La Bouquinière

La Bouquinière (en reprise)

Natalia

(www.librarything.com)

 

« Natalia par Heinz G. Konsalik

Éditions Albin Michel, 1976, v.f. 1979, Collection J’ai lu, no 1382.

 

Konsalik est né à Cologne en 1921 et est décédé en 1999. Ses romans, traduits dans quatorze pays dans plus de 42 langues atteignent un tirage de plus de 25 millions d’exemplaires. Ceci fait de lui l’un des écrivains les plus lus de l’après-guerre. Des 155 romans à son actif, j’en ai lu seulement une douzaine. Mais ceux que j’ai lus m’ont enchantée jusqu’au jour où je suis tombée dans la rebondissante littérature américaine. Car, ce que j’ai remarqué, c’est ma prédilection littéraire pour les auteurs européens : Allemand et Anglais. Certes quelques romans américains, mais beaucoup de littérature allemande de la période de l’après-guerre. À bien y penser, la constante de mes lectures de cette époque s’exprimerait par le mot : Anglo-saxon.

Pourquoi ne lisais-je pas plus de littérature française? Probablement à cause des suggestions plates, poches et obligatoires de l’école. On a bien beau se dire qu’il faut connaître sa littérature du terroir québécois et français, mais il doit exister autre chose que La fille laide de Yves Thériault ou Jeanne fille du roi de Suzanne Martel. Et pourtant, j’étais de celles qui aimaient lire alors comment pouvaient se sentir ceux qui n’aiment pas lire. Il y a tellement d’œuvres plus dynamiques qui arriveraient à captiver l’adolescent le plus revêche.

Lire, c’est s’évader… C’est rêver… C’est faire partie d’un autre monde pendant quelques heures… C’est se poser des questions sur les événements les plus petits comme les plus grands… C’est, à la fin, y repenser en s’interrogeant sur l’issue de l’histoire, sur comment elle nous a touchée… C’est se raconter une histoire et en ressortir grandi… Lire, ce n’est pas être forcé à décortiquer une œuvre qui ne nous rejoint pas… C’est d’avoir la liberté de choisir (tout en étant parfois guidé)…

Aujourd’hui, les jeunes lisent moins paraît-il? Moi, je pense qu’ils lisent différemment. La technologie a changé les modes de lecture et d’écriture. Il y a là tout un univers à explorer et je me promets bien de le faire. C’est donc à suivre chers lecteurs…

Si j’en reviens à Konsalik et à Natalia, eh bien! disons que la relecture de ce livre a été des plus ludiques? Amusantes? Divertissantes? En résumé, Tassburg un ingénieur loue une maison supposément hantée depuis 150 ans. Dans cette maison, il trouve une jeune fille en fuite dont il tombe amoureux. Et quoi de mieux qu’un fantôme et une crédulité entretenue par le Pope pour empêcher quiconque de venir les déranger. Au plus profond de la taïga sibérienne, les mystères et superstitions demeurent malgré le rationalisme communiste. Toute la beauté de cette histoire demeure dans les différents stratagèmes des acteurs au courant de la présence de Natalia pour permettre qu’elle ne soit pas découverte, qu’elle et Tassburg puissent vivre leur amour et surtout, qu’elle puisse un jour réapparaître. C’est sublime! Et moi qui adore la Russie et particulièrement la Sibérie et ses légendes, j’ai été servie. J’aimerais bien connaître l’allemand et le lire en langue originale. C’est probablement ce qui me manque le plus dans l’œuvre de Konsalik. »

 

Celli

Des chiffres et des lettres

Des chiffres et des lettres

Merles

En mars, quand le merle a sifflé,

L’hiver s’en est allé.

