Les envolées de Celli, Les Mots, Poésie

Qu’est-ce qu’on écrit un 16 novembre?

Que le crépuscule tombé trop tôt

Reprends sa magie

Maintenant que la neige est arrivée

 

Que la musique d’un spectacle

Nous rappelle

Les chatouillis de l’adolescence

 

Que la folie d’un rire

Donne toujours envie

De l’absolu

 

Qu’une lecture nocturne

A ravi notre coeur

Par la beauté de ses mots

 

Que le sourire d’un étranger

Nous a permis de bien terminer

Une journée merdique

 

Qu’un lampadaire hésitant

Donne un air de fête à la soirée

Par sa résistance à s’éteindre

 

Que la vue difficile

Provoquée par les nouvelles en continu

Brouille l’infini

 

Qu’un petit chat

À l’énergie croustillante

Provoque des éboulements

 

Qu’est-ce qu’on écrit un 16 novembre?

Que la vie qui passe

Tout simplement.

 

Celli

Les envolées de Celli, Les Mots, Poésie

The Earl and me

Automne

Moi

J’ai rencontré the Earl Grey par un beau soir d’automne

Il était là, trônant fièrement sur sa terrasse

Regardant les gens se promener, courir ou lire au milieu de son parc.

Celui qui avait connu des batailles,

Mais qui aujourd’hui offrait un havre de paix aux habitants de Québec.

Celui qu’il avait jadis contribué à sauver

Et qu’on appelle chaleureusement Les Plaines.

« Les terres d’un dénommé Abraham Martin me dit-il

Un pilote et pêcheur. »

Et aussitôt mon regard se porte vers le fleuve

Qu’on voit couler calmement derrière lui

Alors que la nuit tombe doucement

Et que l’horizon s’illumine peu à peu sur l’autre rive.

« C’est beau » lui dis-je

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Hiver

C

Presque chaque jour,

Je rends visite à celui que j’appelle amicalement Earl

Je vais le saluer et prendre des nouvelles

Du fleuve, de son parc, ses gens

Devant lui, des enfants et leurs parents patinent

D’autres avancent sur leurs skis

Et beaucoup s’arrêtent pour admirer la vue

Maintenant sans obstruction puisque les arbres sont dénudés.

« J’ai un peu froid cet hiver. »

Pourtant le ciel est bleu et le soleil brille.

« Je vieillis, je crois. »

« Non, c’est la tempête d’hier

qui vous a glacé autant. »

D

Printemps

E

La pluie printanière ne rend pas Earl maussade

Au contraire, il regarde devant lui

Et voit la nature qui s’éveille,

L’herbe qui réapparaît,

Les jardiniers qui s’activent dans le parc.

« Tout revit. J’entends le fleuve qui coule derrière moi,

les oiseaux qui chantent dans les arbres.

J’aime le printemps parce que le silence hivernal se brise enfin. »

Le lendemain, comme pour le récompenser,

Le soleil brille de tous ses rayons.

« Belle journée pour lire. » me dit-il, remarquant mon livre.

Je souris au vieil homme,

Avant de m’asseoir près de lui pour lui faire la lecture.

F

Été

G

Du fond des plaines,

Earl apparaît en contre-jour

Derrière lui, le fleuve trace un sillon bleu-gris

Alors que la rive-sud se découpe sobrement sur l’horizon

Pour le distancier du ciel d’un bleu éclatant

Je lui raconte ce que je vois

Et cela le rend heureux

Il dit : « Quatre saisons sont passées.

La vie aussi passe et nous nourrit

De couleurs, d’expérience et de beauté. »

La nuit tombe

Et avec elle, s’éveillent tous les rêves.

« Aurevoir Earl! »

Je m’en vais rêver…

H

Au fil des saisons, Les Mots

C’est enfin l’automne!

Après un été de chaleur suffocante, voici enfin l’automne et son climat tempéré. Ni trop chaud, ni trop froid. Me voilà enfin dans mon élément, dans ma saison, dans ma nature. Enfin je ne suffoque plus, je respire l’air craquant des soirées fraîches, mais surtout, je n’entends plus le bruit harassant du climatiseur qui roule, roule et roule sans fin, titillant mes nerfs jusqu’à finalement préférer suer que de l’entendre.

J’adore l’automne! C’est ma saison favorite alors que la nature se prépare pour se reposer, moi, je suis habitée par la situation inverse. Je me réveille, les idées papillonnent, les doigts me démangent, mon énergie se décuple. Laissant ainsi place à une nouvelle année de fêtes, d’histoires de table, d’histoires tout court, de do-it-yourself toujours en mots et en sucre!

Je me remets donc à mes fourneaux, toujours inspirée par les livres et cahiers de recettes laissés par ma mère, à ma table pour créer des objets épistolaires ou à mon clavier pour mettre en mots – parfois en image – les idées folles qui me passent par la tête en plein milieu de la nuit.

J’ai hâte de vous partager tout cela! Il suffit d’être abonné pour ne rien manquer.

Merci d’être là! Je vous aime  Hearth (2)  et surtout, BON AUTOMNE!

 

Celli