La Bouquinière

La Bouquinière

The Inn at Rose Harbor, Série de Debbie Macomber (Ballantine Books, 2012)

 

J’aime bien l’auteure Debbie Macomber The Inn at Rose Harbor est la troisième série que je lis de cette auteure. Ce sont des romans souvent qualifiés à l’eau de rose, de chick lit, mais pour moi, ce sont des feel good stories.

Eh oui! J’adore, parfois, lire des romans d’amour pour amener un peu de douceur dans mon quotidien. Et vous savez, je n’en éprouve aucune honte. D’ailleurs, pourquoi en aurais-je? Que je lise que des romans d’amour, que je survole un livre de recettes, que je lise des essais, que je lise une oeuvre plus littéraire ou un policier dans l’ordre ou dans le désordre qu’est-ce que cela peut faire? Et pourtant, il y a tant de jugement qui entoure  ce type de littérature. Est-ce que je suis moins féministe pour autant? Non, car le féminisme pour moi est une question d’égalité et une question d’avoir le droit de choisir. Choisir de faire ou de vivre ses passions selon ce que l’on ressent au plus profond de soi. Et si notre choix s’arrête sur une activité plus féminine eh bien! si c’est ce que l’on désire alors pourquoi pas. Moi, j’ai fait de la philosophie et de la politique et je caresse maintenant l’idée d’aller enfin faire mon doctorat et à travers l’exercice de ces disciplines, j’ai décidé quelque part de faire de la pâtisserie. C’est beaucoup plus féminin que la philo et la politique, mais j’adore. Lorsque je cuisine, je peux créer, mais aussi penser. Eh oui! Je fais les deux  quoiqu’en pensent certaines personnes dont j’ai lu les publications sur mon fil Facebook [en référence aux Fées du logis et/ou la publication de livres de recettes] qui insinuait l’absence d’activité intellectuelle au profit d’une performance des arts de la table. De formuler la chose ainsi, c’est partir d’une prémisse simpliste qui connaîtra nécessairement des ratées. D’ailleurs, le « débat » s’est arrêté là comme si  cette phrase coup-de-poing ne méritait rien de plus ou qu’un débat par quasi inconnus interposés ne pouvait que devenir nul et non avenu puisqu’aucune éthique de la discussion ne pouvait y être introduite. Effets pervers des réseaux sociaux ou manque de rigueur? Je ne sais pas, mais j’aimerais bien qu’on fasse attention parfois, qu’on ne voit pas seulement la forêt, et que pour une fois, qu’on tienne compte de tous les arbres.

Je reviens à mes moutons et à Debbie Macomber et ses séries de romans  Blossom Street, Cedar Cove, ses contes de Noël ou sa dernière en lice,  The Inn at Rose Harbor (La villa des Roses en français) où elle nous présente des personnages qui réagissent avec émotions aux hasards bons ou mauvais de la vie sur fond d’histoire d’amour. Il s’agit du premier tome de cette série et on y voit Jo Marie Rose s’installer à Cedar Cove pour y ouvrir une auberge le Rose Harbor Inn à la suite de la mort en service de son mari. L’ouverture de cette auberge est l’occasion pour Jo Marie de refaire sa vie et parallèlement, à faire de cet endroit, une auberge qui apporte à ses clients et amis, un havre pour travailler sur un ou des aspects de leur vie. Et oui, les bons sentiments sont rois, et oui, vous pouvez trouver ça agaçant et oui, vous vous direz peut-être qu’on ne vous y reprendra plus. Mais oui également, vous pourrez vous sentir en paix loin de vos problèmes, avec un sentiment de bien-être même! Et oui, ça existe de belles histoires d’amour dans les livres et dans la vie.

Je vous recommande d’ailleurs de vous évader parfois dans une de ces histoires d’amour. Quelques heures échappées au quotidien avant de retourner ravigoté j’espère, à vos occupations qu’elles se passent en cuisine ou dans un laboratoire de fission nucléaire.

