Abécédaire des gateaux

Abécédaire des gâteaux – E pour Épices

Gâteau aux épices de grand-maman

et préféré de mon père 🙂

 

500 ml (2 tasses) de farine tout usage

10 ml (2 c. à thé) de poudre à pâte

2 ml (1/2 c. à thé) de sel

5 ml (1c. à thé) de cannelle

2 ml (1/2 c. à thé) de piment de la Jamaïque moulu

1 ml (1/4 c. à thé) de clou de girofle moulu

250 ml (1 tasse) de raisins secs

180 ml (3/4 tasse) de beurre

375 ml (1 tasse 1/2) de sucre

3 jaunes d’oeufs battus

5 ml (1 c. à thé) d’essence de vanille

250 ml (1 tasse) de lait

3 blancs d’oeufs, température pièce

 

Chauffer le four à 190°C (375°F).

Beurrer un moule carré de 23 cm (9 pouces).

 

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte, le sel et les épices puis réserver.

Dans un bol, au malaxeur ou à la mixette, défaire le beurre en crème puis ajouter graduellement le sucre.

Ajouter les jaunes d’oeufs battus,  la vanille et le lait jusqu’à l’obtention d’un ruban (environ 6 minutes).

À basse vitesse, ajouter graduellement les ingrédients secs.

Dans un autre bol, monter les blancs d’oeufs jusqu’à l’obtention de pics fermes, mais non secs.

Incorporer au premier mélange en pliant doucement.

Verser le mélange de gâteau dans le moule.

Cuire au four pendant 40 à 45 minutes.

Laisser refroidir 10 minutes avant de démouler sur une grille. Lorsque bien refroidi, saupoudrer légèrement de sucre glace.

Les envolées de Celli

15 heures 05 minutes

Voyez-vous hier, j’ai écrit ce texte des plus mélancoliques :

 

«Quinze heures cinq de l’après-midi et je promène mon spleen depuis le matin. Depuis plusieurs semaines, en fait, depuis la mort de ma mère… Je regarde le temps passé sans savoir par où commencer, sans savoir comment vivre. Il n’y a que mes travaux scolaires qui me sortent parfois de ma léthargie. Sinon, je regarde au loin et je brasse dans ma tête un paquet d’idées, de chose à faire, de projets, de manière de vivre avec toute cette soudaine liberté qui m’est donnée à cause d’un événement triste. Dix ans que je prodiguais soins et écoute à mes proches. Prête, en attente, disponible 24/7, échappée seulement quelques heures par semaine pour des cours.

Et soudain… La peine… Le vide… Le spleen… Le qu’est-ce que je vais faire de ma vie

Ironiquement, la seule chose qui me vienne à la tête pour m’aider, c’est de faire le grand ménage chez moi. Faire de ma maison un lieu que Dominique Loreau citerait en exemple. Trier, laver, organiser, évaluer les objets pour arriver à faire de même dans ma tête.

Je ne lis pas vraiment de livres dits de « croissance personnelle », mais ceux de Dominique Loreau sur la simplicité volontaire, les listes et la frugalité. Des pistes pour faire le tri et pour remplir le vide de l’essentiel sans le superflu.

 

15 h 45

Les cloches de l’église près de chez moi sonnent. Quarante minutes depuis 15 h 05.»

 

Et voici qu’aujourd’hui, après une nuit peuplée de rêves avec des avions, des déménagements, une course folle en voiture, une bouteille de Très Semmé, du vin et un perce-oreille, je me suis réveillée avec certes un tas d’interrogation sur la signification de ces rêves, mais aussi avec l’envie de bouger, d’agir… Alors je me suis dit the hell with dream interpretation et j’ai commencé à faire ceci:

Listes

Et ça fait tellement de bien :-).

Celli

Des chiffres et des lettres

Des chiffres et des lettres

 

En mars, quand il fait beau, prends ton manteau.

 

17

La Saint-Patrick, fête nationale irlandaise, nous a donné de nouveau cette année sa fameuse tempête de neige. Autour de 60 centimètres de neige sont tombés dans la nuit du 14 au 15 mars et pendant la journée. La voiture était ensevelie et la sortir de son igloo a été une aventure en soi.