5

Dans ma pile à lire, le tome 5 de la bande dessinée Les Vieux Fourneaux de Corbeyran et Espé. Le film sur le premier tome est sorti, quelqu’un l’a vu? Moi, j’ai raté l’occasion pendant les fêtes. Je dois donc attendre la sortie en vidéo. Est-ce que ça se dit encore sortie vidéo? Au moins, je n’ai pas écrit cassette VHS! 😊

Temps sauvages

Trouvé dans une bouquinerie près de chez moi Les temps sauvages de Anne Hébert Éditions HMH, Collection l’Arbre, 1971. Une pièce de théâtre que j’ai étudié au Cégep et que je n’avais pas appréciée à sa juste valeur. Il faut dire à ma décharge que je préfère les lire ou les voir que d’avoir à les jouer devant la classe!

50

L’année 2018 marquait les 50 ans des Éditions Les Herbes rouges. Un véhicule important pour la poésie et sa beauté, sa liberté, ses horizons… http://www.lesherbesrouges.com/

Caribou

Un magazine sur la culture culinaire québécoise des plus intéressants à lire et à regarder. À travers les pages, on retrouve des recettes, de l’histoire, des informations sur l’agroalimentaire et bien plus. Je me suis abonnée et j’adore. Pour plus d’informations : www.caribou.com

101 ans

Allan Karlsson fête ses 101 ans et ainsi commencent ses nouvelles aventures. Dans Le vieux qui voulait changer le monde de Jonas Jonasson (Presse de la Cité, 2018), on ne retrouve pas la surprise du premier – Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire – mais on y retrouve l’esprit aventurier du premier. Autant de situations improbables alimentée par le destin d’Allan et de sa nouvelle passion pour cette précieuse tablette noire remplie d’informations. Une agréable lecture.

Citation

« Pour William Morris, la distinction entre l’art et l’artisanat, entre la conception et l’exécution, devait être abolie : tout homme, à son échelle, pouvait être producteur de beauté – que ce soit dans la réalisation d’un tableau, d’un vêtement, d’un meuble ; et tout homme également avait le droit, dans sa vie quotidienne, d’être entouré de beaux objets. »

Michel Houellebecq à propos de l’essai de William Morris L’art et l’artisanat (Rivages Poche,2011)

Les envolées de Celli

J’aurais voulu être …

Une ballerine. Petite, c’est ce que je désirais le plus, devenir une danseuse étoile… J’ai d’abord dansé dans mon salon au son de la musique de mes parents. Puis au son de ma musique avec ma cousine. Nous avons chorégraphié et chanté tant de spectacles que si j’avais gardé ma partie des droits d’entrée, je serais peut-être assise sur une petite fortune aujourd’hui 😊

Sauf qu’un bel après-midi de septembre, j’ai mis les pieds dans la bibliothèque de mon collège et ce que j’y ai vu a supplanté toutes les offres de ballerine étoile qu’on aurait pu me faire. Car, à la vue de tous ces livres, j’ai tout de suite su que je voulais être écrivaine.

Écrire pour raconter, écrire pour divertir, écrire pour faire réfléchir, écrire pour toutes les raisons du monde, finalement.

Sauf qu’une carrière d’écrivain ne nourrit pas son adolescente ni sa femme alors je suis passée des mots au contenant, les livres. Et pendant des années, j’ai gravité dans le monde du livre et des archives jusqu’à ce jour où j’ai été prise par cette carrière de proche aidant qui m’a amenée à étudier beaucoup pour compenser l’absence de milieu documentaire dans ma vie.

Cahier

Les mots sont alors devenus pratiques pour transmettre mes connaissances et mes histoires et recettes sur mon blogue. Sans eux, je n’aurais pas pu dire pendant ces dix années d’altruisme, j’aurais voulu être étudiante, chercheure, blogueuse.

Et aujourd’hui, je veux prendre le temps d’être tout simplement. De laisser les mots habiter ma vie et d’en faire des histoires. De rêver qu’un jour, au moins un de mes textes se rendra jusqu’à la collection nationale. Et de déplorer quelques jours par année, en décembre, de ne pas avoir persévéré dans la carrière de ballerine pour pouvoir chaque année incarner la fée dragée!!

Celli