Celli

Menus et recettes, Pâtisseries en tous genres

Menu Hometown

Menu des Cadenas

« À une époque, on appelait les gens de Saint-Jean-Port-Joli, les cadenas, car, paraît-il, dans notre village les habitants avaient tendance à installer des cadenas sur la plupart de leurs bâtiments. D’où le surnom et d’où l’appellation de ce menu. »

***

Soupe aux pois (La Boustifaille)

Roll à la viande (Maman)

Salade de chou vert et rouge, sauce aigre-douce (Au Bonnet rouge)

Beurrée de crème à l’érable (La Boustifaille ou maman)

***

Soupe aux pois

375 ml (1 tasse 1/2) de pois jaunes

1,25 litre (5 tasses) d’eau

2 oignons tranchés

1 morceau de lard salé

Sel et poivre

 

Laisser tremper les pois dans l’eau une nuit.

Égoutter et verser dans un chaudron.

Ajouter l’eau, les oignons et le morceau de lard salé.

Saler et poivrer.

Faire cuire à feu doux pendant 3 à 4 heures ou jusqu’à ce que les pois soient bien cuits. Au besoin, ajouter de l’eau pendant la cuisson.

 

Roll à la viande

Pâte

750 ml (3 tasses) de farine

10 ml (2 c. à thé) de poudre à pâte

5 ml (1 c. à thé) de sel

125 ml (1/2 tasse) de beurre

250 ml (1 tasse) de lait

 

Mélanger la farine, la poudre à pâte et le sel.

Ajouter le beurre et couper à l’aide d’un coupe-pâte ou de deux couteaux jusqu’à ce que le mélange soit granuleux.

Ajouter le lait petit à petit en remuant avec les mains ou une fourchette.

Pétrir la pâte jusqu’à l’obtention d’une boule qui sera facile à façonner. Ne pas trop travailler la pâte sinon elle deviendra corsée (dure).

Abaisser la pâte en un rectangle sur une surface enfarinée.

Placer sur une plaque sur laquelle un papier parchemin aura été placé.

 

Chauffer le four à 190° C (375° F).

 

Garniture

750 ml (1 tasse 1/2) de boeuf haché cuit

125 ml (1/2 tasse) de céleri haché

5 ml (1 c. à thé) de persil

2,5 ml (1/2 c. à thé) de moutarde sèche

15 ml (1 c. à soupe) de sauce Worcestershire

2 oeufs non battus

62 ml (1/4 tasse) de ketchup

62 ml (1/4 tasse) de gruau rapide ou de chapelure

5 ml (1 c. à thé) de sel

1 ml (1/4 c. à thé) de poivre

 

Mélanger tous les ingrédients ensemble et étendre sur l’abaisse de pâte.

Réunir les deux bords les plus longs au centre et fermer le tout avec les deux bords les plus petits.

Cuire au four pendant 45 minutes.

 

Sauce

1 boîte de crème de céleri, crème de poulet ou crème de champignon

62 ml (1/4) de tasse de crème ou de lait

 

Délayer la soupe avec la crème ou le lait.

Réchauffer et servir sur un morceau de roll.

 

 

Salade de chou vert et rouge

500 ml (2 tasses) de choux vert et rouge

Couper le chou vert et le chou rouge en fines lamelles.

 

Sauce

1 boîte de crème de tomates

250 ml (1 tasse) d’huile végétale

185 ml (3/4 tasse) de vinaigre

125 ml (1/2 tasse) de sucre

5 ml (1 c. à thé) de sel

15 ml (1 c. à table) de moutarde sèche

30 ml (2 c. à table) de sauce Worcestershire

5 ml (1 c. à thé) de poivre

1 ml (1/4 c. à thé) de piment de cayenne

45 ml (3 c. à table) de ketchup

 

Mélanger tous les ingrédients jusqu’à ce qu’ils soient tous bien intégrés. Laisser reposer 1 heure avant de verser sur le mélange de choux.

 

Beurrée de crème au sucre d’érable

 1 tranche de pain

62 ml (1/4 de tasse) de crème à l’ancienne

30 ml (2 c. à table) de sucre d’érable

Dans une assiette, placer la tranche de pain et verser la crème.

Saupoudrer le sucre d’érable et déguster.

