Fêtes et événements, Gâteaux et Pâtisseries, Série des douze

Gâteau au thé Matcha

Cupcake thé Matcha

440 ml (1 tasse ¾) de farine tout usage

10 ml (2 c. à thé) de sel

10 ml (2 c. à thé) de poudre à pâte

45 ml (3 c. à soupe) de matcha (thé vert en poudre)

315 ml (1 tasse ¼) de sucre

Le zeste de 2 oranges

4 oeufs

45 ml (3 c. à soupe) de lait

80 ml (1/3 tasse) de beurre non salé, fondu

60 ml (1/2 tasse) de miel

Le jus de 2 oranges

 

Placez la grille au centre du four. Préchauffez le four à 190 °C (375 °F).

Placer les caissettes dans un moule à cupcakes.

Dans un bol, mélangez la farine, le sel, la poudre à pâte et le matcha. Réservez.

Dans un autre bol, fouettez le sucre avec le zeste et les oeufs au batteur électrique environ 5 minutes.

Versez le lait et incorporez les ingrédients secs.

Ajoutez le beurre, le miel et le jus d’orange. Mélangez délicatement. Versez dans le moule.

Cuire de 40 à 45 minutes, ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre en ressorte propre.

Laissez refroidir avant de garnir.

 

Glacer avec une crème chantilly ou un glaçage à la vanille.

 

Source : http://tva.canoe.ca/emissions/signem/recettes/gateau-au-matcha-chantilly-et-petits-fruits-au-sirop-943349

Poésie

The Earl and me

Automne

Moi

J’ai rencontré the Earl Grey par un beau soir d’automne

Il était là, trônant fièrement sur sa terrasse

Regardant les gens se promener, courir ou lire au milieu de son parc.

Celui qui avait connu des batailles,

Mais qui aujourd’hui offrait un havre de paix aux habitants de Québec.

Celui qu’il avait jadis contribué à sauver

Et qu’on appelle chaleureusement Les Plaines.

« Les terres d’un dénommé Abraham Martin me dit-il

Un pilote et pêcheur. »

Et aussitôt mon regard se porte vers le fleuve

Qu’on voit couler calmement derrière lui

Alors que la nuit tombe doucement

Et que l’horizon s’illumine peu à peu sur l’autre rive.

« C’est beau » lui dis-je

20171009_182115

Hiver

C

Presque chaque jour,

Je rends visite à celui que j’appelle amicalement Earl

Je vais le saluer et prendre des nouvelles

Du fleuve, de son parc, ses gens

Devant lui, des enfants et leurs parents patinent

D’autres avancent sur leurs skis

Et beaucoup s’arrêtent pour admirer la vue

Maintenant sans obstruction puisque les arbres sont dénudés.

« J’ai un peu froid cet hiver. »

Pourtant le ciel est bleu et le soleil brille.

« Je vieillis, je crois. »

« Non, c’est la tempête d’hier

qui vous a glacé autant. »

D

Printemps

E

La pluie printanière ne rend pas Earl maussade

Au contraire, il regarde devant lui

Et voit la nature qui s’éveille,

L’herbe qui réapparaît,

Les jardiniers qui s’activent dans le parc.

« Tout revit. J’entends le fleuve qui coule derrière moi,

les oiseaux qui chantent dans les arbres.

J’aime le printemps parce que le silence hivernal se brise enfin. »

Le lendemain, comme pour le récompenser,

Le soleil brille de tous ses rayons.

« Belle journée pour lire. » me dit-il, remarquant mon livre.

Je souris au vieil homme,

Avant de m’asseoir près de lui pour lui faire la lecture.

F

Été

G

Du fond des plaines,

Earl apparaît en contre-jour

Derrière lui, le fleuve trace un sillon bleu-gris

Alors que la rive-sud se découpe sobrement sur l’horizon

Pour le distancier du ciel d’un bleu éclatant

Je lui raconte ce que je vois

Et cela le rend heureux

Il dit : « Quatre saisons sont passées.

La vie aussi passe et nous nourrit

De couleurs, d’expérience et de beauté. »

La nuit tombe

Et avec elle, s’éveillent tous les rêves.

« Aurevoir Earl! »

Je m’en vais rêver…

H

Images et sons

Pont couvert

Un calendrier de tissus datant de 1965 représentant une oeuvre de l’artiste Warren Boucher Red cover bridge. L’extrait poétique vient d’un poème de Anderson M. Scruggs The covered bridge.

