La Bouquinière

Rose Harbour

The Inn at Rose Harbor, Série de Debbie Macomber (Ballantine Books, 2012)

 

J’aime bien l’auteure Debbie Macomber The Inn at Rose Harbor est la troisième série que je lis de cette auteure. Ce sont des romans souvent qualifiés à l’eau de rose, de chick lit, mais pour moi, ce sont des feel good stories.

Eh oui! J’adore, parfois, lire des romans d’amour pour amener un peu de douceur dans mon quotidien. Et vous savez, je n’en éprouve aucune honte. D’ailleurs, pourquoi en aurais-je? Que je lise que des romans d’amour, que je survole un livre de recettes, que je lise des essais, que je lise une oeuvre plus littéraire ou un policier dans l’ordre ou dans le désordre qu’est-ce que cela peut faire? Et pourtant, il y a tant de jugement qui entoure  ce type de littérature. Est-ce que je suis moins féministe pour autant? Non, car le féminisme pour moi est une question d’égalité et une question d’avoir le droit de choisir. Choisir de faire ou de vivre ses passions selon ce que l’on ressent au plus profond de soi. Et si notre choix s’arrête sur une activité plus féminine eh bien! si c’est ce que l’on désire alors pourquoi pas. Moi, j’ai fait de la philosophie et de la politique et je caresse maintenant l’idée d’aller enfin faire mon doctorat et à travers l’exercice de ces disciplines, j’ai décidé quelque part de faire de la pâtisserie. C’est beaucoup plus féminin que la philo et la politique, mais j’adore. Lorsque je cuisine, je peux créer, mais aussi penser. Eh oui! Je fais les deux  quoiqu’en pensent certaines personnes dont j’ai lu les publications sur mon fil Facebook [en référence aux Fées du logis et/ou la publication de livres de recettes] qui insinuait l’absence d’activité intellectuelle au profit d’une performance des arts de la table. De formuler la chose ainsi, c’est partir d’une prémisse simpliste qui connaîtra nécessairement des ratées. D’ailleurs, le « débat » s’est arrêté là comme si  cette phrase coup-de-poing ne méritait rien de plus ou qu’un débat par quasi inconnus interposés ne pouvait que devenir nul et non avenu puisqu’aucune éthique de la discussion ne pouvait y être introduite. Effets pervers des réseaux sociaux ou manque de rigueur? Je ne sais pas, mais j’aimerais bien qu’on fasse attention parfois, qu’on ne voit pas seulement la forêt, et que pour une fois, qu’on tienne compte de tous les arbres.

Je reviens à mes moutons et à Debbie Macomber et ses séries de romans  Blossom Street, Cedar Cove, ses contes de Noël ou sa dernière en lice,  The Inn at Rose Harbor (La villa des Roses en français) où elle nous présente des personnages qui réagissent avec émotions aux hasards bons ou mauvais de la vie sur fond d’histoire d’amour. Il s’agit du premier tome de cette série et on y voit Jo Marie Rose s’installer à Cedar Cove pour y ouvrir une auberge le Rose Harbor Inn à la suite de la mort en service de son mari. L’ouverture de cette auberge est l’occasion pour Jo Marie de refaire sa vie et parallèlement, à faire de cet endroit, une auberge qui apporte à ses clients et amis, un havre pour travailler sur un ou des aspects de leur vie. Et oui, les bons sentiments sont rois, et oui, vous pouvez trouver ça agaçant et oui, vous vous direz peut-être qu’on ne vous y reprendra plus. Mais oui également, vous pourrez vous sentir en paix loin de vos problèmes, avec un sentiment de bien-être même! Et oui, ça existe de belles histoires d’amour dans les livres et dans la vie.

Je vous recommande d’ailleurs de vous évader parfois dans une de ces histoires d’amour. Quelques heures échappées au quotidien avant de retourner ravigoté j’espère, à vos occupations qu’elles se passent en cuisine ou dans un laboratoire de fission nucléaire.

Celli

Les envolées de Celli

Le bon vin…

Dans quelques jours, il sera possible de déguster le Beaujolais nouveau. Aujourd’hui on en fait bien moins de cas, mais è une époque, on le courrait dans les magasins d’alcool avec tant de hâte qu’au bout de quelques heures les tablettes étaient vides et on devait se rabattre sur le vin moins nouveau. 🙂 C’était avant qu’il y ait du vin dans les dépanneurs et les épiceries. C’était aussi avant que l’on affine notre goût et qu’on prenne le temps de déguster les vins.

Aussi, il y a quelques années quand avec des collègues pour un party de bureau, nous avons organisé une dégustation, je me suis appliquée à la faire dans les règles de l’art. J’ai lu sur les accords, les services, les verres, et cetera. Heureusement, le conjoint d’une collègue s’y connaissait plus que nous. Il fabriquait aussi ses vins.

Grâce à notre fabricant invité, nous avons eu droit à de belles explications sur les vins, leur goût, les arômes… et la soirée a été autant festive qu’instructive.