 

 

 

 

Récit

Origines et gastronomie

Je vous ai déjà parlé de mon lieu d’origine dans un précédent article. Aujourd’hui, je veux vous parler d’expériences culinaires que j’y ai connues en grandissant.

Elles ont tout d’abord débuté avec ma mère, à la cuisine. Ce sont les odeurs qui m’ont d’abord marquée puisque je ne m’imposais pas au comptoir. Il fallait que ma mère me tire l’oreille ou me l’ordonne pour que je daigne laisser mon livre pour aller l’aider. Même, si parfois, je réussissais à y échapper, cela ne m’empêchait pas de la voir aller et venir du coin de l’oeil, de sentir les arômes et de les goûter avant le diner.

Pendant que j’apprenais une base d’anglais en écoutant Sesame Street, c’est plutôt mon frère qui attendait avec impatience son émission culinaire Le gourmet farfelu et qui manifestait un plus grand intérêt pour la cuisine. Il n’avait que les préparatifs pour le temps des fêtes qui m’amenait aux chaudrons. Chaudrons que j’ai d’ailleurs dédaignés jusqu’à l’âge de 40 ans!! Mais ça, c’est une autre histoire.

Ma mère cuisinait très bien. Nous étions gâtés mon père, mon frère et moi. Et pourtant, rien ne nous faisait plus plaisir que d’aller manger au restaurant. À La Boustifaille ou Roche à veillon où on allait l’été après la fermeture du magasin pour manger une soupe ou des rôties et creton. Moi, la soupe, ça ne me disait pas grand-chose, mais les beurrées de crème au sucre d’érable ou les crêpes et sirop encore d’érable, me parlaient beaucoup plus. Chaque fois, c’était un délice. Du sucre à profusion et une crème fraîche qui semblait arriver tout juste de la laiterie. Ou les crêpes épaisses en spirales cuites dans l’huile et croustillantes à souhait. Tout ce sucre avant de dormir ne pouvait que me tenir réveillée pour lire une partie de la nuit J.

L’hiver, c’est vers le Bonnet rouge et leur poulet doré que nous nous tournions. La peau du poulet était d’un brun doré juste assez croquant, mais pas croustillant comme celui d’un restaurant de fast food bien connu. Et les frites et la salade de choux vert et rouge avec sa sauce sucrée aigre-douce. Autant de saveur dans une même assiette ressemblait au paradis pour mon frère et moi. Nous avions aussi dans ces moments-là, des conversations hors de l’ordinaire avec nos parents. C’étaient des moments privilégiés.

Il y avait aussi les roulottes l’été. Celle où j’ai mangé ma première poutine vers l’âge de 15 ou 16 ans. Et le bar laitier où nous dégustions une crème molle comme nous l’appelions de-par-chez-nous.

Il y avait aussi un petit restaurant Au bec fin en plein milieu du village. Il était tenu par une dame excellente cuisinière, mais très stricte lorsqu’il s’agissait de choisir sa sorte de chips le samedi après la pratique de majorette. Une dizaine de jeunes qui rentraient acheter un chips dans le même 5 minutes, avait pour résultat de la mettre aux aguets et de nous pousser à faire notre choix et vite. Ketchup, BBQ ou vinaigre. Avec elle, pas le temps de flâner, on prenait le sac, on lui donnait notre .25¢ et on sortait le manger assises sur le perron en attendant que nos parents viennent nous chercher.

Aujourd’hui, certains de ces restaurants sont encore ouverts, d’autres non. Des nouveaux sont apparus comme La Coureuse des grèves qui a su égayer mon palais au fil des ans ou le Porto Bellissimo et sa pizza. Lorsque j’y retourne, j’en choisis un et je plonge tant dans les souvenirs de vie que gustatifs.

Mais ce dont je m’ennuie le plus, c’est de la cuisine de ma mère qui, avec une vue diminuée, a cessé avec les années de cuisiner autant de mets délicieux qu’odorants. Heureusement pour moi, je peux toujours lui parler cuisine et surtout, m’abreuver à même sa collection de livres de recettes ceux qu’elle a acheté, ceux qu’elle s’est fabriqués en y collant ou écrivant toutes sortes de recettes et ceux qu’elle a édités.