Calendrier Warren 1965

The covered bridge

Some part of life becomes oblivion;  

Something whose roots lie deep within the heart   

Of simple folk is lost, as one by one    

These pioneers of other days depart.    

 Only the country folk, whose careless tread      

Endears a dusty road, can ever know       

The peaceful, clattering joy of rude planks spread        

Above a drowsy creek that gleams below.

 

Here was refuge from the sudden showers 

 That swept like moving music field and wood.   

And here cool, tunneled dark when sultry hours    

Danced with white feet beyond the bridge’s hood,     

Yet there are soulless men whose hand and brain      

Tear down what time will never give again.

 

What shall the hearth remember?  Poems Anderson M. Scruggs (S. Price Gilbert Editor, 1951, Contemporary poetry series)

La Bouquinière, Les envolées de Celli

Thelma, Louise, Martine et moi

Thelma, Louise et moi

de Martine Delvaux

(Héliotrope, 2018)

J’avais tellement hâte de le lire et je n’ai pas été déçue. Martine Delvaux nous propose dans sa dernière œuvre un road rip livresque qui met en parallèle le scénario de Thelma et Louise, l’histoire du film, les événements de l’époque et sa propre vie. Dans une écriture intimiste et prenante, on se promène sur les routes empruntées par ces femmes dans un va-et-vient entre la vie de l’auteure et les scènes du film, entre le présent et le passé. La forme du récit, un habile découpage de tous ces thèmes, est des plus emballantes pour le lecteur. Jamais on ne s’y perd et toujours on s’y souvient que la route de l’émancipation des femmes n’a pas été et n’est toujours pas une route droite sans embûches.

Comme l’auteure, j’ai vu Thelma et Louise en 1991. À l’automne. Cet automne où je venais de recommencer à travailler après un congé de maternité. Cet automne où une fois par semaine, j’allais seule voir un film pour me sortir un peu du métro-boulot-dodo. Cet automne où un certain T. a décidé que je lui nuisais au travail et qu’il m’a harcelée, insultée et menacée. Cet automne où on m’a dit d’être patiente jusqu’à ce que j’éclate.

C’était environ un mois avant que le pire n’arrive.

J’ai vu Thelma et Louise le 26 septembre 1991 au cinéma Le Clap. J’avais pris l’habitude, une fois par semaine, d’aller voir un film pour me sortir de la routine bus-boulot-dodo. Je me souviens d’avoir tenu mon siège pendant le viol de Thelma et tellement souhaité qu’elles atteignent le Mexique. Je me rappelle d’être sortie bouleversée de la salle et de ne pas avoir été capable de traduire cette émotion dans le cahier où je notais mon appréciation des films. J’ai juste écrit que « … les deux actrices étaient convaincantes dans leur rôle. Différentes au début, elles finissent par se ressembler à la fin. » Et je termine et disant que l’image est sobre !? Rien sur ce qu’elles ont vécu, rien sur ce que j’ai ressenti.

Puis T. a commencé son jeu d’insulte de manière insidieuse d’abord et plus flagrante ensuite jusqu’aux menaces. Chaque jour, je devenais de plus en plus l’ombre de moi-même. Ses propos faisaient leur chemin dans ma psyché et je me mettais presque à y croire. Je me souviens qu’après avoir dénoncé la situation au comité des ressources humaines avoir dit que j’avais peur que tout ceci recommence. Ils m’ont répondu que c’était isolé, que tous les employeurs n’étaient pas de même.

Eh bien ! Ce n’est pas vrai. Au cours de ma carrière, ça m’est arrivé une autre fois. Le même type d’insulte… par une femme cette fois. Et j’ai encore dû me reconstruire.

Il est impossible de savoir avant comment on réagira devant la violence, qu’elle soit physique, sexuelle ou morale. Car, à un moment ou un autre, elle finit par nous rendre vulnérables et nous faire perdre nos moyens de défense et notre confiance en soi. On se sent alors figé comme un cerf devant les phares d’une voiture. Impossible de sauter pour éviter le pire. Alors la souffrance nous percute. On a beau nous dire avec les meilleures intentions du monde de nous défendre, d’être fortes, d’imposer ses limites, de l’ignorer, aucun de ces conseils ne peut servir si nous sommes paralysés par la peur. Aucun…

J’ai survécu certes, mais je suis fragile. Je suis plus forte, mais il existe encore des gens qui traitent des collègues, des subordonnés de la sorte. Et quand j’y pense trop, la peur revient. Je le sais parce que parfois, les larmes montent lorsqu’on me critique même si c’est fait de manière constructive et respectueuse. La seule différence est que j’ai appris à vivre avec comme si j’étais diabétique et que je devais faire attention au sucre.

