Récit

L’Envolée de Celli – Tornade

 

L’année de mes 8 ans, il y a eu à Saint-Jean-Port-Joli une tornade qui a détruit la plupart des habitations, arbres et autres objets qui se sont trouvés sur son passage. Et pourtant, la soirée s’annonçait calme et attrayante comme toutes soirées entre amis…

Mes parents avaient pour habitude de toujours nous traîner avec eux. Rarement se faisait-on garder le soir pour ce genre de sorties conviviales entre amis. On se retrouvait donc souvent, mon frère et moi, en compagnie d’adultes. J’adorais les écouter. Si notre présence en énervait certains, la plupart ne s’en formalisaient pas.

Comme ce soir-là chez B. où, on avait eu le droit de rester au salon pour regarder le film sur le voyage de sculpture de B. et J. en Allemagne. Comme il avait un projecteur de film, il allait le présenter à notre famille, mais aussi à D. et sa femme. Dehors on entendait le vent et la pluie. Mais bon, un orage l’été, ce n’est pas quelque chose qui est hors du commun.

Jusqu’à ce que la belle-soeur de D. qui gardait les enfants de ce dernier appelle pour dire que le toit de la maison venait d’être arraché par une tornade.  Sans attendre D., B. et mon père sont sortis pour aller porter secours. Papa raconte d’ailleurs dans son journal l’événement tel qu’il l’a vécu et vu.

« On sort de chez B., le vent est si fort qu’il nous jette à terre, en rampant on gagne le char et on monte. On passe par-dessus le toit du garage de L. et tout le long du parcours, la route est remplie de toutes sortes de choses poussées par le vent. En arrivant sur le dessus de la côte, des feuilles de tôles jonchaient la route. C’était l’atelier à D. Chez nous, les châssis étaient ouverts et la cuisine était pleine d’eau. Le lendemain, corvée chez L. et chez D. »

C’est aussi ce qu’on a vu sur le chemin lorsque papa est revenu nous chercher. Et l’eau qu’on a ramassée dans la maison et le bruit du vent… C’était ma première tornade et j’espérais du haut de mes 8 ans, la dernière. D’ailleurs, depuis ce jour, chaque fois qu’il vente un peu trop, c’est cette peur d’enfance qui se réinstalle dans tout mon être. Je me revois blottie dans les bras de ma mère à écouter le vent et la conversation de femmes tentant de ne pas trop laisser paraître leur inquiétude.

Heureusement, cette tornade n’a fait que des bris matériels. Et le lendemain, tous ont mis la main à la pâte pour aider les familles éprouvées. La tornade avait certes fait des ravages, mais elle avait aussi permis un bel élan de solidarité.

Celli

Abécédaire des gateaux

Abécédaire des gâteaux – D pour dattes

 

Cake aux dattes

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100 g (3/4 tasse) de dattes hachées et enfarinées

45 ml (3 c. à soupe) de noix de coco hachée et non sucrée

62.5 ml (1/4 tasse) de concentré de  jus d’orange congelé

1 ml (1/4 c. à thé) de vanille

250 ml (1 tasse) de farine

5 ml (1 c. à thé) de poudre à pâte

2.5 ml (1/2 c. à thé) de bicarbonate de soude

5 ml (1/2 c. à thé) de sel de mer fin

1 pincée de cannelle

30 ml (2 c. à soupe) de lait

125 ml (1/2 tasse) de beurre fondu

62.5 ml (1/4 tasse de cassonade bien tassée

 

Chauffer le four à 175 °C (350°F).

Beurrer et enfariner un moule à pain de 20 cm (8 pouces).

Tamiser les ingrédients secs et réserver.

Battre les oeufs avec la cassonade, le beurre fondu et le concentré de jus d’orange congelé jusqu’à l’obtention d’un mélange mousseux.

Incorporer en quelques fois les ingrédients secs et terminer avec les dattes farinées.

Mélanger puis verser dans le moule.

Cuire de 35 à 40 minutes.

Le gâteau est cuit lorsqu’un cure-dents ressort sec lorsque piqué au centre du gâteau.

Laisser refroidir 15 minutes avant de démouler.

 

Source: Mille et un petits gâteaux de Louise Rivard (Modus vivendi, 2007).

