Les envolées de Celli

Le printemps qui a oublié d’être le printemps

Le printemps en théorie devrait avoir commencé à réveiller la nature depuis au moins 19 jours. Au lieu de cela, l’hiver continue de nous envoyer ses rafales de neige et les inconvénients reliés au froid qui vient avec. Comme la grippe qui m’est tombée dessus comme un monstre qui serait sorti de sa cachette sous mon lit d’enfant pour me terroriser de ses terribles griffes.

Le printemps devrait aussi réchauffer le temps et faire fondre tranquillement la neige afin de ne pas faire monter trop rapidement le niveau des rivières. Mais non, à la place, il laisse l’hiver faire augmenter le niveau de neige à fondre en alternant avec de la pluie abondante. Les rues sont surchargées de trous d’eau aussi grands que des lacs. Et je ne parle pas des automobilistes qui roulent dans prendre garde aux piétons!

Le printemps devrait faire apparaître les bourgeons et les fleurs précoces qui poussent sur le bord des solages et qui permettent enfin de voir l’espoir du réel réveil de la nature. Mais là, les fondations de nos maisons sont toujours envahies par la neige. On ne peut voir les crocus et les tulipes qui attendent impatiemment de voir enfin le soleil.

Bref, le printemps est en retard à l’ouvrage cette année et toute ma patience, tout mon bon vouloir pour accepter le mode de vie dans un pays nordique est épuisé. Je veux que la neige disparaisse, que le soleil brille, que les fleurs et les feuilles apparaissent, que les bottes et manteaux d’hiver soient rangés pour longtemps, que de marcher dehors soit facile et non semblable à de l’escalade, que les fenêtres puissent être ouvertes et laisser enfin passer l’air extérieur et les bruits de la vie de quartier…

Je veux la renaissance promise par cette saison et pas les réminiscences de l’autre qui en avril, devrait avoir cédé sa place.  En attendant que le printemps se décide enfin à faire son oeuvre, voici une chanson de Michel Fugain qui mettra de la couleur dans cette journée maussade.

Celli