Et c’est ce contact avec les vignerons que j’ai apprécié lors de ma participation à Bordeaux fête le vin… le jeudi après-midi parce que la fin de semaine, le contact est beaucoup plus, comment dire, succinct.

Donc en ce beau jour d’août, nous avons discuté vin, régions, appellations avec les vignerons et les exportateurs. Un peu de comment c’est fait, un peu de comment il se comportera en bouche, un peu de voyage. Parce qu’il y a un aspect touristique et politique à cet événement. Ne serait-ce qu’à voir les deux maires se relancer amicalement lors de la cérémonie d’ouverture.

Et que dire de l’atelier Bordeaux se met à table où nous avons dégusté un excellent Château Bel Air 2010 accompagné d’un cannelé bordelais salé. Dé-li-ci-eux!

Il y a un art savoureux à mixer la nourriture avec les vins. Un plat léger comme du poisson avec un vin léger ou un bon steak avec un vin du Haut Médoc. Il faut aussi penser aux textures, aux contrastes. Il y a une hiérarchie dans le service et dans la dégustation. Une alternance bouchée et gorgée pour un merveilleux mariage.

Celli

P.S. Mon coup de coeur de Bordeaux : Un Saint-Émilion, Dourthe 2010. Exquis!

 

Fêtes et événements, Menus et recettes, Pâtisseries en tous genres

Menus du jour de l’an

 

Menu no 1

Crème de carottes

Pain

Ragoût de pattes de porc

Tarte

***

Crème de carottes

Base pour potage crème

25 ml (2 c. à table) de beurre

50 ml (1/4 tasse) de farine tout usage

750 ml (3 tasses) de lait

1 ml (1/4 c. à thé) de sel

1 ml (1/4 c. à thé) de poivre

 

Fondre le beurre dans une casserole à feu moyen et ajouter graduellement la farine en remuant et cuire 3 minutes.

Ajouter le lait graduellement et cuire en remuant constamment jusqu’à ce que la sauce soit lisse et épaisse. Ajouter le sel et le poivre.

 

Potage

175 ml (3/4 tasse) de carottes tranchées

1 oignon moyen

375 ml (1 tasse 1/2) d’eau bouillante

3 ml (1/2 c. à thé) de sel

1 base de crème

 

Cuire les légumes dans l’eau bouillante et le sel.

Égoutter l’eau de cuisson et la conserver.

Réduire les légumes en purée.

Préparer la base pour potage crème en employant l’eau de cuisson et compléter avec du lait jusqu’à concurrence de 750 ml (3 tasses). Ajouter les légumes.

Réchauffer à feu moyen en remuant constamment.

 

 

Ragoût de boulette et pattes de porc

500 g (1 livre) de jarrets de porc

30 ml (2 c. à soupe) d’huile d’olive

1 petit oignon coupé en 4

1 gousse d’ail coupée en 2

2 clous de girofle

Sel et poivre au goût

 

Saler et poivrer la viande. Dans une grande casserole, chauffer l’huile et colorer la viande.

Ajouter 8 tasses d’eau froide, les oignons, l’ail et les clous de girofles. Couvrir et laisser cuire 3 heures.

Retirer la viande, filtrer le bouillon (5 tasses) et le réserver. Laisser refroidir.

Lorsque froid, effilocher la chair des jarrets et réserver avec le bouillon.

 

Boulette

30 ml (2 c. à soupe) d’huile d’olive

1 petit oignon haché

250 ml (1 tasse) de mie de pain en dés

80 ml (1/3 de tasse) de lait

700 g (1 livre 1/2) de porc haché

225 g (1/2 livre) de boeuf haché

Chair des jarrets de porc

5 ml (1 c. à thé) de piment

Huile d’olive pour la cuisson, quantité suffisante

1.25 ml (5 tasses) de bouillon de cuisson des jarrets

125 ml (1/2 tasse) de farine grillée (du marché ou faire griller de la farine blanche dans une poêle)

Sel et poivre

 

Dans une poêle, caraméliser les oignons puis dans in bol, tremper le pain dans le lait.

Combiner l’oignon, le pain gonflé, le boeuf et le porc haché, la chair des jarrets, le piment, sel et poivre.

Façonner les boulettes de la grosseur d’une balle de golf.

Rôtir les boulettes dans l’huile d’olive quelques-unes à la fois puis les déposer dans un grand chaudron.

Réserver 125 ml (1/2 tasse) de bouillon et verser le reste sur les boulettes.

Porter à ébullition, baisser le feu et laisser mijoter 10 minutes.

Mélanger la farine grillée avec le bouillon réservé puis ajouter le dans la casserole.

Poursuivre la cuisson pendant 30 minutes.

Si la sauce est trop liquide, retirer les boulettes et laisser-la réduire doucement puis remettre les boulettes.

Servir avec de bonnes tranches de pain tranchée et quelques pommes de terre bouillies.

