Gâteaux et Pâtisseries

Gâteau Surprise!

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Gâteau au chocolat

Faire deux fois la recette.

180 ml (3/4 tasse) de farine tout usage
10 ml (2 c. à thé) de poudre à pâte
1 ml (1/4 c. à thé) de sel
125 ml (1/2 tasse) de beurre non salé, mou
250 ml (1 tasse) de sucre
80 ml (3/4 de tasse) de cacao
125 ml (1/2 tasse) de lait
2 oeufs non battus
5 ml (1 c. à thé) d’essence de vanille

Chauffer à 180°C (350°F).
Graisser de beurre, un moule rond ou carré de 20 cm (8 pouces).

Dans une petite casserole, faire fondre le beurre et ajouter le cacao.
Cuire jusqu’à consistance lisse en remuant constamment.
Retirer du feu et laisser refroidir.
Dans un bol, mélanger le sucre, la farine, la poudre à pâte et le sel.
Dans un autre bol, mélanger les oeufs, le lait, la vanille et le mélange de chocolat.
Verser les ingrédients liquides en une seule addition sur les ingrédients secs.
Mélanger rapidement jusqu’à ce que la pâte soit homogène.
Verser dans le moule et cuire pendant 30 à 35 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre ressorte propre.
Laisser refroidir avant de démouler.

 

Glace au chocolat
75 ml (1/3 tasse) de beurre doux
1 oeuf
500 ml (2 tasses) de sucre à glacer
5 ml (1 c. à thé) vanille
2 carrés de chocolat non sucré

Défaire le beurre en crème puis ajouter l’oeuf.
Ajouter le sucre à glacer graduellement et battre jusqu’à ce que la glace soit lisse.
Ajouter la vanille.
Faire fondre les carrés de chocolat et laisser refroidir.
Ajouter à la glace et mélanger jusqu’à ce qu’elle soit lisse.

 

Montage
Découper les dessus des gâteaux pour égaliser.
Placer un premier gâteau sur un plateau.
Étendre le glaçage de chocolat sans en mettre trop au centre.
Placer le deuxième gâteau sur le premier.
Découper un trou d’environ 8 cm (3 pouces 1/2) au centre et y verser les jujubes.
Glacer le gâteau avec le reste de la glace au chocolat.
Servir un premier morceau en prenant soin de laisser descendre les sucreries.

Des chiffres et des lettres

Des chiffres et des lettres

Soleil de juillet donne la fortune 😊

18 au 23 juillet
Que de beauté sur le fleuve et dans le Port de Québec ces jours-ci! Tous ces grands voiliers, voiles déployées, marins affairés, coques balancées tout doucement au gré des flots. De les voir me rappelle les petits voiliers de mon père sur les tablettes du magasin. Ils sont là jusqu’au 23 juillet. Pour plus de détails : http://www.rdv2017.com.

Le Batinse
Un mes restaurants préférés à Québec, situé au 1200, rue St-Jean en plein centre du quartier historique. J’adore leurs plats québécois revisités et les cocktails aux alcools d’ici. Et que de leur nouvel aménagement rétro kitch. N’hésitez pas à l’essayer 😀

3, 8 ou 5, 10
Pourquoi sur les routes les radars photos sont-ils calibrés à 5 à 10 km plus élevés que la vitesse permise afin d’éviter qu’un automobiliste roulant à 63 km dans une zone de 60 ne soit puni pour un si petit dépassement alors que cette même période, disons les premiers 15 minutes dépassées d’un parcomètre, ne fait pas l’objet de la même logique? Au contraire, c’est à croire que l’employé de la ville est resté dormir juste à côté!!

Les Anciens Canadiens (ma lecture retour aux sources de l’été)

Philippe Aubert de Gaspé (30 octobre 1786 – 29 janvier 1871) devient seigneur en 1823 à la suite de la mort de son père Pierre-Ignace Aubert de Gaspé et le demeurera jusqu’à la fin du régime seigneurial en 1854. Il a épousé en 1811, Susan Allison. Il fût emprisonné pour dettes en 1838 et libéré sur remise de peine en 1841. Dernier seigneur de Saint-Jean-Port-Joli, il est principalement connu pour son travail d’écrivain. Auteur du roman Les Anciens Canadiens (1863) et d’un ouvrage racontant ses mémoires (1866).
« Gaspé voulut, lui aussi, participer au mouvement de récupération de notre folklore et consigner par écrit quelques épisodes du bon vieux temps. Il ne manquait pas de modèles. Walter Scott, dont l’étoile brillait encore d’un vif éclat au Canada, avait été des années son auteur de chevet. Il aurait bien aimé rivaliser avec le grand maître, mais il répugnait à trop de contrainte, étant avant tout causeur et conteur. Ayant l’habitude du public, il savait choisir les anecdotes piquantes et tenir ses auditeurs en haleine. De là à organiser une intrigue !… S’il avait été plus sûr de l’accueil, le vieux conteur se serait peut-être contenté d’écrire ses Mémoires*. Mais, pour se conformer à la mode, il se hasarda dans le roman historique. Plusieurs le déplorent ; Gérard Tougas, en particulier, pour qui l’intrigue n’ajoute rien aux Anciens canadiens. Bien au contraire, nous semble-t-il, c’est à cause d’elle justement que l’on peut goûter les anecdotes du vieux temps., il est considéré comme le premier romancier québécois. Ce titre est aussi attribué à son fils du même nom pour roman Le chercheur de trésor ou l’influence d’un livre (1837). D’ailleurs en 1856, un Institut littéraire a été formé par les notables de la paroisse. Ces derniers s’enorgueillissaient d’une bibliothèque publique d’au moins 700 ouvrages. »

Son fils Philippe-Ignace-François Aubert de Gaspé a écrit ce roman alors qu’il s’est réfugié au manoir de son père pour échapper à la justice. « Mais, en septembre 1837, le temps n’était pas à la littérature et le premier roman canadien-français passa presque inaperçu. »

Source : Castonguay, Jacques. La seigneurie de Philippe Aubert de Gaspé Saint-Jean-Port-Joli. Montréal: Éditions Fidès, 1977. p. 61-85.

