La Bouquinière

la femme qui fuit

La femme qui fuit de Anaïs Barbeau-Lavalette (Marchand de feuilles, 2015)

Lorsque j’ai entrepris la lecture de La femme qui fuit, je n’étais pas sûre que j’allais pouvoir me rendre à la fin. Vers la trentième page, je me demandais pourquoi je lisais encore ce livre. Je l’ai refermé et déposé avec les autres sur ma table de nuit et j’ai pris le suivant, puis le suivant, puis le suivant jusqu’à la semaine dernière où je me suis dit que j’allais lui donner une autre chance. Et j’ai bien fait.

Je ne sais pas si c’est l’histoire de la grenouille et de la robe souillée qui m’avait arrêtée ou le style concis, mais ce que je sais c’est qu’en continuant la lecture, j’ai découvert l’histoire d’une femme dont je devais dépasser l’enfance pour mieux la connaître.

Suzanne Meloche, femme de Marius Barbeau, ayant traîné avec Borduas, Gauvreau et Riopelle se cherche. Pour  mieux se chercher, elle abandonne ses deux enfants en bas âge pour aller toujours de l’avant sans regarder en arrière. Témoin d’une époque et d’un destin de femme extraordinaire, ce livre ne peut que nous toucher.

J’ai aimé l’écriture de Barbeau-Lavalette qui raconte de façon très personnelle l’histoire de sa grand-mère en phrases courtes, concises. C’est peut-être l’élan de ce rythme succinct que je n’avais pas vu au départ. Qui lorsqu’on s’y habitue, devient l’essence d’une narration sans grandes descriptions, mais dont les images sont éloquentes.

Bref, ne vous laissez pas arrêter par les premières pages, persévérez, vous ne le regretterez pas.

Celli

Pour d’autres avis:

http://www.leslibraires.ca/livres/la-femme-qui-fuit-anais-barbeau-lavalette-9782923896502.html

Poésie

Un rituel : La lecture


Lire avant de dormir

Lire pour oublier la pluie

Lire une histoire à son enfant

Lire plutôt que de faire le ménage

Lire dans le bus

Lire emmitouflé dans une doudou

Lire entre deux trucs à faire parce que le livre est trop bon

Lire dans le calme du matin ou dans la douçeur de la nuit étoilée

Lire parce que la semaine prochaine, c’est le retour de La Bouquinière 😻

Celli

Abécédaire des gateaux

Abécédaire des gâteaux – A pour Amande

gateau-aux-amandes

Temps de préparation: 15 minutes / Temps de cuisson: 1h

180 g de sucre
200 g de pâte d’amande à 50 %
200 g de beurre température pièce
240 g de yogourt grec
4 jaunes d’oeufs
260 g de farine
1 cuillère à thé de bicarbonate de soude
1/2 cuillère à thé d’essenced’amande (facultatif)
Sucre glace pour la finition

Préchauffez le four à 160° C.
Tamiser la farine et le bicarbonate de soude. Réserver.

Dans le bol de votre malaxeur, verser le sucre et le beurre puis mélanger à l’aide de la feuille jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Ajouter la pâte d’amande coupée en petit morceaux, mélanger.
Verser  ensuite les oeufs, le yogourt et l’essence d’amande. Mélanger entre chaque addition.
Ajouter la farine et le bicarbonate de soude et mélanger à vitesse très basse.
Mettre au four pendant 50 à 60 minutes.
Une fois refroidi, saupoudrer de sucre glace pour la finition.


Source d’inspiration:
PHILO – http://www.lesfoodies.com/philo

Abécédaire des gateaux

Abécédaire des gâteaux – B pour Bleuet

Gâteau aux bleuets

Gâteau vanille

425 ml (1 tasse 3/4) de farine tout usage

15 ml (1 c. à table) de poudre à pâte

2,5 ml (1/2 c. à thé) de sel

125 ml (1/2 tasse) de beurre

250 ml (1 tasse) de sucre

2 oeufs

5 ml (1 c. à thé) d’essence de vanille

175 ml (3/4 tasse) de lait

250 ml (1 tasse) de bleuets

 

Cupcakes

Placer la grille au centre du four et préchauffer à 180°C (350°F).

Dans un moule de 12 cavités, placer les caissettes ou graisser de beurre deux moules de 20 cm (8 pouces).

 

ou

 

Moule carré

Placer la grille au centre du four et préchauffer à 190°C (375°F).

Beurrer un moule carré de 20 cm (8 pouces).

