La Bouquinière

La Bouquinière (en reprise)

amour tendre

 (Amazon.com )

 

« Amour tendre, amour sauvage par Rosemary Rogers, Éditions de Trévise, 1975, v.o.a. 1974, Collection J’ai lu, no 952.

De l’amour pur, je passe à l’amour-passion. Enfin, la passion féroce. Rosemary Rogers n’est pas très douce dans ses ébats. Le gars est manifestement un mâle alpha que rien n’arrête et qui ne doute pas un instant de son pouvoir de séduction. Et la fille, bien qu’ayant du caractère, subit les assauts du gars et bien des fois, elle aime ça. Je ne sais pas pourquoi dans plusieurs romans d’amour d’époque, il faut que la fille soit vierge et peu connaissante et le gars, un vrai coureur à l’expertise amoureuse indéniable? En bref, si à l’adolescence j’avais probablement lu ce livre en savourant les scènes de sexe, aujourd’hui, ça m’a royalement agacée. Je préfère l’érotisme et le partage amoureux.

Sauf qu’à l’époque, il n’y avait pas encore les cours de sexualité à l’école et les seules informations que j’ai eues sont arrivées par le truchement du prof de catéchèse (!?!).

Eh oui! Je n’avais qu’une vague idée des tenants et aboutissants du sexe, mais je savais distinguer une relation dite de génitalité et une relation dite sexuée. Le professeur (Ah oui! C’était un prêtre. Alors côté pratique… enfin avec ce qui se passe aujourd’hui, peut-être en savait-il plus que moi finalement…! ) a passé très vite sur l’aspect génitalité qui ressemblait à « Ne jouer pas à touche pipi puisque vous n’êtes pas marié » pour passer aux relations sexuées. Qu’est-ce qu’une relation sexuée, me direz-vous? C’est tout simplement, les relations d’amitié, les touchers anodins, platoniques. Il n’y avait qu’un pas pour qu’un groupe d’adolescents poussé par les hormones ne se mettent à se toucher les mains, l’épaule ou les pieds en gémissant. Ça a réellement agacé le prof et on en a été quitte pour une copie des béatitudes. Tout cela pour dire que malgré une certaine violence dans les rapports entre les deux personnages principaux, la lecture de ce livre de Rosemay Rogers a été plus informative que les leçons de mon professeur de catéchèse.

Je termine sur mes vœux à toutes les mères, grand-mères, belles-mères… pour dimanche. J’espère qu’on vous gâtera et qu’on prendra soin de vous. Et si vous désirez lire quelque chose sur une belle relation maternelle, je vous suggère de lire :

Va où ton cœur te porte et sa suite, Écoute ma voix de Susana Tamaro

OU

Adieu Betty Crocker de François Gravel

Bonne lecture et Bonne fête des Mères! »

 

Celli

Gâteaux et Pâtisseries, Menus et recettes, Série des douze

Gâteau roses pour maman – Bonne fêtes des mères!

Gâteau vanille

290 g (2 tasses) de farine tout usage

8 g (2 c. à thé) de poudre à pâte

1 pincée de sel

115 g (1/2 tasse) de beurre doux

200 g (1 tasse) de sucre

5 ml (1 c. à thé) d’essence de vanille

250 g (1 tasse) de lait

4 blancs d’oeufs

100 g (1/2 tasse) de sucre

Placer la grille au centre du four et préchauffer à 180°C (350°F).

Avec du beurre, graisser deux moules de 20 cm (8 pouces).

Dans un bol, tamiser la farine, la poudre à pâte et le sel puis réserver.

Dans un bol, au malaxeur ou à la mixette, défaire le beurre en crème avec le sucre (1 tasse) et la pendant 4 minutes.

À basse vitesse, ajouter les ingrédients secs et le lait en deux fois. Réserver.

Dans un autre bol, au malaxeur (fouet) ou à la mixette, fouetter les blancs d’oeufs à vitesse moyenne pour en faire une meringue.

Lorsqu’ils forment des pics mous, ajouter le sucre (1/2 tasse) et fouetter jusqu’à l’obtention d’une meringue brillante aux pics fermes.

À l’aide d’une spatule, incorporer la meringue au mélange de pâte.

Verser dans les caissettes et cuire environ 25 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre en ressorte propre.

Glace au beurre rapide

75 ml (1/3 tasse) de beurre doux

1 oeuf

500 ml (2 tasses) de sucre à glacer

5 ml (1 c. à thé) de vanille

Défaire le beurre en crème puis ajouter l’oeuf.

Ajouter le sucre à glacer graduellement et battre jusqu’à ce que la glace soit lisse.

Ajouter la vanille.

Teinter le glaçage en rose.

À l’aide d’une poche à pâtisserie et d’une douille spécialement conçue pour former des roses, décorer votre gâteau.

On peut colorer le glaçage pour un éclat de couleurs sur la table.

Poésie

Maman cinq sens

Entendre ton « come in come in » qui au seuil de la maison accueille famille et amis

Goûter tes gâteaux aux saveurs délectables à chacun de nos anniversaires

Voir tes mains habiles créer des pièces d’artisanat qui agrémenteront un foyer

Sentir ton dévouement sans faille juste par la beauté de tes gestes

Les odeurs envoûtantes de tes plats qui mijotent sur la cuisinière

 

Celli

Récit

La route de grand-maman

Sainte-Louise

 

Jadis pour aller chez ma grand-mère, on devait prendre une route à travers les champs dont le centre était coupé par une track de chemin de fer et l’horizon peuplé de montagnes. On arrivait alors aux quatre chemins à l’entrée du village où il nous suffisait de continuer tout droit vers la croix de chemin. Et ce n’est qu’à son pied que l’on tournait vers la gauche pour se rendre chez grand-maman.

La route de terre nous faisait bondir un peu dans nos sièges et si on prenait le haut de la côte à une vitesse suffisamment rapide, on sentait des frissons dans le ventre comme si on était dans un manège.

Après le saut, on rentrait, juste après le pont de la rivière, à l’intérieur d’une grande arche bordée d’arbres dont on ne sortait qu’à l’arrivée de l’entrée de la ferme. Et là, apparaissait en toile de fond, les montagnes vertes de la chaîne des Appalaches bonifiant l’effet des champs en culture et des bâtiments gris.

Parfois, les animaux broutaient dans le champ juste à droite du champ de blé d’Inde qui comportait en son centre un petit monticule où on pouvait se cacher pour conspirer entre cousins.

Près de la maison, le jardin brillait de toutes les couleurs des légumes cultivés. Et si on restait assez longtemps pour que la nuit tombe, il y régnait une noirceur si excitante qu’on ne pouvait résister à l’envie de se rendre au pont pour admirer les étoiles et parfois, les aurores boréales.

Cette noirceur parsemée d’étoiles et de lampadaires de route nous accompagnait sur le chemin du retour jusqu’à ce qu’on atteigne l’intersection de la grande route. À partir de là, c’était le chemin du retour vers la maison.

Celli