La Bouquinière

La singulière tristesse du gâteau au citron

La singulière tristesse du gâteau au citron

Aime Bender

Éditions de l’Olivier, 2013

 

Dans son roman empreint de mélancolie, Aimee Bender met en scène Rose, une jeune fille qui, le jour de l’anniversaire de ses 9 ans, après avoir pris la première bouchée du gâteau cuisiné par sa mère, commence à ressentir les émotions de la cuisinière. Situation étrange, presqu’intenable pour Rose. Roman onirique qui malgré la déprime qu’on peut y ressentir n’en est pas moins amusant.

Après l’épisode du gâteau, Rose goûte de nouveau, essaie d’autres mets, rien à faire. Elle ressent toujours les émotions de sa mère. Elle vérifie avec l’aide de George un ami de son frère pour qui elle en pince, de goûter à de la nourriture faite par un étranger, toujours la même chose. Le cuisinier s’est disputé avec sa copine, elle le sait. Voilà pourquoi au fil du temps la nourriture industrielle devient son refuge puisqu’une machine n’a pas d’émotions. Quoique parfois…

Un peu comme une quête, Rose essaie d’apprivoiser ce don qui lui tombe dessus avec fracas un jour où elle aurait dû ne penser qu’à fêter. C’est une fable du grandir. Bender rend aussi très bien la dynamique de cette famille composée d’une mère insomniaque qui entreprend un métier d’ébéniste, d’un père trop pris par le sien et d’un frère, Joseph, qui parfois a la faculté de disparaître. Son écriture est un mélange subtil d’émotions déprimante et fantaisiste sur la difficulté de vivre un tsunami intérieur à chaque bouchée consommée tout en affrontant le passage de l’enfance à la vie d’adulte.

C’est beau finalement.

Celli

Menus et recettes, Pâtisseries en tous genres

Menu pour cuisiner avec les enfants

Menu enfantin [1]

Famille souris

Pizza Tic-Tac-Toc

Barque concombre

 Poufs à la noix de coco

[1] À l’époque où mon fils était en relâche, ces recettes ont été faites assez souvent par mon fils avec moi ou avec son père. Invariablement, malgré le nombre de recettes faciles qu’offre ce livre, ce sont elles qui revenaient le plus souvent. Source: 101 recettes pour s’amuser, Judy Ridgway, Éditions SCE, 1989.

***

Famille souris

 

 

4 oeufs cuits durs et écaillés

4 tranches épaisses de salami

Tiges de persil frais

8 raisins secs

Fromage

 

Enlever une fine tranche du côté de chaque oeuf pour le faire tenir droit.

Couper le salami en 4 languettes pour faire la queue et 8 triangles pour les oreilles.

Couper 4 bouquets de persil pour les nez.

Entailler chaque oeuf sur chaque côté afin de pouvoir y insérer les oreilles.

Utiliser les raisins secs pour faire les yeux. Faire une incision pour chaque oeil afin qu’ils tiennent bien.

Entailler le bout des oeufs pour insérer la queue de salami.

Déposer les souris sur une assiette.

Garnir avec des cubes de formage et des petits bouquets de persil.

 

Pizza Tic-Tac-Toc

 1 tranche de pain u un demi-pain burger

15 ml (1 c. à soupe) de pâte de tomate

15 ml (1 c. à soupe) de fromage râpé

1 tranche de jambon cuit

1 petite tomate

1/4 de poivron vert

 

Griller légèrement le pain.

Étendre la pâte de tomate.

Saupoudrer le fromage râpé.

Couper le jambon en lanière et disposer en forme de jeu de Tic-Tac-Toc sur la tranche de pain.

Découper 3 tranches de tomates et disposer dans les carrés.

Découper le poivron vert en lanière et disposer en forme de X dans les carrés vides.

Chauffer le four à 180°C (350°F.

Lorsque chaud, cuire environ 5 minutes pour faire fondre le fromage un peu.

 

Barque concombre

 

1 concombre coupé en deux sur le sens de la longueur

160 ml (2/3 tasse) de fromage à la crème

15 ml (1 c. à soupe) de lait

2 petites carottes pelées et coupées en rondelles

4 branches de céleri coupées en 2

 

Vider le centre des deux moitiés de concombres.

Mélanger le centre du concombre, le fromage à la crème et le lait.

Déposer le mélange de fromage dans le centre des concombres.

Placer en alternance une rondelle de carotte et une branche de céleri.

Déguster en utilisant les rames et les rameurs pour manger la trempette de fromage.

 

 

Poufs à la noix de coco

 

45 ml (3 c. à soupe) de noix de coco

Colorant alimentaire vert

1 blanc d’oeuf

20 grosses guimauves

Colorer la noix de coco.

Séparer l’oeuf et battre le blanc avec une fourchette.

Tremper les guimauves dans le blanc d’oeuf puis dans la noix de coco colorée.

Bien couvrir.

Laisser reposer 2 à 3 heures avant de déguster.

 

 

Récit

La relâche

La première semaine de mars au Québec, c’est la relâche scolaire! Les écoles primaires ou secondaires prennent le temps d’arrêter pour jouer, se casser la tête pour les services de garde, sortir au cinéma dans une foule gigantesque ou de faire des activités hivernales qui manifestement cette année, s’annoncent printanières.

Je n’ai rien contre cet arrêt après l’horrible mois de février et avant le ressourcement du printemps. Mais la neurasthénie que cela engendre chez certains parents peut être parfois catastrophique. Même la joie de se retrouver quelques jours en vacances familiales est ternie par les aléas organisationnels des activités. Juste de faire un choix, c’est déjà quelque chose.

Et là, je ne parle pas des parents qui n’ont pas la possibilité de se libérer de leur travail ou le budget pour un voyage de ski. Pour eux, il faut un service de garde ouvert, disponible et cette année, j’ajouterais abordable. Ou bien avoir la chance qu’un membre de la famille ou un ami soit prêt à prendre les enfants.

Alors qu’à l’époque où j’étais moi-même écolière, cette relâche n’existait pas. Que n’aurais-je pas donné pour l’avoir ce congé ? D’autant plus que quelque part dans cette semaine, c’est mon anniversaire. J’aurais eu la plus belle fête d’amis du voisinage parce qu’il n’y aurait pas eu de contraintes  pour l’heure du coucher ou de fin de semaine déjà trop remplie. Bon, ça fait pas mal longtemps, mais n’empêche. Je pense que j’aurais adoré.

Aujourd’hui, je n’y pense même pas au party de fête. Les restaurants sont en mode famille, les musées et les cinémas également, et il m’a été longtemps difficile de rejoindre mes amis pour un souper amical, car les enfants sont en relâche. Et admettons que pour contrer tout cela, je décidais de me sauver outremer, c’est impossible, même ridicule, tellement les prix avant, pendant et après atteignent des sommets que je n’oserais qualifier.

Alors je me planque chez moi et j’attends de fêter plus tard. En été ce serait bien. Je pourrais m’organiser un pique-nique d’anniversaire sur les Plaines d’Abraham ou sur le bord du fleuve quelque part sur la Côte-du-Sud. Bonne idée! D’autant plus que je vieillirais un peu plus tard J. C’est un pensez-y-bien…

Celli

https://cellirelcenecrivaine.wordpress.com/2016/03/06/cuisiner-avec-les-enfants/