Les envolées de Celli

De l’usage de la carte géographique

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Il n’y a rien comme une carte géographique papier pour apprécier la route lorsque l’on part en voyage. Bien sûr, le GPS peut nous amener à bon port sans complication, mais sans l’expérience physique de la carte. Plier, déplier, tourner, étendre, suivre du doigt, surligner, noter… autant d’actions à accomplir avant, pendant et après.

Tant électroniquement qu’avec la version papier, il y a le point de départ et le point d’arrivée, mais entre les deux, il y a une foule de choses à découvrir. La toponymie entre autres est parfois fascinante. Des noms qui étonnent, qui nous interroge qui nous donne le goût d’en savoir plus. Et c’est à ce moment que la possibilité de chercher des informations sur le Web devient intéressante beaucoup plus que de regarder la ligne rose avancer dans un décor de 3 X 5 pouces!

Contrecoeur, L’Épiphanie, lac à la Pluie, île Dupas, rivière de l’Achigan, , Sainte-Julienne. Autant de noms à fouiller pour en savoir plus. Estimer les distances à l’aide de deux doigts et se demander « Si on passe par Shawinigan est-ce un grand détour pour se rendre à Joliette? » Et puis on s’en fout puisqu’on a le temps de passer par les petites routes pour voir les champs, les villages, les gens qui s’y activent alors que nous traversons leur contrée.

On n’arrête pas nécessairement puisqu’on a un but à atteindre, mais de googler le village et s’informer de son origine, de ses habitants permet d’en apprendre plus et d’éventuellement y revenir et vivre l’expérience d’être une Juliennoise d’un jour.

Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas élargir, déplier encore plus et explorer plus au nord, au sud, à l’ouest et s’apercevoir qu’en ligne directe, on peut se rendre à Hemmingford en Montérégie. Et de là, se rappeler d’anciennes vacances dans cette région et retracer l’itinéraire entre deux interventions de la Madame-qui-parle-dans-le-GPS pour nous dire de tirer à droite sur « el autoroute Laval est » (prononcer ait).

J’ai lu, il y a quelque temps, qu’à force de se fier au GPS pour nous amener d’un point A à un point B, notre cerveau se désintéresse de son environnement et nous rend un peu plus démunis, si l’on se perd, par exemple. (https://fr.express.live/2017/03/24/gps-desactive-fonctions-principales-de-cerveau/) Il y a là, je crois, quelque chose d’un peu plus paniquant que lorsque l’on se trompe entre la gauche et la droite!

Sans carte, point de tracé et de lecture spatiale. Sans admirer le paysage et y faire ses marques, point de mémoire. Et sans GPS, point d’informations sur les cônes orange qui peuvent sillonner votre chemin.

De l’usage de la carte géographique et de ses alliés en toute équité.

Celli

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