Celli

https://cellirelcenecrivaine.wordpress.com/2015/11/22/menu-hometown/

Menus et recettes, Pâtisseries en tous genres

Menu fondue au fromage et son choix de vin

Les événements de Paris vendredi dernier, ceux du Liban juste avant et bien d’autres sont d’une tristesse incommensurable. Ces gens qui cherchent, au nom d’une religion qui n’est comprise que d’eux-mêmes, à semer la terreur parmi ceux qu’ils appellent les infidèles n’ont rien compris des beautés de l’humanité lorsqu’elle est vécue dans le plaisir des différences, dans la joie de vivre du quotidien, dans la paix  chez soi et autour de soi. Et tant qu’ils n’auront pas compris, nous aurons peur. Mais la peur mène aussi à un désir de vivre plus grand, plus fort, à aimer les autres encore plus, à se rencontrer, s’entraider. Bref, à croire en l’humanité. J’ai hésité à publier aujourd’hui. Je sentais futile de parler de menu, de bouffe, de vin. Puis, je me suis dit que de préparer un bon repas et de le prendre en famille ou avec des amis, était le meilleur antidote contre cette terreur qu’on a voulu nous entrer dans la gorge. Réunissons-nous et rendons hommage à toutes les victimes de ces carnages tout en buvant à l’espoir d’un monde meilleur. Celli

***

Menu fondue au fromage

Cuisses de grenouille

Fondue au fromage, tomates et piments

(Vin blanc sec pour la préparation de la fondue)

Une bonne bouteille de Pinot blanc d’Alsace

Gâteau Red velvet – Glaçage au fromage

Vin de dessert Moscato d’Asti effervescent

***

 

Cuisses de grenouille

75 ml (1/3 tasse) beurre température pièce

30 ml (2 c. à soupe) d’huile d’olive

30 ml (2 c. à soupe) d’aneth et persil

2 citrons zeste

2 gousses d’ail hachées finement

10 paires de cuisses de grenouilles

Sel et poivre au goût

Quartiers de citron au goût

 

À feu doux, faire fondre le beurre.

Ajouter l’huile, mélanger et retirer du feu.

Transférer dans un bol et ajoutez les herbes, les zestes et l’ail puis fouetter vigoureusement.

Réserver à température ambiante.

Pratiquer quelques entailles sur les cuisses puis saler et poivrer.

Dans une poêle, à feu vif, saisir les cuisse dans un filet d’huile. Lorsque le premier côté est coloré, ajouter une noisette de beurre fouetté aux herbes et retourner-les.

Poursuivre la cuisson 3 minutes en ajoutant un peu de beurre et en arrosant les cuisses avec le beurre moussant.

Servir immédiatement avec les quartiers de cuisson.

 

Fondue au fromage, tomates et piments

8 tomates ébouillantées et pelées

30 ml (2 c. à table) de beurre

1 piment vert

340 g (1 tasse 1/2) d’Emmenthal râpé

2 ml (1/2 c. à thé) de poivre noir

5 ml (1 c. à thé) de paprika

2 ml (1/2 c. à thé) de marjolaine

2 ml (1/2 c. à thé) de sel de céleri

15 ml (1 c. à table) de fécule de maïs

125 ml (1/2 tasse) de crème 15%

1/2 tasse de vin blanc sec

Une corbeille de cubes de pain (1 miche ou 1 baguette)

Un petit jambon cuit coupé en cubes

 

Ébouillanter les tomates pendant 5 minutes puis les peler.

Cuire les tomates dans un chaudron à fond épais avec le beurre pendant 5 minutes.

Couper le piment finement et l’ajouter aux tomates. Cuire 2 minutes.

Ajouter le fromage et laisser fondre en mélangeant à feu doux.

Ajouter les épices, la fécule de maïs délayée avec la crème et le vin blanc préalablement chauffé.

Verser dans le caquelon et placer sur le brûleur allumé.

Servir avec les cubes de pain et/ou des cubes de jambon.

