Les envolées de Celli

L’épistolaire

Épistolaire

Question :

Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez écrit une lettre, l’avez postée et avez attendu un retour de courrier?

Moi, je crois que d’était quelque part vers la fin du siècle dernier lorsque de retour dans mon village natal, j’écrivais à mes amis-ies de la ville. D’ailleurs, j’ai conservé quelques-unes de ces lettres dans un coffret qui contient aussi des cartes de souhaits.

Bien sûr, j’ai reçu quelques lettres d’amis depuis le début du siècle. Et si chaque fois c’était des plus agréables, l’échange épistolaire se fait de plus en plus rare. On n’écrit aujourd’hui qu’en moins de 140 caractères. Mais, qu’arrivera-t-il dans cent ans lorsque des chercheurs voudront étudier les habitudes épistolaires de nos contemporains? Il faudra des serveurs informatiques puissants où des habitudes d’archivages presqu’innée.

Déjà, il ne reste presque plus de trace des courriels envoyés depuis une ancienne adresse et que dire des milliers de snap chat envoyés par les jeunes. Loin de moi l’idée d’être passéiste, je désire plutôt qu’une trace de ces échanges subsistent pour alimenter l’histoire des gens, des familles, des organisations. Que chacun retrouve le droit à l’archive, à la rature, à la destruction et non pas à l’oubli sur un nuage anonyme qui n’a pas pour but de rappeler au mon qu’il y a là matière à histoire.

Ces missives ne sont pas toutes les archives de demain. Et probablement que quelqu’un quelque part a pensé à l’aspect recherche de la chose épistolaire. Mais permettez-moi de vous laisser sur cette parole :

Écrivez des lettres d’amour! Parce que ce sera difficile de trouver des messages Whatsapp au grenier dans 40 ans… (Confidentielles de Jolis rendez-vous)

Celli

Les envolées de Celli

J’aurais voulu être …

Une ballerine. Petite, c’est ce que je désirais le plus, devenir une danseuse étoile… J’ai d’abord dansé dans mon salon au son de la musique de mes parents. Puis au son de ma musique avec ma cousine. Nous avons chorégraphié et chanté tant de spectacles que si j’avais gardé ma partie des droits d’entrée, je serais peut-être assise sur une petite fortune aujourd’hui 😊

Sauf qu’un bel après-midi de septembre, j’ai mis les pieds dans la bibliothèque de mon collège et ce que j’y ai vu a supplanté toutes les offres de ballerine étoile qu’on aurait pu me faire. Car, à la vue de tous ces livres, j’ai tout de suite su que je voulais être écrivaine.

Écrire pour raconter, écrire pour divertir, écrire pour faire réfléchir, écrire pour toutes les raisons du monde, finalement.

Sauf qu’une carrière d’écrivain ne nourrit pas son adolescente ni sa femme alors je suis passée des mots au contenant, les livres. Et pendant des années, j’ai gravité dans le monde du livre et des archives jusqu’à ce jour où j’ai été prise par cette carrière de proche aidant qui m’a amenée à étudier beaucoup pour compenser l’absence de milieu documentaire dans ma vie.

Cahier

Les mots sont alors devenus pratiques pour transmettre mes connaissances et mes histoires et recettes sur mon blogue. Sans eux, je n’aurais pas pu dire pendant ces dix années d’altruisme, j’aurais voulu être étudiante, chercheure, blogueuse.

Et aujourd’hui, je veux prendre le temps d’être tout simplement. De laisser les mots habiter ma vie et d’en faire des histoires. De rêver qu’un jour, au moins un de mes textes se rendra jusqu’à la collection nationale. Et de déplorer quelques jours par année, en décembre, de ne pas avoir persévéré dans la carrière de ballerine pour pouvoir chaque année incarner la fée dragée!!

Celli

Les envolées de Celli

Déjeuner ou ne pas déjeuner?

Toute mon enfance, ma mère m’a répété que le petit-déjeuner était le repas le plus important de la journée. Mais, n’étant pas du matin, rien ne me tentait moins que de manger avant que mon cerveau ne soit réveillé. Alors, j’ai longtemps avalé de force tout ce qu’on me servait.