Que viennent faire Thelma, Louise et Martine dans tout cela. Elles m’ont rappelé la peur, la violence, le désir de posséder sa vie et que les gains obtenus par les femmes sont bien fragiles. Cela demande une vigilance de tous les instants. Pour que des Thelma ne se fasse plus violer juste pour avoir dansé, que des Martine ne se fasse plus insulter par des loups solitaires anonymes sur le web, pour que des Louise n’aient plus peur de revivre un traumatisme peut importe ce qu’il est ou que moi, je puisse croire qu’il existe des milieux où on peut s’épanouir sans avoir peur de gêner quelqu’un au point qu’il désire nous faire disparaître.

Celli

Les Muses

Euterpe

Ancienne musicienne au sein de l’Orchestre symphonique de Mont-Parnasse (flûte et hautbois), elle aurait réorienté sa carrière pour devenir chef pâtissière.

 

Voici son Menu du printemps

 

PÂTISSERIE – CAFÉ

L’HARMONIE GOURMANDE

Menu du printemps

Crème d’asperge

Sandwich au jambon à l’érable et sa verdurette

Omelette aux trois fromages et croustillant d’oreille de Criss

Verrine de pouding chômeur à l’érable

Tarte au sirop d’érable

BON APPÉTIT !

 

Sa tarte préférée, vous l’aurez deviné : La tarte au sirop d’érable

Pointe de tarte au sirop d'érable
Tarte au sirop d'érableAvec en prime les Gaufres de Françoise et la Salade de riz et crevette de Lise.

Les Muses

Érato

Elle écrirait des romans érotiques la nuit. 

Voici ce que pourrait être la préface de son dernier recueil de nouvelles érotiques.

Amours, délices et tambourin

Nouvelles érotiques

d’Érato Jones

 Préface

Si vous manquez de piment dans votre vie et que vous désirez retrouver la sensation intime que votre corps est toujours sémillant, alors plongez sans attendre dans l’œuvre de cette nouvelle écrivaine de l’érotisme, Érato Jones.

À travers les pages de son recueil, elle vous amènera dans les zones ardentes de rencontres lascives où la musique, l’amour, la bouffe seront les alliés assidus de tous vos sens.

Et si vous ne manquez pas de piment, je ne saurais que trop vous recommander la lecture des statistiques sportives ! Ainsi vous serez sûr que vos sens seront éteints et que de ne pas lire ce livre ne figurera pas comme un manque à votre vie. 

Horatio Lovefellow

Écrivain et auteur de l’anthologie Le roman érotique au XXIe siècle

Sa tarte favorite : La tarte aux framboises, façon trottoir.

Trottoirs aux framboises

Trottoir aux framboises

125 ml (½ tasse) de sucre

45 ml (3 c. à soupe) de fécule de maïs

1,5 litre (6 tasses) de bleuets ou de framboises frais ou surgelés et décongelés

15 ml (1 c. à soupe) de jus de citron

1 œuf

15 ml (1 c. à soupe) d’eau

Sucre granulé

1 abaisse

Dans une casserole, hors du feu, mélanger le sucre et la fécule.

Ajouter les bleuets ou les framboises et le jus de citron et porter à ébullition à feu moyen en remuant.

Laisser mijoter de 3 à 4 minutes puis transvider dans un bol.

Déposer une pellicule de plastique directement sur la garniture et laisser tiédir. Puis réfrigérer jusqu’à refroidissement complet, soit environ 2 heures.

Placer la grille dans le bas du four. Préchauffer le four à 200 °C (400 °F).

Tapisser de papier parchemin une plaque de cuisson de 43 x 30 cm (17 x 12 po).

Sur un plan de travail fariné, abaisser la pâte en un rectangle de la même grandeur que la plaque. Déposer le rectangle sur la plaque. Réfrigérer 30 minutes.

Dans un petit bol, mélanger l’oeuf et l’eau à l’aide d’un fouet. Réserver la dorure.

Étaler uniformément la garniture aux fruits au centre du rectangle jusqu’à 2 cm (¾ po) du pourtour.

À l’aide d’un pinceau, badigeonner d’eau le pourtour de la pâte.

Badigeonner la pâte avec la dorure et saupoudrer de sucre si désiré.

Cuire au four environ 35 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.

Laisser refroidir complètement.

Source : https://www.ricardocuisine.com/recettes/5703-trottoir-aux-bleuets-ou-aux-framboises