 

Gâteau Red Velvet

125 ml (1/2 tasse) de beurre à température ambiante

250 ml (1 tasse) de sucre

2 oeufs

5 ml (1 c. à thé) d’essence de vanille

430 ml (1 tasse 3/4) de farine tout usage

1 pincée de sel

10 ml (2 c. à thé) de bicarbonate de soude

15 ml (1 c. à soupe) de poudre à pâte

2,5 ml (1/2 c. à thé) de sel

15 ml (1 c. à soupe) de vinaigre de cidre de pomme ou de vin blanc

30 ml (2 c. à soupe) de poudre de cacao non sucré

160 ml (2/3 tasse) de babeurre

125 ml (1/2 tasse) de lait

5ml (1 c. à thé) de colorant rouge en gel

Chauffer le four à  190° C (375° F).

Dans un bol au malaxeur ou à la mixette,  blanchir le beurre avec le sucre puis ajouter les oeufs un à un en mélangeant bien entre chaque addition. Ajouter l’essence de vanille.

Dans un bol, mélanger ensemble la farine, la poudre à pâte et le sel puis ajouter au mélange en malaxant à vitesse moyenne. Dans un autre bol, mélanger le bicarbonate de soude et le vinaigre et ajouter au mélange.

Délayer ensemble le beurre et le lait et ajouter au mélange. Ajouter le colorant et mélanger.

Répartir le mélange dans 2 moules rond de 20 cm (8 pouces) préalablement graissé et enfariné.

Cuire au four pendant 25 à 30 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre ressorte propre.

 

Glace au fromage à la crème

625 ml (2 tasses 1/2) de sucre à glacer

125 ml (1/2 tasse) de beurre mou

1 paquet de 113g (4 onces) de fromage à la crème

5 ml (1 c. à thé) de vanille

Tamiser le sucre à glacer. Défaire le beurre et le fromage en crème. Ajouter la vanille. Incorporer graduellement le sucre à glacer et battre jusqu’à consistance crémeuse.

Fêtes et événements, Les envolées de Celli

Le bon vin…

Dans quelques jours, il sera possible de déguster le Beaujolais nouveau. Aujourd’hui on en fait bien moins de cas, mais è une époque, on le courrait dans les magasins d’alcool avec tant de hâte qu’au bout de quelques heures les tablettes étaient vides et on devait se rabattre sur le vin moins nouveau. 🙂 C’était avant qu’il y ait du vin dans les dépanneurs et les épiceries. C’était aussi avant que l’on affine notre goût et qu’on prenne le temps de déguster les vins.

Aussi, il y a quelques années quand avec des collègues pour un party de bureau, nous avons organisé une dégustation, je me suis appliquée à la faire dans les règles de l’art. J’ai lu sur les accords, les services, les verres, et cetera. Heureusement, le conjoint d’une collègue s’y connaissait plus que nous. Il fabriquait aussi ses vins.

Grâce à notre fabricant invité, nous avons eu droit à de belles explications sur les vins, leur goût, les arômes… et la soirée a été autant festive qu’instructive.

Et c’est ce contact avec les vignerons que j’ai apprécié lors de ma participation à Bordeaux fête le vin… le jeudi après-midi parce que la fin de semaine, le contact est beaucoup plus, comment dire, succinct.

Donc en ce beau jour d’août, nous avons discuté vin, régions, appellations avec les vignerons et les exportateurs. Un peu de comment c’est fait, un peu de comment il se comportera en bouche, un peu de voyage. Parce qu’il y a un aspect touristique et politique à cet événement. Ne serait-ce qu’à voir les deux maires se relancer amicalement lors de la cérémonie d’ouverture.

Et que dire de l’atelier Bordeaux se met à table où nous avons dégusté un excellent Château Bel Air 2010 accompagné d’un cannelé bordelais salé. Dé-li-ci-eux!

Il y a un art savoureux à mixer la nourriture avec les vins. Un plat léger comme du poisson avec un vin léger ou un bon steak avec un vin du Haut Médoc. Il faut aussi penser aux textures, aux contrastes. Il y a une hiérarchie dans le service et dans la dégustation. Une alternance bouchée et gorgée pour un merveilleux mariage.