Ma mère me disait toujours de ne pas espérer trop d’un printemps hâtif tant que la tempête de la Saint-Patrick n’était pas passée. De nouveau cette année, elle a eu raison. Maintenant, le printemps peut arriver J

 

Téléroman

À la fin mars, ce sera la fin de la plupart des séries télévisées de l’année et de la saison. Et en voyant cette une sur les différents magazines à potins, j’ai eu envie de crier publiquement « DÉLIVRANCE! » Pas qu’ils sont inintéressants, au contraire, nous avons au Québec, des productions de qualité. C’est plutôt qu’ils prennent beaucoup de mon temps et que je n’arrive pas à faire des choix. Heureusement, pour m’aider à me désensibiliser, je  peux plonger sans attendre dans le livre de Bernard Emond Camarade, ferme ton poste et autres textes de Bernard Emond (Lux Éditeur, 2017) qui traite justement du sujet.

 

100

On apprenait cette semaine que le nombre de centenaires allait tripler au Québec d’ici 10 ans. Cent ans, mais avec quelle qualité de vie?

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1021673/le-nombre-de-centenaires-triplera-au-quebec-dici-10-ans

 

Éléphant

Parce qu’on dit d’eux qu’ils ont une bonne mémoire et que les décimer, c’est un peu comme détruire la mémoire collective d’un peuple. C’est cette mémoire que j’essaie de sauvegarder en faisant ma recherche doctorale. À petite échelle, certes, mais cette démarche peut aisément être comparée à la sauvegarde du patrimoine de tout un peuple et à la connaissance de son histoire particulière afin qu’avant soit connu du présent puis conservé pour le futur.

 

1981

Le temps des sucres est arrivé et quoi de mieux que de prendre le temps de se cuisiner un excellent pouding chômeur à l’érable. Voici ma recette préférée issue du livre de recettes traditionnelles du pays de l’érable publié en 1981 par l’Association touristique du pays de l’érable (p. 26).

Recette pouding chômeur

 

Tulipes

Les tulipes sont mes fleurs préférées. Hélas, elles ne sont que de passage dans la possibilité des fleuris que permet la saison chaude.

En ce mois de la poésie, pourquoi ne pas s’éblouir tout de suite de cette future floraison en lisant un poème inspiré par cette fleur?

 

LA TULIPE

de Théophile Gauthier

Dans Poésies nouvelles et inédites, 1839

 

Moi, je suis la tulipe, une fleur de Hollande ;

Et telle est ma beauté, que l’avare Flamand

Paye un de mes oignons plus cher qu’un diamant,

Si mes fonds sont bien purs, si je suis droite et grande.

 

Mon air est féodal, et, comme une Yolande

Dans sa jupe à longs plis étoffée amplement,

Je porte des blasons peints sur mon vêtement,

Gueules fascé d’argent, or avec pourpre en bande.

 

Le jardinier divin a filé de ses doigts

Les rayons du soleil et la pourpre des rois

Pour me faire une robe à trame douce et fine.

 

Nulle fleur du jardin n’égale ma splendeur,

Mais la nature, hélas ! n’a pas versé d’odeur

Dans mon calice fait comme un vase de Chine.

 

Celli

Les envolées de Celli

De l’usage des crampons

 

Sans eux, cet hiver, j’aurais été très souvent confinée chez moi à regarder les autres patiner sur les trottoirs. Il pleut le jour, ça gèle la nuit et on se lève au matin sans nul besoin de miroir pour se faire une beauté. Il suffit de se regarder dans le trottoir!! Et donc, sans crampons, tu ne peux atteindre ce fameux trottoir pour y voir ton reflet. Ou si tu t’y risques, tu ne te noieras pas comme Narcisse, mais il y a un grand risque de partir soudainement sans le vouloir vers un autre lieu où tu ne veux pas nécessairement aller surtout si tu n’as pas eu le temps de vérifier ton reflet. Car tu ne sais pas qui au bout de cette descente glacée, tu rencontreras dans l’amas de gens qui s’y sont fait prendre!?!