 

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte et le sel puis réserver.

Dans un bol, au malaxeur ou à la mixette, défaire le beurre en crème avec le sucre, les oeufs et la vanille jusqu’à l’obtention d’un ruban (environ 6 minutes).

À basse vitesse, ajouter les ingrédients secs en alternant avec le lait. Terminer avec les ingrédients secs.

Ajouter les bleuets et mélanger délicatement à la spatule.

 

Verser le mélange dans les caissettes ou dans les moules. Il est possible que vous ayez la valeur d’une à deux caissettes supplémentaire.

Cuire au four 25 minutes pour les cupcakes.

Vérifier la cuisson en insérant un cure-dent au centre du gâteau et qu’il en ressorte propre.

 

ou

 

Verser le mélange dans le moule carré et cuire 45 minutes.

Vérifier la cuisson en insérant un cure-dent au centre du gâteau et qu’il en ressorte propre.

 

 

Glace au beurre rapide

75 ml (1/3 tasse) de beurre doux

1 oeuf

500 ml (2 tasses) de sucre à glacer

5 ml (1 c. à thé) de vanille

 

Défaire le beurre en crème puis ajouter l’oeuf.

Ajouter le sucre à glacer graduellement et battre jusqu’à ce que la glace soit lisse.

Ajouter la vanille.

On peut colorer le glaçage pour un éclat de couleurs sur la table.

 

 

Alternatives:

Ajouter 250 ml (1 tasse) de pépites de chocolat au mélange. Verser dans des caissettes. Cuire à 180°C (350°F) – 20 à 25 minutes.

ou

ajouter au fond d’un moule carré (de type corning ware), 250 ml (1 tasse) de petits fruits sur lesquels vous verser 62.5 ml (1/4 tasse) de sucre.

Préparer le mélange à gâteau et verser sur les fruits.

Cuire à 180°C (350°F) pendant 50 à 60 minutes.

 

Menus et recettes, Pâtisseries en tous genres

Effluves de friture – Les recettes

 Dips au poulet

 

2 petits poulets entiers ou 4 blancs de poulet cuits, découpés en morceaux

 

Pâte

375 ml (1 tasse 1/2) de farine

250 ml (1 t.) de lait

20 ml (1 c. à table ½) d’huile de canola ou de légumes

2 œufs

10 ml (2 c. à thé) de poudre à pâte

5 ml (1 c. à thé) de sel

1 ml (1/4 c. à thé) de poivre

 

Huile végétale pour la cuisson.

 

Mélanger la farine, la poudre à pâte, le sel et le poivre.

Fouetter les œufs avec le lait et l’huile de canola puis ajouter au mélange de farine. Mélanger. La consistance ressemble à celle d’une pâte à crêpe.

Chauffer l’huile à 185° C  (360° F)

Tremper les morceaux de poulets cuits dans la pâte et placer un à un dans l’huile chaude.

Laisser frire environ 4 à 5 minutes puis retirer et déposer sur un essuie-tout pour enlever l’excédent d’huile.

 

Beignes ou beignets… c’est selon.

beignes

Source : La table en fête, Les Cercles de Fermières du Québec, 1987, p.22.

beignes

Note: En fraisant, vous pouvez ajouter jusqu’à 250 ml (1 tasse) de farine pour obtenir une pâte à la texture plus dense et sèche. Et si vous désirez des beignes de taille moyenne, il suffit d’abaisser la pâte à seulement 0,5 cm (1/4 pouce).

Les envolées de Celli

Que sonne la culture!

 

Après l’immobilité de l’été, l’automne apporte avec lui des activités de toutes sortes. Riches en culture, en saveurs, en actions, elles parsèment notre quotidien jusqu’à nous donner des mots de tête, tellement on voudrait profiter de tout. Mais voilà, il faut faire des choix.

Comme la semaine dernière lors des journées de la culture. Ces journées nous permettent d’être visiteurs dans notre propre ville. On peut y découvrir ces endroits pour lesquels nous attendons d’avoir des visiteurs pour se donner la peine d’aller les voir. Ils sont là, accessibles, près, mais souvent reléguer en dernière case lorsque nous cherchons quelque chose à faire. Comme si l’urgence n’était pas là, vu qu’ils y seront encore le lendemain. Alors on focalise sur des activités qui ne sont là qu’une fois, au détriment de celles qui font la joie des gens de passage.

