Les envolées de Celli

L’épistolaire

Question :

Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez écrit une lettre, l’avez postée et avez attendu un retour de courrier?

Moi, je crois que d’était quelque part vers la fin du siècle dernier lorsque de retour dans mon village natal, j’écrivais à mes amis-ies de la ville. D’ailleurs, j’ai conservé quelques-unes de ces lettres dans un coffret qui contient aussi des cartes de souhaits.

Bien sûr, j’ai reçu quelques lettres d’amis depuis le début du siècle. Et si chaque fois c’était des plus agréables, l’échange épistolaire se fait de plus en plus rare. On n’écrit aujourd’hui qu’en moins de 140 caractères. Mais, qu’arrivera-t-il dans cent ans lorsque des chercheurs voudront étudier les habitudes épistolaires de nos contemporains? Il faudra des serveurs informatiques puissants où des habitudes d’archivages presqu’innée.

Déjà, il ne reste presque plus de trace des courriels envoyés depuis une ancienne adresse et que dire des milliers de snap chat envoyés par les jeunes. Loin de moi l’idée d’être passéiste, je désire plutôt qu’une trace de ces échanges subsistent pour alimenter l’histoire des gens, des familles, des organisations. Que chacun retrouve le droit à l’archive, à la rature, à la destruction et non pas à l’oubli sur un nuage anonyme qui n’a pas pour but de rappeler au mon qu’il y a là matière à histoire.

Ces missives ne sont pas toutes les archives de demain. Et probablement que quelqu’un quelque part a pensé à l’aspect recherche de la chose épistolaire. Mais permettez-moi de vous laisser sur cette parole :

Écrivez des lettres d’amour! Parce que ce sera difficile de trouver des messages Whatsapp au grenier dans 40 ans… (Confidentielles de Jolis rendez-vous)

Celli

Fêtes et événements

Mi-carême

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Après avoir bien festoyé au Mardi gras, quarante jours de jeûne sont entrepris au Canada français. Celui-ci durera jusqu’à la de Pâques. « En effet, le troisième dimanche après le mercredi des Cendres, on fête la Mi-Carême. Ce soir-là, comme au Mardi gras, tous participent à une veillée, chez soi ou chez un voisin. (…) Le repas servi est plantureux et bien arrosé. »

Source : Les quatre saisons dans la vallée du Saint-Laurent de Jean Provencher (Boréal, 1988), p. 479.

La Bouquinière

La Bouquinière (en reprise)

Natalia

(www.librarything.com)

 

« Natalia par Heinz G. Konsalik

Éditions Albin Michel, 1976, v.f. 1979, Collection J’ai lu, no 1382.

 

Konsalik est né à Cologne en 1921 et est décédé en 1999. Ses romans, traduits dans quatorze pays dans plus de 42 langues atteignent un tirage de plus de 25 millions d’exemplaires. Ceci fait de lui l’un des écrivains les plus lus de l’après-guerre. Des 155 romans à son actif, j’en ai lu seulement une douzaine. Mais ceux que j’ai lus m’ont enchantée jusqu’au jour où je suis tombée dans la rebondissante littérature américaine. Car, ce que j’ai remarqué, c’est ma prédilection littéraire pour les auteurs européens : Allemand et Anglais. Certes quelques romans américains, mais beaucoup de littérature allemande de la période de l’après-guerre. À bien y penser, la constante de mes lectures de cette époque s’exprimerait par le mot : Anglo-saxon.

Pourquoi ne lisais-je pas plus de littérature française? Probablement à cause des suggestions plates, poches et obligatoires de l’école. On a bien beau se dire qu’il faut connaître sa littérature du terroir québécois et français, mais il doit exister autre chose que La fille laide de Yves Thériault ou Jeanne fille du roi de Suzanne Martel. Et pourtant, j’étais de celles qui aimaient lire alors comment pouvaient se sentir ceux qui n’aiment pas lire. Il y a tellement d’œuvres plus dynamiques qui arriveraient à captiver l’adolescent le plus revêche.

Lire, c’est s’évader… C’est rêver… C’est faire partie d’un autre monde pendant quelques heures… C’est se poser des questions sur les événements les plus petits comme les plus grands… C’est, à la fin, y repenser en s’interrogeant sur l’issue de l’histoire, sur comment elle nous a touchée… C’est se raconter une histoire et en ressortir grandi… Lire, ce n’est pas être forcé à décortiquer une œuvre qui ne nous rejoint pas… C’est d’avoir la liberté de choisir (tout en étant parfois guidé)…

Aujourd’hui, les jeunes lisent moins paraît-il? Moi, je pense qu’ils lisent différemment. La technologie a changé les modes de lecture et d’écriture. Il y a là tout un univers à explorer et je me promets bien de le faire. C’est donc à suivre chers lecteurs…

Si j’en reviens à Konsalik et à Natalia, eh bien! disons que la relecture de ce livre a été des plus ludiques? Amusantes? Divertissantes? En résumé, Tassburg un ingénieur loue une maison supposément hantée depuis 150 ans. Dans cette maison, il trouve une jeune fille en fuite dont il tombe amoureux. Et quoi de mieux qu’un fantôme et une crédulité entretenue par le Pope pour empêcher quiconque de venir les déranger. Au plus profond de la taïga sibérienne, les mystères et superstitions demeurent malgré le rationalisme communiste. Toute la beauté de cette histoire demeure dans les différents stratagèmes des acteurs au courant de la présence de Natalia pour permettre qu’elle ne soit pas découverte, qu’elle et Tassburg puissent vivre leur amour et surtout, qu’elle puisse un jour réapparaître. C’est sublime! Et moi qui adore la Russie et particulièrement la Sibérie et ses légendes, j’ai été servie. J’aimerais bien connaître l’allemand et le lire en langue originale. C’est probablement ce qui me manque le plus dans l’œuvre de Konsalik. »

 

Celli