21 juillet 1969

Premiers pas sur la lune. Je me souviens vaguement des images sur la télé noir et blanc, mais je me souviens qu’exceptionnellement, mon père avait quitté son travail en pleine saison touristique pour venir voir ce moment historique en direct à la télévision.

Celli

Les envolées de Celli

Baïkal

Un texte écrit il a longtemps pendant une grande passion pour la Russie.
LE VOYAGE DE L’EAU

Telle Angara se jetant avec force dans le Baïkal pour rejoindre Inénisséï, son amant, j’avais planifié ce voyage pour filer moi aussi vers mon nouvel amour : la Russie. Admiration nostalgique de passionnée d’une philosophie du peuple et adoration poétique d’amoureuse du paysage de la région de Baïkal, malgré la détestable réputation de la Sibérie.

J’attendais fébrilement devant le comptoir d’enregistrement d’Aéroflot, prête plus que jamais pour la grande aventure lorsque j’entendis la préposée dire au voyageur qui me précédait que le vol allait être retardé.

C’est impossible! Pas aujourd’hui! Pas à moi! « Pourquoi? » a demandé le voyageur. « Les cols bleus de l’aéroport entament aujourd’hui des moyens de pression. Mais ne vous inquiétez pas, une injonction devrait les faire bouger sous peu. Rendez-vous au restaurant et profitez-en pour prendre un bon déjeuner. D’ici là, l’injonction devrait avoir étéémise. » Lui a-t-elle répondu en lui remettant ses papiers d’embarquement.

Dans un état second, comme si elle m’avait aussi parlé, j’ai suivi l’autre voyageur vers le restaurant. Naturellement, il était bondé, mais comme j’étais seule, j’ai pu facilement m’installer au bar.

# # #

Après cinq cafés et deux journaux, je trépignais tellement que je pouvais à peine tenir en place. Je devais vivre ma passion russe. Tel un ressort trop nerveux, je suis retournée d’un pas assuré, m’informer auprès d’Aéroflot.

« Non Madame, l’injonction n’a toujours pas étéémise. Mais elle ne devrait pas tarder. Vous n’êtes pas la seule qui souffre de ce contretemps. Sachez que la direction de l’aéroport fait tout son possible pour rétablir la situation. Je vous suggère de vous rendre à la boutique et d’y trouver quelque chose pour vous divertir. D‘ici une heure, tout devrait être revenu dans l’ordre. »

Je ne sais pas pourquoi, mais pour la deuxième fois, j’ai suivi son conseil. De retour du magasin avec le roman d’amour de quelqu’un d’autre, j’ai entrepris de me « divertir »et d’oublier cette sensation d’attente éternelle qui m’étreignait l’estomac.

# # #

La dernière page lue, j’ai jeté un rapide coup d’œil à ma montre. Dix heures! Il s’était passé deux heures entre le moment oùj’ai vu la préposée et maintenant. Encore plus énervée, autant contre moi et mon évasion livresque que contre le fait que rien n’était encore réglé, je me suis précipitée de nouveau au guichet d’Aéroflot, déterminée à mettre fin à cette attente une fois pour toutes.

« Les passagers du vol 417 vers Moscou sont priés de se rendre à la porte 10 pour embarquement immédiat. »

Stoppée net dans ma nouvelle tentative de harangue, je suis partie au pas de course vers la porte 10. À bout de souffle, mais enfin dans la file pour l’embarquement, j’ai présenté mes papiers àl’agent. Sauf qu’àmon grand étonnement, il ne m’a pas dit : « Bienvenue àbord », mais « Désolé, votre nom n’a pas été enregistré sur la liste. Êtes-vous passée à notre comptoir à votre arrivée ? ».

Je deviens folle! C’est cela je deviens folle, c’est un complot. Ils n’ont pas le droit de me priver de mon histoire d’amour. Sans écouter la petite voix qui me disait, « Tu ne t’es pas enregistrée, tu es allée directement au restaurant. », j’ai bousculél’agent et piqué une course vers la porte d’embarquement. Personne ne m’empêcherait de vivre ma passion.

Par malheur, un rideau de fer s’est déployé devant moi pour m’empêcher de poursuivre ma quête. Je n’ai pu faire autrement que de me sentir saisie et transportée ― hystérique ― à l’opposé de ma flamme, direction le goulag aéroportuaire. Ici, on ne rit plus avec la sécurité.

Contrairement à Angara, qui franchit l’énorme rocher que son père Baïkal avait mis sur sa route pour l’empêcher de rejoindre Inénisséi, son tendre amour, je n’ai pu franchir le rocher sécuritaire érigé autour de moi. Je suis plutôt restée seule, enfermée, loin de mon amour russe. Pourquoi faut-il que les légendes ne se produisent qu’une fois ?
Celli