Et dès que j’ai échappé à l’œil de ma mère le matin, j’ai arrêté. Pendant de nombreuses années même! Jusqu’à ce que je sois enceinte et que mal de cœur oblige, il me fallait quelque chose sur l’estomac. Et depuis, je mange, un peu le matin juste pour ne pas avoir mal au cœur.

Mais ce que je préfère, c’est de me préparer un bon déjeuner et de prendre le temps de le manger ou de sortir au restaurant et de discuter pendant des heures.

Mais doit-on déjeuner? Il semble que même les chercheurs ne s’entendent pas sur la question. Certains disent oui pour que le corps ait l’apport d’énergie nécessaire pour entreprendre sa journée. D’autres disent plutôt qu’il est inutile de forcer quelqu’un à manger s’il n’en ressent pas le besoin. Sauf qu’il devient alors important de manger une collation énergétique pour contrer la baisse d’énergie qui pourrait éventuellement arriver en avant-midi. Le tout sans nuire au repas du midi.

Rendu là, il me semble plus facile de se forcer à déjeuner plutôt que de gérer l’horaire de notre appétit!!? Enfin… Rien n’est si simple dans le domaine de la nutrition, mais c’est si gratifiant quand on réussit à trouver notre équilibre alimentaire. Il s’agit de bien s’informer auprès de sources ou professionnels sérieux.

D’ailleurs, le nouveau guide alimentaire canadien (https://nutritionnisteurbain.ca/actualite/guide-alimentaire-2019-sante-canada-en-route-vers-le-futur-2/ ) vient tout juste d’être publié mardi dernier. Je n’ai pas encore eu le temps d’explorer ses tenants et aboutissants, mais ce qui en ressort à première vue, c’est sa vision alliant écologie et bien manger.

Car manger fait partie des plaisirs de la vie tant comme expérience sociale que pour une meilleure santé. Alors aussi bien le faire en commençant la journée par un bon petit-déjeuner qui nous donnera toute l’énergie nécessaire pour bien comprendre ces nouveaux préceptes de la nutrition. Ma mère aurait été tellement fière de moi!

Celli

 

 

Les envolées de Celli

Émetteur/Récepteur

On n’a jamais tant communiqué sans communiquer que depuis que nous pouvons communiquer rapidement et facilement.

Lasswell est un sociologue américain de Chicago dont le modèle de communication de masse demande qu’un émetteur transmette un message à un récepteur qui lui, à l’aide de codes et de canaux de communication établis dans un contexte particulier, essaiera de comprendre ledit message.

Jusque-là, tout va car en théorie tout va bien. Sauf que… une fois sur deux. Que dis-je ? Une fois sur cinq parfois, le récepteur ne répond pas ou répond totalement en dehors du contexte du message. Ainsi frustré, l’émetteur voulant une réponse, prendra l’allure d’un harceleur ou devra se débrouiller sans l’information recherchée pour arriver à quelque chose, et ce parfois, au grand étonnement du récepteur !!!

Bien sûr, tout au long du chemin que parcourras le message, il peut arriver toutes sortes d’événement comme se retrouver dans une zone sans ondes cellulaires, être pris dans un ascenseur avec une pile morte ou plus souvent, ne pas prendre le temps. Mais il arrive aussi que le récepteur ne lise que le titre du message et la première ligne et réponde de manière étrange à l’émetteur. Comme il arrive aussi que l’émetteur manque tellement de clarté que le récepteur se retrouve dans l’impossibilité de répondre adéquatement.

Mais finalement, il importe de prendre le temps de bien lire le message et d’attester de sa réception et si besoin, du moment où on pourra donner une réponse ou de demander des précisions, d’échanger, de rétroagir sur le message, et cetera. Bref, il faut prendre le temps qu’il faut pour bien communiquer et éviter ainsi les imbroglios qui causent des biais de communication allant même jusqu’à l’arrêter totalement.

Voilà ce que j’avais envie de dire en ce début d’année : le souhait bien simple que les gens puissent prendre le temps d’écrire et de lire les missives qu’ils reçoivent dans un acte de rébellion à la dictature de la vitesse. Un peu comme s’ils écrivaient une lettre avec une plume et de l’encre pour qu’elles soient lue à la lueur d’une chandelle.

Celli