Des crampons, il en faut aussi pour s’agripper quelque part quand des propos haineux, sexistes, mesquins peuplent les réseaux sociaux. Se cramponner pour ne pas, soit tomber dans une déprime profonde face à notre société ou soit laisser partir notre main vers la joue d’une personne qui n’a pas pris le temps de bien réfléchir avant de se lancer dans des propos disgracieux. Parce que lorsqu’on est cramponné, avant de s’assurer de pouvoir avancer sans heurts, on réfléchit. On regarde les deux côtés de la médaille, on échange avec les autres cramponnés ̶ qu’ils aient la même opinion que nous ou pas ̶ et on analyse avant de se lancer. Avec les crampons ou pas…

Mais les crampons, malgré leur utilité certaine dans plusieurs situations, il faut parfois les laisser au fond d’un tiroir ou les rabattre et se lancer dans le vide, librement, pour voir ce que la vie nous réserve. Oublier la peur et foncer. Apprendre à vivre sans ou avec la peur n’est pas chose facile. Il est souvent tentant de sortir ces fameux crampons et s’ancrer dans son cocon, en toute sécurité. Sauf que vivre, c’est aussi risquer et avancer, avec prudence parfois, mais avancer. Faire un pas, puis un autre et voir ce qu’il y a au bout. Même si rendu là, tout ce que tu découvres, c’est un tas de gens qui ont glissé sans avoir eu le temps de voir leur reflet dans la glace!

Celli

Les envolées de Celli

Demain…

… ce sera mon premier anniversaire sans mes deux parents. Je regarde mon vieil album et mon coeur se remplit de nostalgie.

Maman se faisait un devoir de célébrer les anniversaires et d’y servir le gâteau préféré de la personne fêtée. C’est probablement de là que mon envie de faire de la pâtisserie m’est venue 🙂 !

Je partage aujourd’hui avec vous, deux photos de l’anniversaire de mes trois ans. J’aime les souvenirs qui nourrissent le présent et préparent le futur.

fete-3-ans-1  fete-3-ans-2

 

 

 

 

Celli

La Bouquinière

Une deuxième vie

 

Une deuxième vie

Tomes 1 et 2

Mylène Gilbert-Dumas

VLB, 2015

 

Changer de vie du tout au tout, qui n’y a jamais réellement pensé? Moi, je pense que ça doit m’arriver au moins une fois par année de me dire « on vend tout et on recommence ailleurs ». J’ai même failli le faire en 2015, l’espace de quelques jours on déménageait vraiment pour Rimouski dans le but d’entreprendre une nouvelle vie. Bon, ça ne s’est pas concrétisé et ce n’est pas aussi « exotique » que de déménager au Yukon,  mais quand même… Je peux comprendre ce que ressent Élisabeth lorsqu’elle décide de partir pour le Yukon.

Ce n’est pas le premier livre de Mylène Gilbert-Dumas que je lis et ce ne sera pas le dernier. Cette nouvelle incursion au Yukon dans le monde des « musheuses » (meneuse de chiens) et des courses de traineau à chien.

Lire, vivre le parcours d’Élisabeth, sa décision de devenir musheuse, ses courses, ses chiens et sa vie personnelle est une expérience en soi. On se croirait vraiment au Yukon. L’auteur nous en fait une description des plus intéressantes de ce coin de pays qu’on oublie souvent dans le choix de nos destinations vacances.

Tout au long de l’histoire, on y sent la détermination d’Élisabeth dans sa nouvelle vocation et grâce à elle (et à l’auteur J) on comprend tout ce qu’implique la course et de l’élevage des chiens. On la suit également pendant tous les parcours des courses auxquelles elle participe. À travers les lignes, on voit le ciel, les montagnes et les cours d’eau gelés, mais surtout, on sent la détermination et le goût du dépassement qui motive la protagoniste dans sa deuxième vie.

Une belle lecture à faire qu’on se demande ou pas si un jour, nous aussi serons capables d’entreprendre une deuxième vie.

Celli