Bref, j’ai pu profiter samedi dernier d’une promenade organisée autour du Dictionnaire biographique du Canada (www.biographi.ca) dans les rues du Vieux Québec. Au détour de lieux significatifs, il était possible de rencontrer des personnages ayant fait l’histoire. D’Octave Crémazie au Comte de Frontenac en passant par la Corriveau et bien d’autres. Bien théâtralisé par de jeunes acteurs, ces personnages nous racontaient un peu leur vie et leur engagement dans notre histoire.

De la promenade, je suis passée à la cathédrale Holy Trinity de Québec où j’ai pu voir à l’oeuvre la guilde des sonneurs de cloches. Le Change ringing ou faire sonner les cloches à l’anglaise se pratiquent dans deux églises de Québec : l’église Saint-Matthew transformée en bibliothèque et la cathédrale Holy Trinity. Cette dernière est également la première cathédrale anglicane construite hors des iles britanniques. Ses cloches ont été installées en 1830 et rénovées en 1901 et en 2006, à temps pour le 400e anniversaire de la ville de Québec en 2008. Au nombre de huit, elles sont montées sur un système de roues à 360° qui permettent par leur positionnement inversé de créer des séquences sonores complexes. Les sonneurs grâce à une manipulation très technique et séquencée ainsi que beaucoup de concentration, tirent les cordes qui actionneront le mécanisme des cloches.

Dans la communauté des sonneurs de ce type de cloches, l’équipe de Québec est la seule où la rencontre se fait en français. Les ordres concernant l’actionnement des cloches se font cependant dans la pure tradition du Change ringing, en anglais. Pour voir et entendre cette belle découverte, je vous suggère ce lien de la Fabrique culturelle http://www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/5816/sonneurs-de-cloches-a-la-cathedrale-holy-trinity.

Et la beauté dans tout cela, c’est que ce n’est pas terminé puisque le festival Québec en toutes lettres (http://www.quebecentouteslettres.com/) bat aussi son plein jusqu’au 9 octobre. Rencontres d’écrivains, lectures publiques, conférences sur le polar, promenades et j’en passe… Alors, ne me cherchez pas pendant cette longue fin de semaine de l’Action de grâces, je serai sûrement en train d’assister à une de ses activités.

J’adore l’automne!

Celli

Récit

Voyage en automobile

Quand j’étais petite, j’avais du plaisir à faire les longs voyages en voiture. C’était toujours une belle aventure d’aller voir nos cousins et cousines en ville. Le voyage de Saint-Jean-Port-Joli à Montréal durait 3 heures. Des milliers de miles à l’époque dont nous profitions, mon frère et moi, inventer de nouveaux jeux, lire, se chicaner un peu ou faire un des trucs que nous avions glissés dans notre sac d’activités pour la voiture. Juste choisir ce que nous allions apporter était une aventure en soi!

Cependant, ce qui faisait la beauté de ces voyages, c’était de manger le lunch que ma mère avait pris soin de faire spécialement pour le voyage. Parce qu’on n’allait pas aller perdre du précieux temps dans un restaurant quand même! Ce qui avait pour effet que nous demandions rarement « quand est-ce qu’on arrive? » — on savait presque par coeur tous les noms de sorties sur l’autoroute. Non, nous demandions plutôt « quand est-ce qu’on mange? » Et à mon souvenir, nous ne dépassions que rarement Nicolet. Même que je pense qu’une fois, nous avions mangé en entrant sur l’autoroute… Mais la plupart du temps, je dirais que Québec dépassée, notre impatience se faisait entendre. Alors maman, selon son degré de patience, sortait de son sac  ce qui allait constituer notre repas. Il y avait des sandwiches faits maison avec parfois des bâtonnets de carottes ce qui excluait pour ce voyage les mini barres de chocolat et les mini sacs d’arachides en format Halloween.  Toutefois, il y avait  presque toujours des gâteaux Vachon et des pommes sans oublier les bouteilles de liqueur avec des pailles. Et pour nos parents, du café efficacement conservé dans LE thermos aux couleurs de la pêche à la mouche. Pour mon frère et moi, c’était magique de pouvoir manger les aliments que nous convoitions dans les publicités (Voir celle des gâteaux Pique de Vachon https://www.youtube.com/watch?v=ReiWmZ1962c).

C’était un moment précieux, en famille, entouré par les paysages qui défilaient sous nos yeux. Une vingtaine de minutes environ à savourer la vie presque en silence avant de rependre le voyage là où nous l’avions laissé.

Celli