Les envolées de Celli

Le Pilier de pierre

Pendant plusieurs années, je me suis passionnée pour les phares et la vie de gardiens. Sur la rive sud du Saint-Laurent, de Québec à la Baie-des-Chaleurs, je les ai presque tous vus. Sans oublier tous les autres que je me suis fait un devoir de visiter lorsque j’étais en voyage. Ils sont beaux, majestueux, libres dans le vent. Et quand on a la chance de se rendre tout en haut de la tour, on peut y voir l’immensité du ciel et de la mer à la fois. Juchée sur ces hauteurs, tout devient possible

Mais celui qui est le plus cher à mon cœur est le Pilier de pierre, situé en face de Saint-Jean-Port-Joli. Il a été construit en 1843 à la demande d’un comité spécial de l’Assemblée nationale du Bas-Canada. Les pierres servant à sa construction furent placées en cordon de 3 rangées de pierres en saillie, ce même cordon répété à intervalle régulier. Le phare a une hauteur de 52 pieds et est surmonté d’une lanterne polygonale. L’île où se situe le Pilier a une longueur de 1 800 pieds et une largeur de 200 pieds.  La végétation y est naine.  La maison du gardien, faite de bois, est reliée au phare par un couloir couvert

La tâche principale du gardien de phare est évidemment la surveillance de la navigation.  Il fallait donc demeurer constamment aux aguets et entretenir le phare et la lanterne afin qu’en tout temps, elle puisse servir de guide aux bateaux qui sillonnent le fleuve.

La vie dans un phare est souvent tributaire des humeurs de Dame Nature et d’ailleurs, à vivre ainsi en symbiose avec elle, on apprend à la connaître et surtout à la reconnaître.  Mon grand-père qui a été gardien au Pilier pendant dix ans pouvait vor venir le temps et à en respecter les forces qu’il pouvait déployer. Lors des soubresauts de dame nature, le gardien doit parfois porter assistance à des navires en détresse.  D’ailleurs, une figure de proue, probablement hindoue a orné l’île du pilier pendant quelques temps. On la retrouve aujourd’hui au Musée Maritime du Québec de L’Islet.

Mais outre ces aventures hors du commun, c’est la solitude qui accompagne le gardien dans son travail. Une solitude coupée par le ravitaillement et les nouvelles venant de la terre ferme. Et à un certain niveau, c’est presque dommage que ce métier ne se pratique plus, car j’aurais presqu’envie de le faire pendant quelques temps, histoire de vivre au centre de la mer et connecter en pensée avec la nature et parfois… le monde.  

Celli

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