Fêtes et événements, Les envolées de Celli

4 semaines avant Noël

Hier, j’ai passé une partie de la journée au centre d’achat, un peu comme je le faisais avec mes parents quand j’étais enfant. Je vous en avais touché un mot l’an dernier alors que j’avais fait mes achats avec le même budget que je m’étais alloué en 1977.

Je me suis surtout promenée pour m’inspirer, pour trouver des idées originales pour les fêtes. Et du choix et des idées, il y en a! Il y en a tellement que l’abondance peut provoquer l’inverse et nous mélanger encore plus.

D’où l’importance des listes. J’adore les listes. Je crois que j’ai une liste pour à peu près tout dans ma vie. Une liste de vœux, de projets, d’articles de blogue, de recettes, de ménage, et cetera. D’ailleurs, le livre de Dominique Loreau L’art des listes (Robert Laffont, 2007) n’est jamais très loin pour me rafraîchir les idées.

Bref, j’avais donc avec moi une liste des personnes à qui je veux offrir un cadeau et les idées associées, une autre pour les accessoires manquants comme du papier d’emballage, de la vaisselle, une décoration et une dernière pour les aliments nécessaires à la préparation des desserts du temps des fêtes.

Tout en me concentrant sur la conquête de mes listes, je prends aussi le temps d’observer les gens, d’écouter la musique, de m’asseoir pour savourer un café et prendre le temps de réviser mes listes. Ce qui me mène bien souvent à changer d’idée pour le cadeau d’un tel ou l’autre tel ou pour une recette. Je pense alors à des alternatives-cadeau comme offrir du temps ou cuisiner ce nouveau mets et l’offrir en cadeau gourmand. L’idée est aussi de faire plaisir et de ne pas se ruiner.

Sauf que le temps des fêtes, c’est un temps hors de l’ordinaire où certains excès sont permis puisque pour quelques jours par année, il est permis de rompre avec la routine et l’économie. On en met toujours un peu plus malgré nos bonnes résolutions. On change aussi l’espace afin que tout l’attirail de décoration puisse loger dans l’espace habituel et on renoue avec les gens. Il redevient alors important de se revoir, partager des souvenirs autour d’un bon repas.

C’est dans cet esprit que je parcours d’un bout à l’autre les places centrales, les boutiques, les épiceries à la recherche de ce petit plus qui fera de Noël et du jour de l’an quelque chose de féérique. La première étape de la liste des choses à faire avant les fêtes. Et avec celle des vacances et des vœux, je crois que c’est l’une des plus exaltantes à passer au travers.

Celli

Fêtes et événements, Récit

Magasinage de Noël à la manière de 1977

Novembre 1977.

Mes parents, mon frère et moi montons en voiture, direction Lévis et Québec, pour notre pèlerinage annuel dans les grands magasins en vue de faire nos achats de Noël. Frérot et moi sommes très fébriles. Une journée à voir « en vrai » tout ce que la publicité nous promettait déjà chez Woolco, à nous régaler au Coq rôti et à admirer les décorations de Place Laurier pendant que nos parents arpentaient les allées du magasin Pascal à la recherche d’outils ou de vaisselle.

Outre la découverte à travers les allées, je devais aussi faire mes propres achats de Noël. J’avais un total de 6 cadeaux (4 garçons, 2 filles) à faire et un budget durement accumulé d’environ 20$. Depuis que j’avais commencé l’école secondaire, j’avais droit à 1.00$ par semaine pour mes dépenses et en ajoutant ce qui me restait de mon été d’éplucheuse de patates (je vous raconterai un jour 😊), je pouvais prendre la responsabilité de mes cadeaux sur mes épaules. Et j’y arrivais. Il m’en restait même assez pour m’acheter des bonbons et un livre

Tous ces souvenirs pour introduire mon expérience tout de même un peu adaptée de magasinage 2017 à la manière 1977.

 

1)      Le budget : 20$ de 1977 équivaille à 75,88$ disons 76$.

2)      Le lieu : Place Laurier et Place Sainte-Foy a remplacé Les Galeries Chagnon.

3)      À qui : Aujourd’hui 3 garçons, 2 filles et un couple.

 

Avec mon argent en poche et ma liste de noms et d’idées, je suis partie faire mon magasinage des fêtes. Ce n’est pas si difficile de trouver des choses qui rentreront dans mon budget. C’est d’être original et pratique qui l’est un peu plus. Ce sont les garçons qui m’ont causé un peu plus de soucis. Mais après avoir enfin trouvé un filon intéressant… ils y sont tous passés. Désolée, mais cette année, ils auront tous la même chose à quelques détails près. Pour les filles, c’est de trouver quelque chose « dans mes prix » qui s’est avérés plus difficile. Et après de multiples aller et retour entre les magasins, j’ai enfin trouvé ! Me restait seulement à trouver un cadeau pour le couple. Ce qui a été finalement réglé très vite. Il suffit parfois de penser gourmand et le tour est joué

En mangeant il fallait que je dine sur place, condition essentielle de l’expérience 😊 j’ai calculé combien il me restait d’argent et oh joie ! Il me restait assez pour m’acheter un roman et un livre de Lifesavers. Je me suis donc dirigée comme nous le faisions jadis à Place Laurier pour terminer mon aventure.

Je suis revenue chez moi en fin de journée avec tout ce dont j’avais besoin et 1.22$ de monnaie. Reste maintenant à tout emballer comme nous le faisions à l’époque dès notre retour de la ville. Car le lendemain, il était impératif de se mettre à l’écriture des cartes de Noël pour les clients, la famille et les amis.

Revenir dans ses traditions, ça fait tellement de bien!

Celli

P.S. Une photo de mes achats sera publiée le 27 décembre prochain, histoire de ne pas gâcher la surprise  😊