Abécédaire des gateaux

Abécédaire des gâteaux – E pour Épices

Gâteau aux épices de grand-maman

et préféré de mon père 🙂

 

500 ml (2 tasses) de farine tout usage

10 ml (2 c. à thé) de poudre à pâte

2 ml (1/2 c. à thé) de sel

5 ml (1c. à thé) de cannelle

2 ml (1/2 c. à thé) de piment de la Jamaïque moulu

1 ml (1/4 c. à thé) de clou de girofle moulu

250 ml (1 tasse) de raisins secs

180 ml (3/4 tasse) de beurre

375 ml (1 tasse 1/2) de sucre

3 jaunes d’oeufs battus

5 ml (1 c. à thé) d’essence de vanille

250 ml (1 tasse) de lait

3 blancs d’oeufs, température pièce

 

Chauffer le four à 190°C (375°F).

Beurrer un moule carré de 23 cm (9 pouces).

 

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte, le sel et les épices puis réserver.

Dans un bol, au malaxeur ou à la mixette, défaire le beurre en crème puis ajouter graduellement le sucre.

Ajouter les jaunes d’oeufs battus,  la vanille et le lait jusqu’à l’obtention d’un ruban (environ 6 minutes).

À basse vitesse, ajouter graduellement les ingrédients secs.

Dans un autre bol, monter les blancs d’oeufs jusqu’à l’obtention de pics fermes, mais non secs.

Incorporer au premier mélange en pliant doucement.

Verser le mélange de gâteau dans le moule.

Cuire au four pendant 40 à 45 minutes.

Laisser refroidir 10 minutes avant de démouler sur une grille. Lorsque bien refroidi, saupoudrer légèrement de sucre glace.

Les envolées de Celli

De l’usage des crampons

 

Sans eux, cet hiver, j’aurais été très souvent confinée chez moi à regarder les autres patiner sur les trottoirs. Il pleut le jour, ça gèle la nuit et on se lève au matin sans nul besoin de miroir pour se faire une beauté. Il suffit de se regarder dans le trottoir!! Et donc, sans crampons, tu ne peux atteindre ce fameux trottoir pour y voir ton reflet. Ou si tu t’y risques, tu ne te noieras pas comme Narcisse, mais il y a un grand risque de partir soudainement sans le vouloir vers un autre lieu où tu ne veux pas nécessairement aller surtout si tu n’as pas eu le temps de vérifier ton reflet. Car tu ne sais pas qui au bout de cette descente glacée, tu rencontreras dans l’amas de gens qui s’y sont fait prendre!?!

Des crampons, il en faut aussi pour s’agripper quelque part quand des propos haineux, sexistes, mesquins peuplent les réseaux sociaux. Se cramponner pour ne pas, soit tomber dans une déprime profonde face à notre société ou soit laisser partir notre main vers la joue d’une personne qui n’a pas pris le temps de bien réfléchir avant de se lancer dans des propos disgracieux. Parce que lorsqu’on est cramponné, avant de s’assurer de pouvoir avancer sans heurts, on réfléchit. On regarde les deux côtés de la médaille, on échange avec les autres cramponnés ̶ qu’ils aient la même opinion que nous ou pas ̶ et on analyse avant de se lancer. Avec les crampons ou pas…

Mais les crampons, malgré leur utilité certaine dans plusieurs situations, il faut parfois les laisser au fond d’un tiroir ou les rabattre et se lancer dans le vide, librement, pour voir ce que la vie nous réserve. Oublier la peur et foncer. Apprendre à vivre sans ou avec la peur n’est pas chose facile. Il est souvent tentant de sortir ces fameux crampons et s’ancrer dans son cocon, en toute sécurité. Sauf que vivre, c’est aussi risquer et avancer, avec prudence parfois, mais avancer. Faire un pas, puis un autre et voir ce qu’il y a au bout. Même si rendu là, tout ce que tu découvres, c’est un tas de gens qui ont glissé sans avoir eu le temps de voir leur reflet dans la glace!

Celli

La Bouquinière

Une deuxième vie

 

Une deuxième vie

Tomes 1 et 2

Mylène Gilbert-Dumas

VLB, 2015

 

Changer de vie du tout au tout, qui n’y a jamais réellement pensé? Moi, je pense que ça doit m’arriver au moins une fois par année de me dire « on vend tout et on recommence ailleurs ». J’ai même failli le faire en 2015, l’espace de quelques jours on déménageait vraiment pour Rimouski dans le but d’entreprendre une nouvelle vie. Bon, ça ne s’est pas concrétisé et ce n’est pas aussi « exotique » que de déménager au Yukon,  mais quand même… Je peux comprendre ce que ressent Élisabeth lorsqu’elle décide de partir pour le Yukon.

Ce n’est pas le premier livre de Mylène Gilbert-Dumas que je lis et ce ne sera pas le dernier. Cette nouvelle incursion au Yukon dans le monde des « musheuses » (meneuse de chiens) et des courses de traineau à chien.

Lire, vivre le parcours d’Élisabeth, sa décision de devenir musheuse, ses courses, ses chiens et sa vie personnelle est une expérience en soi. On se croirait vraiment au Yukon. L’auteur nous en fait une description des plus intéressantes de ce coin de pays qu’on oublie souvent dans le choix de nos destinations vacances.

Tout au long de l’histoire, on y sent la détermination d’Élisabeth dans sa nouvelle vocation et grâce à elle (et à l’auteur J) on comprend tout ce qu’implique la course et de l’élevage des chiens. On la suit également pendant tous les parcours des courses auxquelles elle participe. À travers les lignes, on voit le ciel, les montagnes et les cours d’eau gelés, mais surtout, on sent la détermination et le goût du dépassement qui motive la protagoniste dans sa deuxième vie.

Une belle lecture à faire qu’on se demande ou pas si un jour, nous aussi serons capables d’entreprendre une deuxième vie.

Celli