assaille jusqu’à ce que je prenne le temps de l’écrire pour ne pas l’oublier. Sauf que, après quinze à vingt minutes de ce régime, mes deux yeux restent grand ouverts. Rien à faire. Je n’arrive plus à m’endormir.

Le bon côté de ces moments d’insomnie, c’est que je peux reprendre mon livre là où je l’avais laissé lorsque mes yeux se sont mis à se fermer tout seul. Et je lis pour arrêter la bousculade des idées dans ma tête. Habituellement, vers 4 h – 4 h 30, je peux replonger pour quelques heures de sommeil supplémentaires.

Certains matins, c’est plus difficile, mais rien qu’un ou deux ou trois cafés ne peuvent arranger. C’est la beauté de travailler de la maison, on peut faire ses horaires et travailler en linge mou sans que cela offense quelqu’un.

Il y a des jours où je suis tellement concentrée que j’oublie de sortir de la maison pour m’aérer les poumons et l’esprit! La semaine dernière, par exemple, j’ai mis le nez dehors le jeudi en soirée seulement. Depuis ma petite marche pour laisser un livre traîner dans un parc (événement Facebook « Oublie un livre quelque part »), je m’étais installée devant mon ordinateur et je ne l’ai plus quitté ou presque.

Enfin, tout ça pour dire que j’adore ma retraite! Cuisiner, lire, écrire à mon rythme. Ça doit être un peu ça le paradis.

Celli

P.S. C’est le 23 septembre que ça commence! 🙂

Récit

La chaise de grand-papa

Mon grand-père a été gardien du phare le pilier de pierre en face de Saint-Jean-Port-Joli sur le fleuve Saint-Laurent. Pendant ses temps libres, il fabriquait des maquettes des voiliers qu’il voyait voguer sur le fleuve du haut de son phare.

Plus tard, ce hobby est devenu son métier, celui de mon père, de ma mère et pendant quelques années de mon frère. Moi, eh bien! j’étais l’écrivain de la famille. Les articles, les lettres, les historiques, les traductions, ç’a été mon lot dans l’entreprise familiale jusqu’à ce que mon père prenne sa retraite.

De toute cette aventure lors de la vente de l’atelier, il m’est resté, outre quelques bateaux, un banc et une chaise.

La chaise appartenait à mon grand-père. C’est assis là qu’il sculptait, peignait, montait, gréait ses bateaux. On y remarque les coups de couteaux, de ciseaux, de pinceaux. On n’y voit pas par contre, les histoires qu’il racontait aux vieux de la paroisse, aux touristes, à ses amis.

Heureusement pour moi, mon père y était et les entendait. C’est comme cela que j’ai pu comprendre l’historiographie de cette entreprise. Un pan d’histoire locale et maritime à portée d’oreilles. Et comme j’aimais bien —j’aime toujours— écouté, j’ai retenu, noté et plus tard écrit.

Chaise grand-papa détail Chaise grand-papa dos

Mais outre les histoires venues de la chaise, il y a aussi celles qui viennent de mon père qui du haut de son banc derrière le comptoir du magasin observait la société touristique dans sa splendeur. Et comme on le sait, il faut de tout pour faire un monde, des érudits, des cons, d’autres artistes, des voyeurs, des intéressés, des amoureux d’autres patentes gossées, des chercheurs d’informations et bien d’autres encore. Tous ces gens, ont formé pour mon frère et moi, de nouvelles histoires. Nul besoin du petit chaperon rouge et du grand méchant loup, il en existait des similaires qui venaient de la vraie vie!

Banc papa-paint

Deux pièces d’ameublement qui aujourd’hui sont purement décoratifs, mais qui me rappellent mes racines, ma mémoire et les histoires qui ont fait les délices de mes soirées. C’est de tout ça que je m’ennuie maintenant qu’ils ne sont plus là pour les raconter, même s’il me reste des écrits.

Celli

Fêtes et événements, Les envolées de Celli

La rentrée

Je suis allée à l’école longtemps et souvent, car j’aime apprendre. Cette année, il n’y aura pas de rentrée pour moi. Je vais tout simplement voguer sur mes connaissances quelques années et m’en servir à toutes les sauces. Sauce sucrée, sauce salée, sauce de mots, sauce d’idées, sauce d’émotions.

Mais la rentrée, c’est aussi celle de la télé. Celle qui nous raconte des histoires qui nous touchent, nous font rire ou nous énervent carrément. J’adore les histoires. J’en lis, mais j’en écoute aussi beaucoup. Perte de temps? Parfois oui. Parfois non. Il y a des bijoux à découvrir.

Comme Nouvelle adresse de l’auteur Richard Blaimert dont j’ai eu la chance de voir l’épisode 1 de la troisième saison. Toujours aussi saisissant d’émotions. Ou House of cards avec l’excellent Kevin Spacey que je reprends avec tant d’impatience tous les mois de février. Et il y a tant de nouveautés à découvrir!

Oui, il y a certains jours où je passe trop de temps devant le petit écran, devant les écrans. Je suis une multitâche de l’écran 😎. Mais bon, je m’assume ces jours-là parce qu’il y en a tant d’autres où j’écris, je cuisine, je fais des recherches, je lis… Souvent avec la télé en sourdine.

J’ai besoin d’être entourée de sons pour vivre. Quelques minutes de silence le matin et me voilà prête à entendre mon environnement. La scie à onglet du voisin, les camions dans la rue, les enfants jouant au loin dans la cour de l’école primaire, le son de mon malaxeur, une conversation entre voisins, les chats et les oiseaux ou ces derniers jours, une pomme qui tombe lourdement de l’arbre. Tous ces sons me confortent lorsque je travaille, ils m’aident à réfléchir. Quoi de mieux que de lever la tête pour étoffer une pensée et de regarder par hasard un chef qui exécute une recette qui semble délicieuse ou un bout de film qu’on a déjà vu, mais dont la meilleure réplique arrive. Ou de créer des phrases charmantes en chantant par dessus la musique que j’écoute. Ou de mettre en place mes idées dans un café et d’espionner — même si ce n’est pas poli — ce qui se dit à la table d’à côté.

Bref! Ça me prend du son. Et la rentrée télé m’offre tout ce dont j’ai besoin.

Celli

P.S. Il y a tout de même un bruit qui me dérange un peu, qui ne fait pas zen dans ma sélection de sons d’atmosphère : la scie à onglet de mon voisin!