 

🙂 Pendant longtemps, je n’ai mangé que les boulettes sans la sauce. Ma mère avait la gentillesse de m’en garder quelques-unes et de mettre les autres dans la sauce. Aujourd’hui, je mange le tout, mais j’avoue que je mets très peu de sauce dans mon assiette 🙂

 

Cupcakes Red Velvet

 

125 ml (1/2 tasse) de beurre à température ambiante

250 ml (1 tasse) de sucre

2 oeufs

5 ml (1 c. à thé) d’essence de vanille

430 ml (1 tasse 3/4) de farine tout usage

1 pincée de sel

10 ml (2 c. à thé) de bicarbonate de soude

15 ml (1 c. à soupe) de poudre à pâte

2,5 ml (1/2 c. à thé) de sel

15 ml (1 c. à soupe) de vinaigre de cidre de pomme ou de vin blanc

30 ml (2 c. à soupe) de poudre de cacao non sucré

160 ml (2/3 tasse) de babeurre

125 ml (1/2 tasse) de lait

5ml (1 c. à thé) de colorant rouge en gel

 

Chauffer le four à  190° C (375° F).

 

Dans un bol au malaxeur ou à la mixette,  blanchir le beurre avec le sucre puis ajouter les oeufs un à un en mélangeant bien entre chaque addition.

Ajouter l’essence de vanille.

Dans un bol, mélanger ensemble la farine, la poudre à pâte et le sel puis ajouter au mélange en malaxant à vitesse moyenne.

Dans un autre bol, mélanger le bicarbonate de soude et le vinaigre et ajouter au mélange.

Délayer ensemble le beurre et le lait et ajouter au mélange.

Ajouter le colorant et mélanger.

Répartir le mélange dans 12 caissettes placées dans un moule à muffins.

Cuire au four pendant 20 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre ressorte propre.

 

Glace au fromage à la crème

625 ml (2 tasses 1/2) de sucre à glacer

125 ml (1/2 tasse) de beurre mou

1 paquet de 113g (4 onces) de fromage à la crème

5 ml (1 c. à thé) de vanille

 

Tamiser le sucre à glacer.

Défaire le beurre et le fromage en crème.

Ajouter la vanille.

Incorporer graduellement le sucre à glacer et battre jusqu’à consistance crémeuse.

 

***

 

Menu no 2

Consommé chaud

Roastbeef

Sauce champignons

Haricots vapeur

Gâteau aux cerises

***

 

Consommé de poulet

2 litres (8 tasses) de bouillon de poulet

250 ml (1 tasse) de carottes en dés

Quelques feuilles de céleri

125 ml (1/2 tasse) de poulet cuit coupé en cubes

Poivre

 

Faire cuire les carottes et les feuilles de céleri dans le bouillon de poulet.

Ajouter le poulet et poivrer.

Continuer la cuisson à feux doux pendant 30 minutes.

 

Sauce aux champignons

2 paquets de champignons

30 ml (2 c. à soupe) de farine

250 ml (1 tasse) de vin rouge

500 ml (2 tasses) de bouillon de boeuf

Set et poivre

 

Dans le jus de cuisson, ajouter les champignons et cuire 6 à 8 minutes.

Ajouter la farine et enrober les champignons graduellement.

Ajouter le vin, le bouillon de boeuf et le sel et le poivre en fouettant.

Amener à ébullition.

Baisser le feu et laisser mijoter 5 minutes.

 

Rosbif festin du roi et Haricots verts à la vapeur

 

Source: La table en fêtes, Cercle des Fermières du Québec, 1987, p. 55

 

Gâteau aux cerises

 

375 ml (1 tasse 1/2) de farine

10 ml (2 c. à thé) de poudre à pâte

2 ml (1/2 c. à thé) de sel

75 ml (1/3 tasse) de beurre

175 ml (3/4 tasse) de sucre

2 ml (1/2 c. à thé) d’essence d’amande

2 oeufs

125 ml (1/2 tasse) de lait

250 ml (1 tasse) de cerises Marasquin égouttées et coupées en 4

 

Chauffer le four à 180°C (350°F).

 

Mettre 25 ml (2 c. à table) de farine de côté pour enrober les cerises.

Mélanger le reste de la farine avec la poudre à pâte et le sel. Réserver.

Défaire le beurre en crème en ajoutant graduellement le sucre. Bien mélanger.

Ajouter l’essence d’amande et les oeufs, un par un, en mélangeant bien après chaque oeuf.

Incorporer les ingrédients secs en alternant avec le lait. Commencer et finir par les ingrédients secs.

Incorporer les cerises enfarinées. Mélanger doucement à la spatule.

Étendre dans un moule de 21 X 12 cm (8 X 4 pouces) préalablement graissé et enfariné.

Cuire pendant environ 1 heure.

Refroidir 10 minutes avant de démouler et laisser refroidir complètement.

Servir nature.