Les envolées de Celli

L’accordéon

 

J’ai trouvé dans les affaires de ma mère, un vieil accordéon ayant appartenu à un grand-oncle. Il a un air tout à fait défraîchi, mais le son qui en sort me semble juste. Si on actionne les basses, le son baisse et si on ne les actionne pas, les aigües nous déchirent les oreilles.

Bien sûr, je ne suis pas virtuose de l’accordéon. J’ai fait jadis, naguère dans ma vie un peu de percussion. Je peux encore dribbler avec mes anciennes baguettes. J’ai appris à jouer des percussions alors que je faisais partie d’un corps de tambours et trompettes à Saint-Jean-Port-Joli. Mes connaissances sont très basiques. Je n’ai jamais poursuivi l’apprentissage de ces instruments. Seul indice de mes petites connaissances, je ne peux m’empêcher de suivre la partition de la batterie lorsque j’entends certaines chansons à la radio.

Cependant, cet accordéon crée chez moi une certaine fascination. Une fascination assez grande pour me donner le goût d’apprendre à en jouer. Sur les internets, j’ai trouvé une école pas trop loin de chez moi qui me permettrait de faire un essai. Il ne me reste qu’à faire les premiers pas et plonger.

Plonger dans les harmonies mélancoliques ou dans les rythmes de gigueux … après plusieurs leçons bien sûr. Me reviennent d’ailleurs des souvenirs de mon oncle Adrien qui, dès qu’il se saisissait de l’accordéon, nous jouait à la demande générale Give me five minutes more.

La voici chantée par Frank Sinatra en 1946

et jouée à l’accordéon par Nozie de Bracebridge en Ontario https://www.youtube.com/watch?v=8p2aMmBKTgM

Bonne écoute 🙂

Celli

Des chiffres et des lettres

Des chiffres et des lettres

 

Février le mois le plus court qui me paraît le plus long…

 

2

2 février, c’est le jour de la marmotte et en consensus, les marmottes canadiennes prédisent un printemps hâtif J Alors que la célèbre marmotte de Pennsylvanie n’a pas vu son ombre et donc, le printemps sera tardif chez nos voisins du sud.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1014454/jour-marmotte-science-folklore-eve-christian

 

Pleurer

Depuis le début de l’année, j’ai l’impression d’avoir passé mon temps à pleurer… Pleurer la mort de ma maman, pleurer la mort horrible de six concitoyens musulmans à Québec, pleurer la nature qui s’évertue à nous lancer un message de détresse, pleurer à la vue d’un enfant qui vagit dans les bras de sa mère parce que c’est trop beau, pleurer un passage particulièrement émouvant dans un roman ou juste pleurer en regardant des petits pandas faire des pas patauds dans un parc… J’ai l’impression que mes larmes proviennent d’un puits sans fond, inépuisable même si je sais qu’un jour toute cette douleur qui me fait pourtant sentir plus humaine, s’amoindrira…

 

5

C’est le nombre d’albums produits par l’auteur-compositeur-interprète Alexandre Poulin. Un chanteur dont les textes des oeuvres m’enchantent chaque fois. Son cinquième  Les temps sauvages est tout aussi sublime. Allez y jeter une oreille… http://www.alexandrepoulin.com/

 

Partage et ouverture

Ce sont deux mots que je chéris particulièrement ces jours-ci. L’ouverture à l’autre, la compréhension de l’autre et le partage avec l’autre. Le partage des gestes d’amitié et d’empathie lors des funérailles de ma mère. De voir ou revoir tous ces gens que je côtoie régulièrement ou que j’ai côtoyés et qui habitent mes pensées, de partager avec eux ma peine, mais aussi les bons moments de la vue de maman. Mais surtout, au-delà de cette histoire personnelle, de constater l’ouverture envers l’autre, le partage et l’accueil envers les parents et les proches des victimes de l’attentat commis envers nos concitoyens musulmans de Québec. Une ouverture et un partage qui témoigne de ce qu’est l’essence de notre société multiculturelle canadienne et québécoise. Un ensemble de gestes beaux qui réchauffe les coeurs.

 

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C’est en gros le nombre de coeurs à la cannelle que j’ai ingurgité dans les deux dernières semaines. Et je crois bien que ce soir, j’en achèterai encore d’autres.

 

Celli