Celli

P.S. Mon coup de coeur de Bordeaux : Un Saint-Émilion, Dourthe 2010. Exquis!

https://cellirelcenecrivaine.wordpress.com/2015/11/15/menu-fromage-et-vin/

Menus et recettes, Pâtisseries en tous genres

Menu du vendredi – Année 1981

Menu

Carré aux dattes-

Soupe à l’oignon gratinée

Filet de sole amandine

Patates bouillies

Carrés aux dattes

***

Soupe à l’oignon gratinée

 

50 ml (1/4 tasse) de beurre

25 ml (2 c. à table) d’huile végétale

8 gros oignons épluchés et tranchés mince

1.5 L (6 tasses) de bouillon de boeuf (Concentré ou fait maison)

Sel et poivre au goût

8 tranches de pains épaisses

500 ml (2 tasses) de fromage suisse ou parmesan

 

Faire fondre le beurre et l’huile à feu moyen et y faire revenir les oignons jusqu’à tendreté. Attention à ne pas les faire frire.

Ajouter le bouillon de boeuf, le sel et le poivre et amener à ébullition. Baisser le feu  et laisser mijoter pendant 35 minutes.

ou

1 sachet de soupe à l’oignon du marché

 

Faire sécher à four modéré —325°F (160°C)— les tranches de pain pendant environ 5 minutes.

Râper le fromage.

Placer le four à griller (broil).

 

Verser la soupe à l’oignon chaude dans des ramequins allant au four.

Placer ensuite le morceau de pain et le fromage râpé.

Mettre au four et griller jusqu’à ce que le fromage soit bien doré.

 

Patates bouillies

 

6 à 8 pommes de terre épluchées et coupées en quart

 

Placer dans un chaudron et remplir d’eau jusqu’à recouvrir les pommes de terre.

Saler et poivrer.

Amener à ébullition puis baisser le feu et laisser cuire jusqu’à tendreté, 20 à 30 minutes. Surveiller afin qu’elles ne prennent pas au fond.

Servir chaud avec du beurre.

 

Filet de sole amandine

 

2 à 4 filets de sole

50 ml (1/4 tasse) de beurre

125 ml (1/2 tasse) d’amandes effilées

5 ml (1 c. à thé) de vinaigre de vin

 

Rouler les filets dans la farine.

Faire fondre le beurre dans un poêlon, cuire les filets 3 minutes de chaque côté.

Placer le poisson frit dans un plat garder au chaud et saler et poivrer au goût.

Jeter dans le beurre restant, les amandes et dorer.

verser le vinaigre et remuer vivement pendant 1 minute.

Verser chaud sur le poisson et servir.

Carrés aux dattes

Base

375 ml (1 tasse 1/2) de farine tout usage

375 ml (1 tasse 1/2) de gruaurapide

250 ml (1 tasse) de cassonade

0,5 ml (1/8 c. à thé) de sel

250 ml (1 tasse) de beurre

Garniture

500g (1 livre) de dattes dénoyautées

175 ml (3/4 de tasse) d’eau

50 ml (1/4 de tasse) de cassonade

5 ml (1 c. à thé) de citron

Chauffer le four à 190 °C (375 °F).

Mélanger le dattes, l’eau chaude et la cassonade.

Cuire à feu modéré jusqu’à ce que les dattes aient absorbé l’eau et soient ramollies.

Ajouter le jus de citron et laisser refroidir.

Mélanger les ingrédients secs dans un bol et y couper le beurre avec un coupe-pâte ou deux couteaux jusqu’à ce que le mélange soit en miettes.

Étendre la moitié de ce mélange dans un plat de 23 cm (9 pouces) graissé et recouvrir de la garniture refroidie.

Étendre le reste du mélange d’ingrédients secs sur le dessus.

Cuire au four pendant environ 30 minutes.

Couper en carrés et déguster lorsqu’ils sont froids.

