Au fil des saisons, Fêtes et événements

Joyeux Noël!

Cette année, j’ai l’impression que c’est Noël depuis longtemps. Probablement parce que j’ai consacré un travail de session entier sur les coutumes du temps des fêtes dans ma famille. Depuis octobre, je suis immergée dans les souvenirs de ces fêtes d’hier apportant son lot de nostalgie.

Nostalgie qui a donné du fil à retorde à l’ethnologue en devenir que je suis pour m’extirper de ce sentiment et rendre une analyse adéquate concernant nos traditions familiales.

C’était une époque faste, hors du temps où les règles s’amoindrissaient et où l’espace devenait autre. La vie quotidienne perdait ses droits au profit de ce temps de fêtes qu’on attendait…

Dès le 24 décembre, « une sourde agitation règne dans les foyers. La maison se pare des couleurs joyeuses et de verdure. Les enfants ne tiennent plus en place et leurs yeux agrandis observent toutes les transformations de leur univers avec une insatiable curiosité. Fête du cœur et de la réconciliation, la fête de Noël est attendue depuis longtemps… C’est d’abord une fête religieuse, avec la messe de minuit, les chants et les crèches, traditions aimées qui ajoutent à la joie et à la paix de la Nativité une émotion personnelle. C’est aussi une fête familiale chaleureusement fêtée à la maison, autour du sapin, des cadeaux du généreux Père-Noël, et d’un repas plein de promesses. À l’organisation des fêtes, chacun participe avec autant d’empressement que de gaité. La préparer est aussi réjouissant que la vivre. »[1]

Aujourd’hui, c’est différent. La vie quotidienne tend à rester présente malgré tous les signes extérieurs de Noël qu’on voit un peu partout. La précipitation des journées s’enligne sur une séquence similaire au métro-boulot-dodo. C’est de moins en moins spécial on dirait.

Bien sûr, il y a de belles joies, de beaux sourires, des tables bien garnies, mais l’essence de la fête a été remplacée par une mise en scène un peu trop jouée pour être authentique. Enfin, c’est ce que je ressens.

Aussi cette année, je nous souhaite à tous des fêtes hors du temps, remplies de lumières, d’abondance et de liberté. Un moment précieux et plein d’espoir pour aborder avec plus de force et de sérénité le retour à la vie normale… l’an prochain.

Celli

 

[1] Martyne Perrot. Ethnologie de Noël. Paris, Grasset, 2005. p.45

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