Poésie

Spleen

Traîner son spleen

 

Je n’y peux rien

Chaque année

Il me suit telle une sangsue

Me tirant ma joie de vivre

 

Je pars avec entrain

Joyeuse, gaie

Jusqu’à ce qu’il se rut

Me collant comme un homme ivre

 

Alors j’ai envie de pleurer

Obligée que je suis

De le trainer

Ce spleen qui me pourrit la vie

 

J’erre alors

Sans espoir

À travers le décor

Sans voir

 

Quand enfin se dessine

Devant moi

Dans son officine

Un docteur littéraire courtois

 

Qui s’empresse

De me prescrire

En toute noblesse

Un livre à lire

 

Et voilà le spleen qui s’enfuit

 

Celli

 

 

 

 

 

 

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