Bon appétit!  Celli

Roman graphique des Années '80

Le scrapbook d’Élodie Lec – 1981

Hiver 1981

Dans mon cours de français, j’ai rencontré l’amour de ma vie. Il s’appelle Tristan, il est beau, chevaleresque et a un langage des plus charmants. Accessoirement, il a une Iseult qui vient avec lui et il l’aime SEULEMENT parce qu’il a pris une philtre d’amour. Détail, je me dis.

J’adore cette histoire et j’adore mon prof de français de secondaire III. Elle vient de France. Un échange avec un prof d’ici. Elle nous parle de son pays, de Perpignan et son accent est charmant. Avec elle, nous étudions la littérature médiévale et lorsqu’elle nous parle de châteaux, on sait qu’elle en a vu pour vrai.

Je lis beaucoup de romans historiques, des Babara Cartland surtout, car il y a de l’amour et de l’histoire. Mon voisin un vieil historien en possède un tas qu’il me prête gentiment. Il dit que ce sont les romans d’amour les plus intéressants historiquement et qu’après des travaux arides sur des faits, événements et dates, c’est ce qu’il y a de mieux pour se distraire.

Je n’ai toujours pas de chum, mais j’ai un correspondant marocain qui m’écrit des lettres d’amour qui me font du bien. De plus, il m’a fait parvenir un exemplaire des Contes des mille et une nuits. Avec des livres, un gars est toujours sûr d’accrocher mon cœur Y.

Élodie

Été 1981

Avec ma nouvelle mini-jupe, j’ai accroché le regard d’un gars qui a au moins 10 ans de plus que moi. Le problème, c’est qu’on se voit seulement à la messe du samedi soir où il accompagne sa mère. C’est tellement HOT! Il y en a un qui me regarde. Bon! C’est encore une histoire d’amour théorique, dans ma tête, mais ça me fait des guili-guili dans le ventre. Je lis toujours mes romans historiques, mais ce sont les Harlequin qui me donne, comment dire, des sensations plus physiques.

J’écris aussi. Des histoires d’amour avec Louis — c’est comme ça que j’ai nommé le gars à la messe — parfois au temps de la Nouvelle-France, parfois au temps d’Angélique (nouvelle série que je viens de découvrir). Je suis bien dans mon univers romanesque.

Enfin! autant qu’on peut être romanesque lorsqu’on reprend son job d’épluchage de patates et réchauffage de soupe. Ça, ça nous ramène dans la réalité assez vite.

Parfois, je prends mon vélo et je me rends au village voir mes amies. Et on écoute de la musique des après-midis complètes sans vraiment se parler. On écoute Hall & Oates, Rick Springfield, Foreigner, The Police, John Lennon et Olivia Newton-John. Olivia, c’est juste moi qui l’écoute. Mes amies la trouvent un peu trop preppie. Moi je l’adore! Nous n’achetons pas beaucoup de musique francophone, on l’écoute à la radio.

Noël 1981

J’ai passé beaucoup d’heures avec ma mère à préparer les tourtières et les desserts: dominos, farce, beignes, sucre à la crème et les délicieux chocolats à la menthe. J’aime bien cuisiner avec elle. Il y a une telle minutie dans tous ses gestes et une grande patience avec moi.

Ce congé de Noël me permet aussi d’avancer encore plus dans ma recherche (ou mes recherches?) sur l’amour. La découverte par ma cousine et moi, du Le guide du plaisir amoureux dans la bibliothèque de ma tante. Livre, où un homme maigre et laid et une femme des plus poilus prennent des pauses sexuelles explicites qui procurent du plaisir. À la fin, le livre est rempli de dessins des positions trop Twisters pour les protagonistes!! Vraiment instructif! Instructif?

Dans un tout autre ordre d’idée, j’ai reçu de mon cousin le dernier livre de Colleen McCullough, Tim. Après Les oiseaux se cachent pour mourir, cette histoire me semble un peu terne. Et pourtant, elle est pleine d’espoir. Ceci me fait réfléchir sur moi, sur mes préjugés, sur mon romantisme extrême. Réfléchissons…

Élodie

https://cellirelcenecrivaine.wordpress.com/2015/11/08/menu-du-vendredi-annee-1981/